Hall of Fame


Beetson, Arthur (1945-) Aus

Clubs: Balmain, Easts, Parramatta, Redcliffe, Hull KR
NSW: 18 matchs (1966-77) / QLD: 3 matchs (1980-81) Australie: 14 Tests

Gabarit imposant ( 1,90m, 110 kilos), il avait débuté dans l'emploi de ... trois-quarts centre sous les couleurs de son club du Queensland, Roma. C'est au Redcliffe de Brisbane qu'il se spécialisa comme avant. D'emblée, il devint un pilier ou un seconde ligne d'une exceptionnelle envergure auquel il n'était reproché qu'une lacune : un tempérament trop bouillant. De suspension en suspension, de brutalité en brutalité, " Big Artie ", eut alors une carrière en dent de scie, normalisée par ses prouesses de la coupe du monde 1968. Fut-elle pour lui un révélateur ? On peut le penser. Toujours est-il qu'après ce tournoi, Beetson se disciplina et se révéla chef de pack et meneur de jeu hors série. Technicien impeccable, parfait exécutant il fut le " skipper" de Balmain, Eastern Suburbs, Parramatta, puis Redcliffe. Il avait 37 ans quant il cessa de jouer. Il fut coach de Redcliffe, du Queensland et des Kangourous en 1983.

Benausse, Gilbert Fr

48 sélections en équipe de France (record) entre 1951 et 1964.
Légitimement, l'Australie s'enorgueillit de Reg Gasnier et de Bob Fulton. "Gus" Risman et Roger Millward sont la fierté de la Grande-Bretagne. A ces ""supers", la France peut sans crainte opposer Gilbert Benausse.

Un Prince si ce n'est "le" Prince de l'attaque : "Gijou" le magnifique. Le parangon des demis d'ouverture, admirable centre et arrière de surcroît. Revélé par l'A.S Carcassonne, il fut également l'animateur offensif du F.C Lézignan et le principal artisan de sa gloire.
Véritable "essui-glace" en défense, botteur et buteur, il fut à la fois un formidable joueur d'instinct et un technicien inspiré. "Gijou", c'était l'instantanéité de la passe, un coup d'oeil panoramique, la prescience du geste utile, l'anticipation fulgurante au ras des avants, un distributeur-finisseur comme il en est peu passé dans le rugby. De sa courte foulée rageuse, cet immense allumeur d'attaques, multipliait les manoeuvres les plus subtiles, ponctuait chacune de ses interventions d'un trait de génie, additionnait avec une précision mathématique les cadrages-débordements, déclenchait les accélérations propres aux grands raids solitaires ou assurait toute son efficacité au jeu de ligne. Bref, un "soliste-collectif" qui savait tout entreprendre et réussir parce qu'à ses extraordinaires dons naturels, il ajoutait un courage à toute épreuve et un sens du sacrifice hors du commun. Dans la gerbe de ses prouesses, on citera le drop -coup d'envoi de Villeneuve, reprise de volée, dorp dans la foulée des 45 mètres en coin - qu'il ajusta lors de la finale 1959, son test du sydney Cricket Ground (1960) face à un Gasnier médusé, ses matchs contre les kiwis et quelques finales à se rouler au sol d'admiration.

Brousse, Elie fr

De 1946 à 1953, 31 sélections en équipe de France

Si jamais vous doutiez qu'il a été le meilleur "deuxième ligne" du monde français (et sans doute du monde) de tous les temps, ce remarquable avant de 1,87 m et 98 kilos qui détalait comme un lapin, est une référence encore du côté de l'Angleterre, de la Nouvelle-Zélande et de l'Australie. On vous y dira que ce catalan de Bages au style d'une sobriété et d'une efficacité remarquables a laissé le souvenir d'un athlète et d'un joueur d'une parfaite loyauté et d'un brio exceptionnel. Brousse, c'était l'art du "second rideau" défensif et offensif porté au paroxysme de l'efficacité. Sa finale de 1951, contre le XIII Catalan, au stade Chapou, est dans toutes les mémoires de ceux qui vécurent ce chef d'oeuvre de match.
Après le repos, Lyon mené 10-2, Brousse amena trois des cinq essais de son camp et, à lui seul, transforma une défaite en victoire. Quelques jours plus tard, il était le héros du troisième test contre l'Australie. Pour la presse australienne, il devint, et resta, après sa fabuleuse production du SCG, le"Tigre de Sydney".
Elie Brousse fit les beaux jours de Roanne, Marseille et Lyon avec lesquels, il gagna moult coupes et championnats et porta également le maillot du Celtic de Paris. Pour lui le rugby fut la chose la moins compliquée qui soit: toujours en chasse derrière ses trois-quarts, il les épaulait sans relâche, tant en attaque qu'en défense.

Churchill, Clive (1927-1985) Aus

Clubs: Central Charlestown, South Sydney, Brisbane Norths, Moree (1946-61)
NSW: 37 matchs (1948-57)
Australie: 34 Tests, 3 coupe du monde

Un des "immortels" du rugby australien et son arrière le plus fameux. Haut de 1,70 mètres, ne pesant que 70 kilos, il fut surnommé "The Little Master" en raison de sa magnifique vision du jeu, de son art des intercalations offensives, de son placement exemplaire. La tournée de 1948/1949 installa sa réputation. Splendide attaquant, il fut également un défenseur intraitable. South Sydney s'épanouit sous sa direction. Capitaine des Kangourous, il entraîna le Queensland, l'Australie et South Sydney. La "Clive Churchill Medal" récompense le meilleur joueur de la Finale de la NRL.

Crespo, Joseph fr

26 sélections. (1948-54) Catalan, c'est à Roanne et à Lyon qu'il s'illustra. Il n'y a pas eu meilleur demi de mêlée que lui au Rugby à XIII. Le joueur complet, plaquant impitoyablement, sur la détente, attaquant avec une lucidité rare. Parfait distributeur de jeu, plaque tournante du "collectif", il savait tout faire, tout construire, tout terminer, une fois l'action ébauchée. "Monsieur Jo", demi de mêlée de vocation a été international à l'ouverture, au centre, à l'aile et en ... troisème ligne, malgré un gabarit modeste (1,75 m; 73 kilos). Tous les entraîneurs de France et de Navarre ont, des années durant, prévenu leurs joueurs : "Attentiopn à la passe croisée Duffort-Crespo !". En pûre perte : immanquablement, au moment où bien sûr, on ne l'attendait pas, "ils en faisaient péter une". Qui faisait mouche évidemment ...

Fulton, Robert (1947-) Aus

Clubs: W'gong Wests, Manly, Easts, Warrington (1965-79)
NSW: 16 matchs (1967-78)
Australie: 20 Tests, 15 matchs de coupe du monde

Un des "immortels" australien. Né en Angleterre, c'est à Wollongong, port pétrolier de la Nouvelle Galles du Sud, où s'était installé sa famille, qu'il entama une carrière prestigieuse. A 17 ans, il signait à Manly Warringah dont il allait devenir le meneur de jeu et le leader offensif. Dès 1967, Ernie Christensen le considérait comme le premier ouvreur d'Australie. Pourtant, il ne fut pas de la tournée européenne des Kangourous et n'entama sa carrière internationale que l'année suivante, à l'occasion de la coupe du monde de 1968. Il s'y montra éblouissant. Tellement, même, qu'il surclassa les adversaires qui s'opposèrent à lui et qui n'étaient pourtant pas les premiers venus puisqu'il s'agissait du français Capdouze et de l'anglais Millward. Solide sur jambes, difficile à plaquer, remarquable technicien, Bob " Bozzo" Fulton a joué onze saisons pour l'Australie, fait deux tournées en Europe (1973 et 1978), une en Nouvelle Zélande (1971), joué trois coupes du monde (1968, 1970 et 1972), un championnat du monde (1978) et, en-dehors des épreuves officielles précitées, disputé 19 tests supplémentaires. Sa formidable partie de la finale de 1973 valut un titre à Manly qui lui en dut un autre en 1976. Bob Fulton porta en outre le maillot d' Eastern Suburbs. Plus tard, il fut entraîneur de Manly et des Kangourous qu'il mena au titre en 1995.

Jean Galia (1905-1949) Fr

Né le 20 mars 1905 à Ille sur têt, joueur de Quillan puis Villeneuve sur lot à XV, "meilleur avant d'Europe à XV", il est radié du XV pour "fait de professionnalisme". Il est le père fondateur du XIII en France et forma en 1934 les "Galia Boys" (ou "les pionners"), équipe formée par d'ancien quinzistes qui parta en tournée en Angleterre. Il n'a porté qu'à quatre reprises le maillot du XIII de France (entre 1934 et 36). Mais à côté de cela, que de titres de gloires et de reconnaissance des treizistes. Intelligent, lucide, Jean Galia ne fut pas qu'un joueur de haut format. Le dirigeant, l'entraîneur, l'éducateur se hissèrent sans peine au même niveau. Personnalité exceptionnelle, il a marqué de son empreinte et le jeu et sa destinée.

Gasnier, Reginald (1939-) Aus

Clubs: St. George (1959-67)
NSW: 21 matchs (1959-67)
Australie: 36 Tests, 3 matchs de coupe du monde (1959-67)

Autre membre du carré des "immortels". Le plus grand, le plus élégant, le meilleur des attaquants australiens de l'après guerre. 36 tests et une coupe du monde en 1960. Trois tournées (1960, 1963, 1967). Cet athlète doué aurait pu briller dans de nombreux sports. Champion junior avec son collège en rugby à XV, il excellait en saut en longueur et en hauteur. Sprinter de talent, il était très bon en cricket, ce qui lui valut une sélection pour le NSW Sheffield Shield Side. Alors même qu'il avait le choix entre de nombreuses disciplines, il choisit le XIII et le plus prestigieux des clubs de Sydney, Saint George au sein duquel il allait être le compagon de Provan, Raper, Langlands. A l'inverse de ses grands concurrents et, plus tard, de Fulton, Reg Gasnier, le "petit prince" du Sydney Cricket Ground et du Kogarah Oval s'appuyait sur un style tout de finesse et d'habileté. Ses accélérations étaient foudroyantes, sa vision du champ parfaite. Ses prouesses ne se sont pas comptées. Parmi les plus connues, on citera l'essai de 60 mètres qu'il signa contre les "Lions" à Swinton en 1960, les deux autres qu'il s'adjugea en 1963 à Wembley ou celui qu'il apporta à son équipe à Paris cette même année, contre le XIII de France. Reg Gasnier a été élu le plus jeune capitaine australien de l'histoire en 1962 alors qu'il avait 23 ans et 28 jours. Pour le jeu treiziste, ce gentleman des pelouses qui se retira en 1967 en pleine gloire restera comme un des attaquants les plus remarquables de tous les temps, l'égal de notre Benausse et du gallois Risman par exemple.

Langlands, Graeme (1941 - ) Aus

Clubs: Wollongong, St. George (1962-76)
NSW: 36 matchs (1962-75)
Australie: 34 Tests, 11 matchs de coupe du monde (1963-75)

"Changa" Langlands passé de Wollongong à Saint George, c'était tout le contraire de son copain Gasnier, auquel il fut associé chez les "Dragons" et en équipe nationale. Moins d'allure et de style mais un talent exceptionnel. Rude, sans pitié, le marchand de cravates type avec en supplément un crocheteur impénitent aux changements de régime époustouflants? Pour l'Australie, un de ses joueurs les plus efficaces. Centre d'abord puis arrière. Langlands a été de la ligne d'arrière de 1963, celle qui faisait tilt à chaque démarrage.

Lewis, Wally (1959-) Aus

Clubs: Brisbane Valleys, Wynnum-Manly, Brisbane Broncos, Gold Coast, Wakefield Trinity (1978-92)
QLD: 42 matchs (1979-91) inclus 31 Origin matchs Australie: 33 Tests, 1 World Cup Game, 19 Tour Matchs (1981-91)

Capitanat: Broncos 1988-1989; Queensland 1981-1991; Australie 1984-1989

Wally Lewis est considéré comme le meilleur joueur des années 80. Ce demi-d'ouverture d'exception (1,86m 94kilos) avait une excellente vision de jeu et était très astucieux, à lui tout seul il pouvait faire basculer un match. Dans les années 80, il remporta de nombreuses victoires dans les State Of Origin avec le Queensland. Le succès phénoménal des State Of Origin et des Brisbane Broncos peuvent être directement attribués à la seule présence de Wally Lewis (surnommé the King)qui révolutionna et fit entrer le rugby à 13 dans son ére moderne. Peut-être le joueur le plus charismatique et le plus talentueux de l'histoire du rugby à 13. Il a une statue à son effigie au Lang Park de Brisbane !

Meninga, Mal (1960-) Aus

Club: Canberra (1986 - 1994)
Queensland: 38 matchs
Australie: 45 test

Mal Meninga est considéré comme l'un des meilleurs sportifs australiens de tous les temps en particulier pour les fans de rugby league d'Australie et du monde entier. Né à Bundaberg (QLD), il apprit le rugby à XIII avec son père et plus tard il deviendra le joueur australien le plus capé en sélection nationale (45 sélections ) et pour le Queensland (38 sélections). Meninga a reçu plusieurs récompenses comme le Order of Australia en 1994 et The Australian Achiever of the year en 1995. Il a fait 4 tournées tournées successives avec les kangourous en Europe et en porta 2 fois le capitanat. Autre performance, il a joué prés de 400 matchs dans le championnat australien et gagna trois fois celui-ci en 1989, 1990 et 1994. Il a gagné bon de nombres d'awards, centre de l'année en 1991, capitaine de l'année en 1991 et Adidas Golden Boot Award pour le meilleur joueur du monde en 1990. Il arrêta sa carrière en 1994 en jouant contre la France. Plus tard, il fut entraîneur des Canberra Raiders.

Puig-Aubert (1925-1994) Fr

5 fois champion de France avec Carcassonne (46, 50, 52 ,53) et le XIII Catalan (57)
4 fois vainqueur de la Coupe de France avec Carcassonne (46, 47, 51, 52)
46 sélections en équipe de France (1946-56)
Champion du Monde 1951
« Meilleur sportif français de l'année » en 1951 par le journal l' Équipe.
L'artiste, le génie du jeu. Véritable héros populaire des années 50 comme Zidane l'est aujourd'hui en France. Sur lui, on pensait avoir tout dit, tout écrit. Or, chaque jour qui passe, chaque souvenir qui affleure, apporte une nouvelle révélation sur ce talent hors des idées reçues et du commun "Pipette" ce fut, pour le folklore, le pastis et la cigarette, pour l'amateur de rugby, quelque chose d'insolite, d'inédit, d'exceptionnel : des drops réussis à la pelle, du droit comme du gauche, de près ou de loin, au choix, et dans les positions les plus invraisemblables. Ce fut de larges crochets, des démarrages instantanés, des raids solitaires, des décalages d'une subtilité extrême ou de magistrales courses vagabondes.
Qui n'a pas vu cet arrière à l'oeuvre ne peut pas comprendre son art unique, sa finesse, son admirable maniement de la balle. A un mètre de la touche, il en trouvait une cinquante-soixante mètres plus loin. Prêt à tenter un drop du gauche, gêné, il crochetait pour le botter du droit. Simulant un recul, il se retournait brusquement pour transformer, dans élan, imparablement. Un adversaire dégageait, le pauvre, qu'il était aussitôt aux cent coups, expédié vingt pas en arrière par un renvoi qui excédait le sien en longueur, de dix bons mètres.
D'abord, il fut mince comme une liane. On lui consentit tous les dons, pour d'inappréciables, numéros de solistes. Puis, immodérément, immodestement, il grossit. On s'aperçut alors que s'il avait des moyens à revendre, plus riche encore il était de science du jeu-conférer les deux essais de Contrastin en coupe du monde 1954 - du placement et de la technique - Puig-Aubert, ce fut l'archétype, la perfection formelle du jeu a l'arrière, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, l'Angleterre à genoux, soufflées d'admiration, 232 points au cours de la tournée de 1951, des résultats de match inversés moult et moult fois, par un joueur qui butait et attaquait magistralement pour un continuel ravissement et émerveillement du spectateur. Une prouesse ? Des milliers, parmi lesquelles celle du 3 juillet 1951 contre la sélection de Brisbane, au Brisbane Cricket Ground : dernière seconde du match, Brisbane mène 16 à 15. Renvoi sous les poteaux. Nick Pose dégage. Aux 50 mètres, tout à fait en coin, Puig-Aubert reprend et dans la foulée tire : la cloche sonne. 17 - 16, c'est gagné pour la France. Stupéfaits, l'entraîneur de Brisbane mesure la longueur de la trajectoire : 65 mètres. " Il a donné, écrit Ernie Christensen le soir même, une nouvelle idée de l'arrière, une nouvelle dimension au jeu".

Livre sur Puig-Aubert "Immortel Pipette" de Bernard Pratviel à acheter absolument

Raper, Johnny (1939-) Aus

Clubs: Newtown, St. George, Newcastle Wests, Kurri Kurri (1957-73)
NSW: 31 matchs(1959-70)
Australie: 33 Tests, 6 Matchs de coupe du monde, 35 Tour Matchs (1959-68)

Le premier des "immortels" du rugby australien. Il avait à peine 17 ans et défendait les couleurs de Newton quand il affronta les Colts de Grande-Bretagne. En 1959, il signait à Saint George, qui fut le point de départ de sa magnifique carrière. 32 tests dont 13 en France. S'il n'avait rien de "monstrueux" (1,78 m, 88 kilos) ce troisième ligne débordant d'activité et d'une rare clairvoyance fut le plus complet et le meilleur de la décennie 1959-1968. Défenseur intraitable, roi du "second rideau", il fut deux fois "joueur de l'année" (1961 et 1965) à Sydney, disputa 2 coupes du monde (1960 et 1968), commanda l'Australie quand elle remporta la dernière et contribua mieux qu'aucun autre à la réussite de Saint George où il fut le partenaire de Gasnier, Langlands et Billy Smith.

Risman, Augustus-John G-B

Le plus connu, le plus célèbre, le plus complet des attaquants gallois (ouvreur ou centre). A 18 ans, il répond favorablement aux offres de Salford (1929). Il cessera de jouer 26 ans plus tard (1955) lorsqu'il aura porté soit 1679 buts et 232 essais soit 4 054 points. Trois tournées (1932, 1936, 1946). Il commanda, durant la dernière, "'équipe des "Indomptables". 15 fois capitaine en test, il reste pour l'histoire du jeu.

Rousié, Max fr

15 sélections (1935-38). Tous les treizistes qui ont eu la chance de la voir jouer sont formels et le disent avec une touchante unanimité : il fut le joueur le plus spectaculaire en même temps que le plus entrepenant et le plus doué qui soit passé dans notre jeu.
Magnifique atlhéte - 1,77 m pour 80 kilos - au style superbement équilibré, buteur, passeur, soliste dont chaque récital était un enchantement et atteignait une dimension souvent inconnue jusque là, "Maxou" excella à tous les postes de création. Toutefois, s'il fut un arrière, un centre, un ouvreur ou même un troisième ligne sortant par définition de l'ordinaire, c'est comme demi de mêlée, qu'il s'exprima avec le plus de talent, d'intensité et de brio. Antonin Barbazanged, qui fut don adversaire et partenaire, nous expliquait naguère, l'étendue de son registre et comment , sans avoir jamais taté de la discipline et ignorant à qui avait affaire, il "tomba", un jour de stage à Antibes, sur sa seule souplesse et vivacité, le champion de France de lutte. Baptiste Carbo, qui fut son ailier, nous racontait, à la même époque, ce qu'il y avait d'excitant à côtoyer cette espèce de génie à qui rien n'échappait quand il s'agissait d'exploiter une faille dans le dispositif opposé ou de conduire une action affolante, au sens propre du terme, pour l'adversaire martyrisé. "Je me souviens, nous confia t-il, d'un match un particulier. Max s'échappe. A cinq mètres de la ligne, il plonge puis s'aperçoit du retour en bolide d'un plaqueur prêt à annihiler l'essai. Alors, dans un coup de reins fabuleux, en plein vol, il infléchit sa trajectoire, la dévie et marque."
Les anecdotes les plus variées, les plus diverses, fourmillent sur les prouesses de ce Marmandais qui porta successivement les maillots de Villeneuve et Roanne. Dans la mémoire du jeu, Max Rousié représente à coup sûr un moment rare et exceptionnel. Le deuxième conflit mondial stoppa net la carrière internationale de ce formidable joueur d'instinct qui apporta au rugby de son époque quelque chose de totalement nouveau au plan de l'émotion comme la technique et la stratégie.

Sullivan, Clive G-B

Un ailier de couleur qui passa de Hull FC au Hull KR, joua 17 tests pour la Grande-Bretagne et dix matchs pour le Pays de Galles (1966-1979). Elégant et rapide, il signa deux essias d'anthologie, le premier qui fit basculer le match contre la France à la denrière minute - service de Fox, débordement et crochet sur Pierre Lacaze - le 22 janvier 1967 à Carcassonne (16-13), le second en finale de la Coupe du Monde - interception de 80 mètres - le 11 novembre 1972, contre l'Australie, à Lyon.

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