<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-5926953055836323582</id><updated>2011-11-28T02:27:52.586+01:00</updated><category term='treize'/><category term='histoire du 13'/><category term='nz rugby league'/><category term='rugby league'/><category term='psg rugby league'/><category term='NRL'/><category term='jean dauger'/><category term='france rugby league'/><category term='rupert murdoch rugby'/><category term='paul barrière rugby à XIII'/><category term='carcassonne rugby'/><category term='NSWRL'/><category term='histoire du rugby à XIII'/><category term='ASC'/><category term='Australie Rugby League'/><category term='XV'/><category term='HOF rugby'/><category term='psg rugby'/><category term='Rugby League histoire'/><category term='rugby interdit'/><category term='equipe de france de rugby à XIII'/><category term='pétain et le sport'/><category term='1951 marseille'/><category term='rugby à XIII'/><category term='psg XIII'/><category term='rugby à XV'/><category term='rugby et vichy'/><category term='max roussié'/><category term='jacques fouroux'/><category term='kiwi rugby'/><category term='XIII NZ'/><category term='treiziste'/><category term='Suncorp Stadium'/><category term='all golds'/><category term='sociologie du XIII'/><category term='hall of fame rugby league'/><category term='Odsal Stadium'/><category term='histoire du XIII'/><category term='Jean Galia'/><category term='Australie Rugby XIII'/><category term='ARL'/><category term='XIII de france 1951'/><category term='rugby union australie'/><category term='Carlaw Park'/><category term='Sydney Cricket Ground'/><category term='australie'/><category term='roanne XIII'/><title type='text'>-</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://rugbyxiii.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5926953055836323582/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rugbyxiii.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Treiziste</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-hJc8FzO6WOY/TepsEEFdoFI/AAAAAAAAAHQ/B5v3afT2BuM/s220/favicon.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>19</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5926953055836323582.post-5058354423974398645</id><published>2009-03-31T19:21:00.003+02:00</published><updated>2011-06-05T12:12:02.465+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='rugby union australie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='rugby à XV'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='XV'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='australie'/><title type='text'>Le XV parent pauvre australien</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-5WcmB25HK38/TetWZJDUGAI/AAAAAAAAAIU/HpikJQBN5co/s1600/wallabies.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 190px; height: 180px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-5WcmB25HK38/TetWZJDUGAI/AAAAAAAAAIU/HpikJQBN5co/s320/wallabies.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5614676350373992450" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;A 18.000 kilomètres de notre Hexagone, l’Australie campe sur un vaste continent (quatorze fois la France), voué à la cause de trois sports pratiqués avec une balle ovale : le populaire football australien, le rugby à XIII et le « délaissé » rugby à XV. Reportage.&lt;br /&gt;.&lt;br /&gt;LES Australiens n’y vont pas par quatre chemins. Lorsqu’ils parlent ou écrivent sur les sports de balle ovale, ils emploient le mot « guerre ». Chaque saison, à la fin de février, à l’heure où l’été austral hiberne, le coup d’envoi de la guerre des trois est lancé. Simultanément, le populaire et viril football australien, baptisé « Aussie Rules », le brutal rugby à XIII, signé « Rugby League » (du nom de son championnat national) et le rugby à XV, communément appelé « Rugby Union », rythment l’automne. Simultanément, cette guerre sans mort s’étale sur tous les terrains des principales villes côtières du continent, régale des moyennes de 20.000 (pour le XV) à 80.000 (pour le football australien obligé d’évoluer dans l’aire de jeu ovale et géante des stades de cricket) spectateurs et spectatrices, envahissent la une des colonnes sportives de tous les quotidiens australiens et réduit le cricket à sa plus simple et unique expression, l’ennui.&lt;br /&gt;De cette guerre des trois ne sort qu’un virtuel vainqueur, l’ovale : « Ici, au bout de ce que vous, les Européens, appelez « le bout du monde », nous avons dû nous bagarrer pour exister », raconte l’aborigène Mark Ella sans rire. Et l’ex-wallaby de la fin de années quatre-vingt d’ajouter : « Comme les Sud-Africains, délaissés au bout du continent africain, comme les Néo-Zélandais oubliés au bout de la planète, nous, les Australiens, obligés de lutter contre les éléments pour bâtir notre nation, nous avons été obligés de combattre pour vivre, survivre, et nous faire respecter : nous, les gens de l’hémisphère Sud, nous faisons parler notre force physique. Et nous aimons, sans doute, la montrer ! Nous, les gens de l’hémisphère Sud, nous aimons l’aventure, donc l’imprévu. Et quoi de plus imprévisible que le « bloody » (« putain », en anglais rustique - NDLR) rebond d’une balle ovale. »&lt;br /&gt;En Australie, le football australien est roi. Sport rapide et physique à l’image des gens qui ont bâti ce continent, sport dérivé du football gaélique pratiqué en Irlande mais sport inventé par les Australiens enclins à se démarquer de l’emprise anglo-saxonne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce sport collectif dément où tout semble permis fait de l’ombre au rugby à XIII et au rugby à XV : « Et, en plus, note Mark Ella, ce football se fout pas mal de créer ou de participer à l’élaboration d’une compétion internationale ! »&lt;br /&gt;Dans certaines villes comme Perth, capitale de l’Etat de l’Australie occidentale, comme Adélaïde (capitale de l’Etat de l’Australie du Sud, aussi éloignée de Perth que Moscou l’est de Paris), ou comme Melbourne (capitale de l’Etat du Victoria), les chopes ne s’entrechoquent que pour le football australien et ses dix-huit protagonistes. Le dimanche, entre des retransmissions de compétitions aux divers enjeux internationaux ou nationaux, les télévisions australiennes diffusent successivement deux, voire trois rencontres en direct, soit trois fois cent minutes de jeu hachés de tranches de pub juteuses et d’incursions traditionnelles de civières ramasse-miettes humaines.&lt;br /&gt;Et le lundi, le quotidien de l’Etat consacre une page par rencontre. A la brève rubrique des résultats est relégué le rugby à XV. Parfois, même la très détaillée feuille de la rencontre dégringole dans la rubrique des oubliettes. Toutefois, au hasard d’une belle prestation du wallaby retraité David Campese, vedette bedonnante et grisonnante de l’équipe de la Nouvelle-Galles du Sud (capitale Sydney), engagé dans le désormais fameux « Super 12 », le quotidien local peut se fendre d’un petit article élogieux. Mais rien de mieux.&lt;br /&gt;En Australie, pays par excellence de costauds rustiques qui aiment à s’exprimer par biceps et quadriceps interposés, la Mecque du rugby à XV se trace sur un unique axe entre Canberra, capitale du pays, Sydney et Brisbane, toutes sur la côte est. Sur ce continent abritant seize millions d’âmes, dont 70% campent sur les villes côtières aux plages à surfers, les 125.000 quinzistes sont trois fois moins nombreux que les joueurs de football australien et deux fois moins nombreux que les treizistes. Toutefois, ces troisièmes enfants de la balle ovale plagient à volonté et avec brio leurs frères ennemis : « Nous essayons de tirer au mieux de cette situation de guerre des trois rugbys », poursuit Mark Ella, néo-chroniqueur dans une revue ès rugby à XV. Et l’ancien ouvreur légendaire en convient : « Nous essayons de devenir aussi rapides et aussi adroits que les mecs du football australien. Eux, ils ont presque un sens inné pour deviner où va rebondir l’ovale. Et puis, nous essayons d’être aussi bons sur les placages et les passages en force que les gars du XIII. Eux, ils ont un mental agressif qui peut parfois nous faire défaut à nous les quinzistes. Nous, un tantinet puristes, moins physiques dans notre manière d’aborder notre rugby, plus stratégiques, plus tactiques. Je pourrais presque dire… intellectuels ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;CLAUDE HESSEGE (article publié dans l'Humanité en 1997)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5926953055836323582-5058354423974398645?l=rugbyxiii.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rugbyxiii.blogspot.com/feeds/5058354423974398645/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://rugbyxiii.blogspot.com/2009/03/le-xv-parent-pauvre-australien.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5926953055836323582/posts/default/5058354423974398645'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5926953055836323582/posts/default/5058354423974398645'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rugbyxiii.blogspot.com/2009/03/le-xv-parent-pauvre-australien.html' title='Le XV parent pauvre australien'/><author><name>Treiziste</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-hJc8FzO6WOY/TepsEEFdoFI/AAAAAAAAAHQ/B5v3afT2BuM/s220/favicon.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-5WcmB25HK38/TetWZJDUGAI/AAAAAAAAAIU/HpikJQBN5co/s72-c/wallabies.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5926953055836323582.post-7824753279321225886</id><published>2009-03-31T17:52:00.004+02:00</published><updated>2011-06-05T12:18:43.569+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='rupert murdoch rugby'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ARL'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='NRL'/><title type='text'>Murdoch vs ARL (1996)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-PX4cpZyaMS0/TetX0ZtALpI/AAAAAAAAAIc/UIfFFkDg0as/s1600/rupert.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 310px; height: 234px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-PX4cpZyaMS0/TetX0ZtALpI/AAAAAAAAAIc/UIfFFkDg0as/s320/rupert.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5614677918211911314" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le tribunal fédéral d’Australie a bloqué hier le lancement de la Super League de rugby à XIII, créée par le magnat de la presse Rupert Murdoch. Le juge James Burchett a décidé que la nouvelle ligue pro ne pourrait pas faire jouer en compétition des joueurs auparavant sous contrat avec les clubs de la Ligue australienne de rugby à XIII (Australian Rugby League, ARL). De même, le juge Burchett a interdit à tout joueur ayant participé à l’ARL de s’entraîner avec les clubs de la Super League et a ordonné aux entraîneurs de cesser leurs activités au sein de ces clubs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le nouveau championnat créé par le groupe de presse australien de M. Murdoch, News Ltd., devait commencer vendredi 1er mars. L’arrêt du tribunal fédéral d’Australie constitue une victoire pour l’ARL, qui contrôle le rugby à XIII en Australie depuis 1908. La Super League, forte de quelque 75 millions de dollars apportés par Rupert Murdoch, et dont le slogan était « les meilleurs des meilleurs », devait voir s’affronter les huit plus grands clubs de l’ARL (Bulldogs de Sydney, Brisbane, Canberra, Cronulla, Penrith, Western Reds, Auckland et North Queens) ainsi que deux nouveaux clubs : Adelaide et les Hunter Mariners.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;News Ltd., le groupe de Rupert Murdoch, a fait appel de cette décision du tribunal et a demandé un sursis à exécution de celle-ci. Mais le juge Burchett a déclaré qu’il n’étudierait pas cette demande avant la semaine prochaine. Selon Lachlan Murdoch, Directeur général adjoint du groupe News Ltd. et fils de Rupert Murdoch, « si le sursis a exécution de la décision du tribunal est obtenu, la Super League commencera cette année ». Si, en revanche, la décision du juge Burchett était confirmée, les stars du rugby à XIII australien engagées par la Super League devrait réintégrer le Championnat de l’ARL. Mais certains d’entre eux, dont Daley, Langer ou Ettingshausen ont d’ores et déjà exclu tout retour vers l’ARL. D’autres, comme Stuart, ont même envisagé une reconversion vers le rugby à XV.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le coup d’envoi du Championnat australien de rugby à XIII prévu vendredi est donc menacé. Les huit clubs issus de la Fédération australienne de rugby à XIII (ARL) qui devaient participer à la Super League rechignent, eux aussi, à réintégrer le giron de l’ARL. Ainsi, les représentants des huit clubs concernés (Bulldogs de Sydney, Brisbane, Canberra, Cronulla, Penrith, Western Reds, Auckland et North Queens) n’ont pas participé à une réunion d’urgence des directeurs généraux et présidents de clubs de l’ARL à Sydney, hier. L’ARL a convoqué une nouvelle réunion pour aujourd’hui, mais l’incertitude régnait toujours quant à la présence des représentants des clubs rebelles. Le coup d’envoi du Championnat 1996 pourrait même être repoussé, a reconnu le président de l’ARL, Ken Arthurson.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Article publié dans l'Humanité&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;------------------------------------------------&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Super Ligue : le projet gelé pour 1996 &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;UN jury fédéral composé de trois membres a ordonné, hier à Sydney, à News Ltd, branche australienne du groupe de presse de Rupert Murdoch, qui tente actuellement de créer une Super Ligue de rugby à XIII parallèlement au championnat officiel, de geler son projet jusqu’à fin 1996, en attendant que le dossier soit examiné en appel. En revanche, le jury n’a pas estimé nécessaire d’exiger de News Ltd qu’elle oblige financièrement ses joueurs à rejoindre le championnat officiel, comme le juge James Burchett l’avait ordonné lundi lors d’un premier appel. Toutefois, l’interdiction faite aux joueurs ayant rejoint la Super Ligue d’évoluer en Angleterre n’a pas été levée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lundi, le juge Burchett, qui statuait sur l’appel interjeté par le groupe de M. Murdoch après un premier jugement, avait notamment interdit au projet de News Ltd de voir le jour avant fin 1999 ainsi qu’aux joueurs déjà recrutés de rejoindre un championnat similaire mis sur pied par la Fédération britannique. Immédiatement après l’annonce de cette décision du juge Burchett, le groupe de M. Murdoch avait demandé et obtenu l’examen en urgence d’une ordonnance lui permettant de surseoir à exécution. Mercredi, le juge Daryl Davies et les deux autres membres qui composaient le jury sont donc en partie revenus sur ces décisions, estimant que le statu quo devait prévaloir tant que l’affaire n’avait pas été définitivement tranchée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De son côté, le président de la Fédération australienne de rugby à XIII (ARL), Ken Arthurson, a confirmé que le coup d’envoi du championnat officiel aura bien lieu le 22 mars et a donné jusqu’à vendredi aux clubs récalcitrants pour rentrer dans le giron fédéral. Si les huit clubs qui devaient participer à la Super Ligue de M. Murdoch (Auckland, Brisbane, Canberra, Canterbury, Cronulla, Penrith, Perth et les Cowboys) persistaient dans leur volonté de rompre avec l’ARL, le championnat officiel pourrait donc débuter avec douze clubs seulement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Article publié dans l'Humanité&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5926953055836323582-7824753279321225886?l=rugbyxiii.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rugbyxiii.blogspot.com/feeds/7824753279321225886/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://rugbyxiii.blogspot.com/2009/03/murdoch-vs-arl-1996.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5926953055836323582/posts/default/7824753279321225886'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5926953055836323582/posts/default/7824753279321225886'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rugbyxiii.blogspot.com/2009/03/murdoch-vs-arl-1996.html' title='Murdoch vs ARL (1996)'/><author><name>Treiziste</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-hJc8FzO6WOY/TepsEEFdoFI/AAAAAAAAAHQ/B5v3afT2BuM/s220/favicon.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-PX4cpZyaMS0/TetX0ZtALpI/AAAAAAAAAIc/UIfFFkDg0as/s72-c/rupert.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5926953055836323582.post-3611206353377830301</id><published>2009-03-24T23:28:00.001+01:00</published><updated>2011-06-05T12:23:33.448+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='nz rugby league'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='XIII NZ'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='all golds'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='kiwi rugby'/><title type='text'>All Golds</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-YhyF0Ja-DgI/TetY9ezwYKI/AAAAAAAAAIk/jV29zo_IvQc/s1600/golds.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 262px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-YhyF0Ja-DgI/TetY9ezwYKI/AAAAAAAAAIk/jV29zo_IvQc/s320/golds.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5614679173712863394" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;En 1907, des néo zeolandais titulaires des all blacks ont décidé de faire une tournée dans le nord de l'Angleterre pour rencontrer ce rugby anglais qui défrayait la chronique : le rugby league (rugby à XIII). Dans leur équipe, ils ont pris l'international Australien de 15 le plus connu à l'époque : Dally Messenger. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sur, les fédérations de 15 ont tout fait pour empêcher cette tournée. Les joueurs ont autofinancé leur tour et ont négocié un pourcentage sur les recettes en Angleterre pour rentrer dans leurs frais. Choqués par ce rapport à l'argent incompatible avec l'amateurisme du jeu à 15, les journalistes traditionnels ont surnommé ces ALL BLACKS, les ALL GOLDS pour montrer leur attirance pour l'or (l'argent). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La tournée fut un énorme succès et à leur retour, les ALL GOLDS firent une tournée en Australie qui lança le rugby à XIII en AUSTRALIE sous la houlette de Dally Messenger, c'était en 1908, il y a 100 ans. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lancement du rugby à XIII en Nouvelle Zélande fut plus difficile, d'autant plus que le rugbyman à l'origine de cette tournée est hélas mort de maladie lors du retour. C'était un facteur du nom de Albert Baskerville.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5926953055836323582-3611206353377830301?l=rugbyxiii.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rugbyxiii.blogspot.com/feeds/3611206353377830301/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://rugbyxiii.blogspot.com/2009/03/all-golds.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5926953055836323582/posts/default/3611206353377830301'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5926953055836323582/posts/default/3611206353377830301'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rugbyxiii.blogspot.com/2009/03/all-golds.html' title='All Golds'/><author><name>Treiziste</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-hJc8FzO6WOY/TepsEEFdoFI/AAAAAAAAAHQ/B5v3afT2BuM/s220/favicon.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-YhyF0Ja-DgI/TetY9ezwYKI/AAAAAAAAAIk/jV29zo_IvQc/s72-c/golds.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5926953055836323582.post-4945976066912374012</id><published>2009-03-24T23:19:00.001+01:00</published><updated>2011-06-05T12:25:31.907+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ASC'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='paul barrière rugby à XIII'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='carcassonne rugby'/><title type='text'>Paul Barrière</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-cGoGHx1-I90/TetZfBn3aGI/AAAAAAAAAIs/i0myhKo_aIc/s1600/paul.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 299px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-cGoGHx1-I90/TetZfBn3aGI/AAAAAAAAAIs/i0myhKo_aIc/s320/paul.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5614679749993916514" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Il  est un ancien président de la Fédération française de rugby à XIII de 1947 à 1955.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nourri dans sa jeunesse par les heures de gloire de l'US Quillan, Paul Barrière joue dès 1936 au rugby à XV dans l'équipe d'Espéraza puis de Carcassonne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec la guerre, son engagement est spontané. C'est pendant ses classes à Toulouse qu'il découvre le rugby à XIII. Ses actions dans la résistance sont alors très importantes. Responsable du Bureau Central de Renseignement et d'Action à Alger, chef des opérations de réception des parachutages alliés, il participe aux actions du maquis de Picaussel dans l'Aude. C'est à l'intérieur de ce réseau et de ce milieu qu'il noue de solides et indestructibles amitiés qui se révèlent indispensables pour la réhabilitation de rugby à XIII, interdit par le gouvernement de Vichy.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La « cure de silence » lui donne mal au cœur. C'est Marcel Laborde, qui l'amène avec lui à la réunion de reprise du rugby à XIII, le 16 septembre 1944 à l'Hôtel Régina à Toulouse. L'après-midi, il est coopté Vice-Président de la Fédération. Il est élu président de la fédération française de jeu à XIII, le 2 juillet 1947 au congrès de Bayonne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fondateur de l'International Board, père de la Coupe du monde de rugby à XIII, dont il refuse qu'elle porte son nom, initiateur de la première tournée d'une équipe de France aux Antipodes, ce jeune président gagne aussitôt le respect de tous. Avant le départ de la deuxième tournée de 1955 en Australie, Paul Barrière, désirant se consacrer à son métier d'organisateur de spectacles, demande au Comité Directeur d'être déchargé de ses fonctions de Président.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De 1990 à 2004, il dirige le festival de la Cité de Carcassonne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il décède le 29 mai 2008 à Biarritz, à l'âge de 88 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a été le premier Président de la FF de Jeu à XIII de 1947 à 1955.En 1947 après des années de guerre, le Général De Gaulle décida de remettre le sport Français dans le sens de la marche. Comme il avait amnistié tous les sportifs ce furent ceux qui nous avaient bannis en 1942 qui furent chargés des opérations.&lt;br /&gt;Tous les sports furent convoqués à Paris, sauf bien sûr le XIII ,que l'on avait "oublié" de rajouter sur la nouvelle liste. M.Barriere qui était notre Président avant la guerre, était aussi Vice Président de la FF Cylisme fut averti par celle ci , et au volant de sa "Traction Citroën" se rendit à Paris pour défendre notre cause. Trois jours plus tard il se rendit au ministère, pour s'entendre dire "désolé mais vous arrivez trop tard". Comme M. Barrière n'était pas homme à se laisser faire il fit le forcing et obtint ,à condition qu'il trouve trois FD qui acceptent de le parrainer, la promesse d'un réexamen de la situation.&lt;br /&gt;Le Cyclisme, le Tir à l'arc et le Jeu de Pomme nous apportèrent leur soutien et nous fumes réintégrés. Comme on avait déjà donné le terme de Rugby au XV, on nous proposa la fameuse appellation de "Jeu à XIII", que l'on dut accepter car c'était à prendre ou à laisser.&lt;br /&gt;Le principal étant de pouvoir exister, ce n'est que quand M.Barrière demanda la restitution de nos acquis (argent, immeubles et stades) qu'il comprit que le piège venait de se refermer car on lui répondit que l'on ne pouvait pas rendre au Jeu à XIII, ce qui appartenait au Rugby à XIII.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5926953055836323582-4945976066912374012?l=rugbyxiii.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rugbyxiii.blogspot.com/feeds/4945976066912374012/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://rugbyxiii.blogspot.com/2009/03/paul-barriere.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5926953055836323582/posts/default/4945976066912374012'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5926953055836323582/posts/default/4945976066912374012'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rugbyxiii.blogspot.com/2009/03/paul-barriere.html' title='Paul Barrière'/><author><name>Treiziste</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-hJc8FzO6WOY/TepsEEFdoFI/AAAAAAAAAHQ/B5v3afT2BuM/s220/favicon.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-cGoGHx1-I90/TetZfBn3aGI/AAAAAAAAAIs/i0myhKo_aIc/s72-c/paul.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5926953055836323582.post-8699912039623328239</id><published>2009-03-24T23:12:00.002+01:00</published><updated>2011-06-05T12:28:13.781+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='jean dauger'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='max roussié'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='roanne XIII'/><title type='text'>Max Rousié</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-NUTjatEmSq4/TetaDvcPrmI/AAAAAAAAAI0/-dCFnq6efso/s1600/max.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 210px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-NUTjatEmSq4/TetaDvcPrmI/AAAAAAAAAI0/-dCFnq6efso/s320/max.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5614680380768497250" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Max Rousié (dit Maxou) est un joueur français de rugby à XV et de rugby à XIII, né le 18 juillet 1912 à Marmande (Lot-et-Garonne), mort en 1959 à Saint-Justin (Landes) dans un accident de voiture.&lt;br /&gt;De taille 1 m 75 pour 83 kg, demi de mêlée à XV (il pouvait aussi jouer avec un égal bonheur à l'ouverture, dans les lignes arrières ou même en 2e ou 3e ligne) au Club Athlétique Villeneuvois (CAV XV) puis à XIII tant au Sport Athlétique Villeneuvois (SAV.13) jusqu'en 1936 qu'au RC Roanne XIII. Joueur rapide et puissant, il possédait aussi un excellent coup de pied.&lt;br /&gt;En juin 1934 (soit 3 mois après la tournée des Galia's boys en Angleterre), le CAV XV bascule du rugby à XV au rugby à XIII (SAV.13) et en septembre 1934, il est le capitaine de la 1re tournée d'un club français de rugby à XIII outre-Manche: le SAV.13.&lt;br /&gt;Il est honoré par:&lt;br /&gt;. Le Bouclier Max Rousié (orné d'un large médaillon gravé à son effigie) attribué au vainqueur du championnat de France de rugby à XIII.&lt;br /&gt;. à Paris, un stade et un gymnase portant son nom.&lt;br /&gt;. à Villeneuve-sur-Lot, l'avenue conduisant au stade R. De La Myre Morie qui porte son nom.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un jour, Jean Dauger confia que Max Rousié était le meilleur. Il faut prendre l’hommage d’où il vient, absolument exceptionnel. Le petit Lot-et-Garonnais savait à peu près tout faire sur un terrain : attaquer, défendre, plaquer, buter, autant XV qu’à XIII. Vigoureux, robuste, tonique, gagneur, « Maxou » avait tout pour réussir. Le drame est qu’il rata sa vie avant de gagner sa lutte contre l’alcoolisme. Peu après, il se tua dans un accident de la route.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5926953055836323582-8699912039623328239?l=rugbyxiii.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rugbyxiii.blogspot.com/feeds/8699912039623328239/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://rugbyxiii.blogspot.com/2009/03/max-rousie.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5926953055836323582/posts/default/8699912039623328239'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5926953055836323582/posts/default/8699912039623328239'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rugbyxiii.blogspot.com/2009/03/max-rousie.html' title='Max Rousié'/><author><name>Treiziste</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-hJc8FzO6WOY/TepsEEFdoFI/AAAAAAAAAHQ/B5v3afT2BuM/s220/favicon.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-NUTjatEmSq4/TetaDvcPrmI/AAAAAAAAAI0/-dCFnq6efso/s72-c/max.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5926953055836323582.post-4447983951268956487</id><published>2009-03-24T23:03:00.002+01:00</published><updated>2011-06-05T12:38:04.183+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='rugby à XIII'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Jean Galia'/><title type='text'>Jean Galia</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-h_BV3htXe10/TetcZ7yP0jI/AAAAAAAAAI8/VE-Rid1lgk0/s1600/galia.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 231px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-h_BV3htXe10/TetcZ7yP0jI/AAAAAAAAAI8/VE-Rid1lgk0/s320/galia.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5614682961062384178" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Jean Galia (dit Monsieur Jean) est le promoteur du rugby à XIII en France, né le 20 mars 1905 à Ille-sur-Tet, décédé en 1949 à Toulouse.&lt;br /&gt;1 m 80 pour 85 kg, il était un joueur seconde ligne du rugby à XV, puis devint par la force des choses un joueur et dirigeant du rugby à XIII.&lt;br /&gt;Avant de talent, ayant débuté à l'US Quillan avant de partir à l'USAP, ce Catalan migra à Villeneuve sur lot dont il devint le capitaine de l'équipe de rugby à XV, le Club Athlétique Villeneuvois (CAV XV) en 1930. Il fut radié en janvier 1933 par les notables de la FFR, bien plus pour les mauvais rapports qu'il entretenait avec eux que pour son non-respect contesté des règles de l'amateurisme (auxquelles à l'époque peu de dirigeants français ne rendaient en fait totalement grâce). Il était accusé d'avoir acheté le transfert d'un joueur de l'USAP (effectuant son service militaire à Agen) en faveur du CAV XV. Pour cette affaire, le CAV XV fut suspendu de championnat de novembre 1932 à mai 1933 (le jeune Max Rousié était alors déjà membre du CAV XV).&lt;br /&gt;Contacté à l'hiver 1933 par les Britanniques de la RFL (qui le considéraient comme le meilleur avant d'Europe du rugby à XV), Galia "monta" rapidement la première équipe treiziste française avec laquelle, en mars 1934, il fit une mémorable tournée en Angleterre (il était à la fois le capitaine et le manager de cette équipe). Cette équipe appelée les Galia's boys a été formée de 17 joueurs en délicatesse ou débauchés du monde quinziste. J. Galia est l'une des 5 à 6 personnes à l'origine de la naissance du rugby à XIII gallican qui, en 6 ans (juillet 1934 à octobre 1940), avait rallié ou crée de 155 à 160 clubs. Le "néo-rugby" pouvait espérer dans les années suivantes (de part l'engouement qu'il succitait: jeu rapide, débridé et matchs internationaux) supplanter le rugby à XV en France (quoique ayant perdu 105 clubs, la FFR en avait cependant toujours 558 d'affiliés en 1939) car les Homes Unions britanniques avaient rompu toute relation avec la FFR au motif de son prétendu amateurisme quand, fin octobre 1940, il fut interdit dans les premiers mois du Régime de Vichy et de sa Révolution nationale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean Galia, un homme dans son siècle &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au-delà du sportif complet qu'il était, jean Galia était aussi un leader, un homme d'affaires rigou­reux qui a très tôt compris tout le bien qu'il pou­vait tirer de ses qualités. Il est celui par qui le rugby à XIII est arrivé en France. Sans lui, ou encore Victor Breyer, sans les erreurs de la Fédération Française de Rugby à XV, la France serait sans doute comme l'Espagne, une terre inconnue pour le rugby à XIII.&lt;br /&gt;Les treizistes seront toujours redevables auprès de Jean Galia, d'avoir donné racine à ce rugby à XIII qui, par sa spontanéité, sa clarté, sa dimension physique, sa générosité, ses règles simples, ouvre la porte au jeu. Cela même si l'on s'est trop souvent nourri d'utopie, pour masquer la faiblesse du rugby à XIII hexagonal.&lt;br /&gt;Jean Galia est né le 20 mars 1905 à Ille-sur-Tet, dans la maison familiale située avenue Pasteur, à la croisée des routes de Thuir et de Perpignan, où ses parents tiennent un magasin d'expédition de fruits et légumes. Tout un symbole pour celui qui va se retrouver près de 3o ans plus tard à la croisée des chemins d'ovalie.&lt;br /&gt;Fernand Périé, romancier illois, garde en mémoire les moments partagés avec Jean Galia, notamment chez Hyacinthe Aubert, ailier talentueux et fantaisiste de l'US illois : "Hyacinthe avait aménagé une véritable salle de sport dans sa grange et dans son jardin. Nous avions accès à toutes les disciplines athlétiques : agrès, cordes, poids, nous pratiquions aussi l'athlétisme et la boxe. J'ai été un des élèves de Jean Galia, qui fut d'ailleurs champion de France de boxe amateur en battant Platner. Il m'a appris à boxer avec Abdon Cassa qui deviendra plus tard général des sapeurs-pompiers de Paris. Galia m'a appris une chose terrible, savoir boxer sans se faire de mal. Et il me bottait les fesses, car il était très coléreux. Ses parents étaient expéditeurs en fruits et légumes et possédaient le seul camion qu'il y avait à Ille. Sa mère était l'austérité même. Elle vendait les pêches au marché. C'était une maîtresse femme."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est sur le terrain Batlle, délimité par le canal de Thuir et la route de Prades, que masquait la silhouette des cyprès, à portée de drop de l'actuel stade Jean-Galia, que Jean Galia connaît ses premiers émois rugbystiques. L'US Illoise y anime les rendez-vous dominicaux. Jean Galia porte l'espace de quelques matches le maillot de l'US Millas. C'est là qu'Ernest Camo, champion de France en 1925 avec l'USP le découvre. "Ce fut dans les années 1928-1929 que je fis véri­tablement connaissance avec celui qui allait devenir mon grand ami. Quelques années auparavant, je l'avais vu jouer dans l'équipe de rugby du canton. J'assistais donc à ce match, un dimanche après-midi, en compagnie de mon frère Edouard. Je remarquais particulièrement un jeune homme grand qui instrumentait dans la ligne d'avants. Son jeu n'avait pas encore la classe d'un prince du rugby, mais il jouait en connaisseur et sa façon d'opérer me plaisait. Son adresse pour se saisir du ballon à la touche, sa manière de foncer avec maîtrise et son art de passer son ballon à bon escient, me séduisaient.". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Champion de France de boxe amateur &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sportif complet, athlétique (1,8o m, 85 kg), Jean Galia pratiquait donc la boxe. Son cousin Sébastien Galia se souvient de quelques rendez-vous musclés : "ll était fort, nous allions chez lui et nous mettions les gants et il voulait qu'on frappe. C'était une force de la nature." Il concrétise son talent en deve­nant champion de France amateur chez les lourds. Lorsqu'il rejoint Villeneuve-sur-Lot, il pratique l'aviron, aux côtés de Jean Barres, avec autant d'aisance que lorsqu'il enfilait les gants ou se jouait d'une défense adverse. "Tout sortait naturellement chez lui. Il avait ça ancré." assure Sébastien Galia.&lt;br /&gt;On le disait altier, abrupt, mais fidèle en amitié. Intelligent et lucide, l'homme était d'une rare élégance et doué pour les affaires. Il avait un goût prononcé pour les belles voitures.&lt;br /&gt;Lors de son service militaire chez les aérostiers à Toulouse, il porte les couleurs du TOEC.&lt;br /&gt;Et celui qui va devenir un des meilleurs avants d'Europe vit les portes de l'Union Sportive Perpignanaise se refermer de manière peu courtoise. Un dirigeant influent de l'USP pria Ernest Camo, lors d'un entraînement au stade Jean-Laffon, de ne plus amener son ami : "Ne le fais plus venir". Ce dirigeant ajoutait en catalan : "Es pas camat". Ce qui n'empêchera pas Ernest Camo de retrouver jean Galia quelques années plus tard, pour une autre aventure à Villeneuve-sur-Lot et l'Illois de faire une belle carrière internationale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les belles années de l'US Quillan &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'été 1926 est placé sous le signe du Tour de France à Perpignan. Le jeudi 8 juillet, le Belge Lucien Buysse de l'équipe Automoto gagne l'étape Luchon-Perpignan, après 14o km d'échappée, et fait basculer le Tour de France.&lt;br /&gt;Un été décisif pour Galia. Le chapelier quillanais jean Bourrel débauche des joueurs de l'USP et des Quins, afin de renforcer le club de la Haute Vallée de l'Aude. Jean Galia passe aussi la Pierre-Lys et sera de l'aventure pour 80000 francs-or. Alors que l'amateurisme marron règne en coulisse, Jean Bourrel et l'US Quillan ont une autre idée du rugby, qui fera grand bruit et suscitera des jalousies.&lt;br /&gt;Entraînée par Gilbert Brutus, l'Union Sportive Quillanaise va connaître trois saisons prolifiques. Jean Galia, Ernest Camo et Gilbert Brutus effectuent chaque jeudi, en voiture, les déplacements dans l'Aude. Dans la promiscuité du véhi­cule, ils nouent une grande amitié. "Dans l'après-midi nous prenions part à l'entraînement de l'équipe, pour repartir de la sous-préfecture de l'Aude le soir. Que d'agréables souve­nirs me rappellent aujourd'hui ces voyages, avec les discus­sions passionnées qui s'engageaient avec mes excellents amis durant le parcours sur cette route, qui serpente très plai­samment à travers deux départements limitrophes, en lon­geant pendant des kilomètres le cours sinueux et pittoresque de l'Aude."&lt;br /&gt;Le 6 mai 1928, Quillan s'incline en finale du championnat de France de 1re division, à Toulouse, face à la Section Paloise : 6 à 4.&lt;br /&gt;Le 19 Mai 1929, Quillan devient champion de France à Tou­louse, en battant le FC Lézignan 11 à 8 et ramène le "Brennus" dans la cité des Trois Quilles. Une finale qui fut particulièrement violente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;International dix-neuf fois &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 18 mai 1930, au Parc Lescure à Bordeaux, Quillan est une nouvelle fois au pied du bouclier de Brennus, mais s'incline (4-o) face au SU Agen.&lt;br /&gt;Durant la période quillanaise de 1926 à 1931, Jean Galia porte 19 fois les couleurs de l'équipe de France : Angleterre, Allemagne (2) en 1927 ; Ecosse, Nouvelles Galles du Sud, Irlande, Angleterre en 1928 ; Irlande, Angleterre, Allemagne en 1929 ; Écosse, Irlande, Angleterre, Allemagne, Pays de Galles en 1930 ; Écosse, Angleterre, Pays de Galles Alle­magne en 1931. Il est reconnu par les Britanniques comme le meilleur avant d'Europe.&lt;br /&gt;La scission entre la Fédération Française de Rugby (FFR) et l'Union Française de Rugby Amateur (UFRA), créée le 24 janvier 1931, se déroule dans un climat délétère. 12 grands clubs dont l'US Perpignan quittent la FFR. Le 31 mars 1932 les Britanniques suspendent la FFR de toutes rencon­tres internationales. Il en sera ainsi durant près de huit ans. La "Perfide Albion" est en train de préparer le ter­reau qui va permettre au rugby à XIII d'éclore en France.&lt;br /&gt;Jean Galia a quitté l'US Quillan, avec son ami Ernest Camo, pour rejoindre le CA Villeneuve, où il retrouve le pilier international de Villeneuve-de-la­Raho, Camille Montade, qui fut cham­pion de France avec l'USP en 1925.&lt;br /&gt;Située sur les bords du Lot, Ville­neuve-sur-Lot est une ville qui prospère autour du pruneau et de l'industrie agroalimentaire. Sous l'im­pulsion du maire et conseiller général, Georges Bordeneuve, la riante cité lot-et­-garonnaise veut se doter d'une équipe de haut niveau. Elle possède déjà un "bijou" du nom de Max Rousié ; le Marmandais (15 sélections 1935-1938 fut le joueur le plus doué de la génération treiziste.&lt;br /&gt;Camille Montade sera l'initiateur du rapprochement avec Jean Galia et Ernest Camo. C'est lui qui fera le déplacement en Roussillon avec un dirigeant villeneuvois afin de sceller le destin de Jean Galia.&lt;br /&gt;Le rendez-vous a lieu au Casino de Canet-plage. Les jeux sont faits. Les affaires sont les affaires, jean Galia et Ernest Camo ouvrent à Villeneuve un magasin de chapellerie et d'ar­ticles de sport, situé au 34, rue de Paris. Galia ouvrira par la suite des salles de cinéma à Villeneuve : le "Ciné Palace" et "L'Olympia", puis le "Fantasio" à Toulouse.&lt;br /&gt;René Verdier, ancien collaborateur de Sud-Ouest, de la Dépêche du Midi, et correspondant de "L'Indépendant" auteur de "L'épopée du 13 vert" garde en mémoire le regard des Villeneuvois sur ce joueur d'exception : "C'était un homme élégant. Il changeait de costume trois fois par jour. Il ne buvait pas d'alcool. Lorsqu'il pas­sait au Café des Négociants, il pre­nait une infusion, mais il ne mettait jamais la main à la poche. Par contre il ne lésinait pas sur le luxe des ses voitures : une Bugatti, une Nash, une Alfa Roméo, autant de trésors qui ont étayé sa légende, comme cette panthère qu'il aurait adoptée."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A Villeneuve, Galia assure le spectacle, sur et hors de la pelouse. "Lorsqu'il composait l'équipe, il faisait un va-et-vient, les mains dans le dos, depuis la Porte de Paris jusqu'aux grands boule­vards, accompagné de Raoul de Péricot, du docteur Léon Vinson. Il avait des domestiques qui étaient chargés de lui amener la voiture à la Porte de Paris lorsqu'il souhaitait partir : 'Mon­sieur jean votre voiture est avancée'. Il était aussi un excel­lent rameur au sein de l'Aviron Villeneuvois."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'affaire Noguères éclate &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au cours de la saison 1931-32, François Noguères, qui effectue son service militaire à Agen, porte les couleurs du CA Villeneuve. Au terme de son incorporation il regagne le Boulou et retrouve son club d'origine l'Union Sportive Perpignanaise, dont Marcel Laborde est l'animateur. En début d'année 1933 il y brille particulièrement.&lt;br /&gt;Jean Galia et Camille Montade ont toujours un oeil sur François Noguères. Ils contactent le Boulounenc. Eclate alors une affaire digne d'un roman d'espionnage. Un télégramme adressé à François Noguères est intercepté. Il y est question de "Frais de déplacement" et il est signé Jean.&lt;br /&gt;"Une fois mon service militaire à Agen terminé, Jean Galia était venu me voir pour que j'aille le rejoindre à Villeneuve. Bien sûr qu'il y a eu un échange de correspondance entre nous, et un télégramme fut intercepté par les dirigeants de l'USP peu désireux de me laisser partir" déclarait François Noguères dans "XIII Catalan, Cinquante ans d'épopée".&lt;br /&gt;Et d'ajouter : "C'est ainsi que Maurice Vails (secrétaire de l'USP) me lança sur le quai de la gare : Ne t'en va pas ou tu seras disqualifié. Je rebroussai chemin, défis mes valises et ré-enfilai le maillot de l'USP, pas pour longtemps d'ailleurs..."&lt;br /&gt;Marcel Laborde qui, par un curieux hasard, deviendra l'allié de circonstance de Galia quelques mois plus tard, exhibe fièrement ce télégramme. Laborde, dit le "lapin", s'apprête à vivre des lendemains difficiles, mais il ne le sait pas encore. Jean Galia, François Noguères et les dirigeants du CAV sont radiés ipso facto.&lt;br /&gt;Secoué par l'affaire Noguères, mais pas abattu, Jean Galia prépare son retour. Sa forte personnalité reprend le dessus. Il comprend rapidement que le rugby à XIII a sa place dans le paysage rugbystique français.&lt;br /&gt;Le 31 décembre 1933, il assiste à la première rencontre de rugby à XIII sur le sol français. Elle a pour cadre le stade Per­shing à Paris où, dans un froid glacial, devant 20 000 spectateurs, l'Australie bat l'Angleterre 63 à 13.&lt;br /&gt;Galia est sous le charme de ce qu'il vient de voir. Il se confie à son ami Ernest Camo : "Ernest me disait-il, c'était magnifique, des envolées splendides, des combinaisons magistrales, des renversements d'attaque, tout cela c'est le rugby à XIII. Un rugby pareil ça ne se décrit pas, ça se déguste comme un mets rare. Aussitôt qu'on l'aborde, on reste perdu d'admiration. Il n'est qu'adresse, élégance, intuition, imagination, virtuosité. Il se prête aux combinaisons les plus subtiles. Les passes croisées fusent dans tous les angles.&lt;br /&gt;De tels joueurs, une telle forme d'assurance et de technique, c'est à ne pas y croire. Pourtant ça existe. je l'ai vu de mes yeux vus !".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les "Galia Boys" s'envolent pour l'Angleterre &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après de tels propos, on a du mal à croire que le Catalan d'Ille-sur-Tet ne puisse être l'homme de la situation, l'homme à qui la Rugby League va faire totale confiance. Tout comme à Victor Breyer, qui sera le binôme de Galia pour démarrer cette aventure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean Galia leur rendra cette confiance, grâce à un travail de tous les instants, un investissement total.&lt;br /&gt;Jouant de son charisme, de ses connaissances, de son sens des affaires, il va sillonner les routes de France, au volant de son Alfa Roméo ou de sa Nash au long capot. Il effectua de longs et harassants déplacements à Chalon-sur-Saône pour y rencontrer Antonin Barbazange. A Oyonnax (Jura) où il resta trois jours afin de convaincre Charles Mathon.&lt;br /&gt;Galia sait qu'il doit faire vite. La FFR voit d'un très mauvais oeil l'éclosion du rugby à XIII en France. Elle fulmine contre ceux qu'elle a longtemps couvés sous son manteau. Elle interdit les terrains, menace ceux qui porteront assistance aux treizistes. Mais tout le paradoxe de cette affaire, c'est que les "Orthodoxes" eux-mêmes ont créé cette "hérésie", ce rugby parfait qui épouse plein nez les contours du pays cathare. Ce n'est pas un hasard. Les treizistes connaîtront leur Montségur le 19 décembre 1941...&lt;br /&gt;Galia bat le rappel de ses amis, de ses connaissances, pour composer une sélection qui doit partir pour l'Angleterre. L'équipe composée a fière allure : Jean Galia (C.A. Ville­neuve), François Recaborde (Section Paloise), jean Duhau (S.A. Bordelais), Robert Samatan (S.U. Agen), Joseph Carrère (R.C. Narbonne), Maurice Porra (Lyon O.U.), Georges Blanc (Capbreton), Charles Petit (S.L. Nancy), Charles Mathon (Oyonnax), Laurent Lambert (Avignon), Antonin Barbazange (Roanne), François Noue[ (S.A. Bordelais), Jean Cassagneau (Espéraza), Gaston Amila (Lézignan), Jean-Marie Vignal (Tou­louse), Henri Dechavanne (Roanne), Lolo Fabre (Lézignan).&lt;br /&gt;Ces 17 pionniers baptisés les "Galia' boys" effectuent une tournée début mars 1934 en Angleterre. Le 6 mars à Wigan, ils sont battus (30-27) avec deux essais de Galia. Itou le 8 mars à White City par les "London Highfield". Le 14 mars par Leeds. La sélection française affronte une sélection de la Rugby League, le 17 mars, à Warrington, et s'incline 32 à 16.&lt;br /&gt;Les Français sont éprouvés par la rapidité de ce rugby, mais ils obtiennent un premier succès, le 24 mars à Hull (26-23), et s'inclinent en fin de tournée à Salford (35-15).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;6 avril 1934,une date clef pour le rugby à X111 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est le 6 avril 1934 que les statuts de la Ligue Française de Rugby à XIII sont déposés à la Préfecture de police de Paris et c'est un Breton, François Cadoret, député-maire de Riec-sur-Belon, qui en devient le président. Jean Galia est membre du comité directeur. Le premier acte concret de cette ligue, est l'organisation le 15 avril 1934 au Stade vélodrome Buffalo, dirigé par Victor Breyer, d'un France-Angleterre qui fait stade comble.&lt;br /&gt;Comme un ressort, le rugby à XIII se dresse sur l'Hexagone. Une sélection du Yorkshire arrive en France début mai et dis­pute cinq rencontres à Lyon, Paris, Villeneuve-sur-Lot, Bor­deaux et Pau.&lt;br /&gt;C'est dans les salons de l'Hôtel Gache, à Villeneuve-sur-Lot à l'issue de la rencontre opposant Villeneuve à une sélection du Yorkshire, disputée au stade du Pont-du-Marot devant 10000 spectateurs, où Max Rousié joua son premier match à XIII, que Jean Galia annonce officiellement sa décision de pour­suivre son aventure à XIII. "Le dépôt des statuts était antérieur, Jean Galia avait dit oui, mais attendez ! C'est d'ailleurs pour ça qu'il n'avait pas pris Max Rousié pour la tournée en Angleterre. Maintenant nous pouvons partir, dira-t-il" raconte René Verdier.&lt;br /&gt;Nous étions le 6 mai 1934, Marcel Laborde était dans la salle, intéressé par ce qu'il venait d'entendre.&lt;br /&gt;Car à Perpignan se joue dans l'arrière-scène une drôle de guerre. L'Union Sportive Perpignanaise et les Quins fusionnent le 5 mai 1933 pour devenir l'USAP. Les Quins imposent comme condition à cette fusion l'exclusion de Marcel Laborde. Un coup dur pour "le lapin" qui jusqu'alors a été de toutes les campagnes. N'oublions pas qu'il fut de la première fusion en 1909 entre clubs perpignanais sous le sigle ASP, puis d'une nouvelle fusion en 1919 entre l'ASP et le SOP, qui deviennent l'USP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'intrigue menace à Perpignan &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'ancien demi de mêlée de l'Association Sportive Perpigna­naise n'en resta pas là. Sur le pavé de la Loge, depuis les arcades du Café de France, sous le couvert de la Barre, jusqu'à la rue des Trois-Journées, l'intrigue menace.&lt;br /&gt;Jean Galia l'excommunié et Marcel Laborde laissé pour compte se retrouvent sur le même terrain. Galia n'hésite pas à taire quelques veilles querelles. Il connaît la valeur de Marcel Laborde. Laborde est au centre de la création d'un nouveau club, l'Association Sportive Perpignanaise (ASP), qui est composée d'anciens membres de l'USP, avec à leur tête Jean Durand, Joseph Lloanci et le docteur Gaston Banet.&lt;br /&gt;Marcel Laborde a pignon sur rue depuis la Chambre de commerce où il joue de son charisme et de ses réseaux d'in­fluence. Il suit l'évolution du rugby catalan, dans lequel il va rapidement replonger. Il est sollicité par ses amis de l'ASP, dont les statuts ont été officialisés le 27 juin 1934, et il adhère à l'ASP le 7 juillet 1934.&lt;br /&gt;Entre deux rebonds, le Tour de France est au centre des conversations. René Lapébie s'impose le mercredi 18 juillet dans l'étape Montpellier-Perpignan. Antonin Magne porte le maillot jaune. L'étape Perpignan-Ax-les-Thermes est marquée par le sauvetage du jeune René Vietto (2o ans) qui offre sa roue à Magne et s'effondre en pleurs sur un muret de pierres. Tonin gagne le Tour 1934. Vietto entre dans l'histoire.&lt;br /&gt;Dans la chaleur estivale et sur la braise ardente du rugby roussillonnais, Jean Galia va venir attiser le feu. Il entre en contact avec le docteur Gaston Banet et Marcel Laborde, et leur propose d'intégrer la Ligue Française de rugby à XIII.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Naissance du XIII Catalan le 24 août 1934 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'issue de cette entrevue, où Banet et Laborde imposent comme condition sine qua non le retour de François Noguères, Aimé Bardes, Martin Serre et Dafis, de Villeneuve­sur-Lot à Perpignan, l'ASP tient une assemblée générale le 24 août  1934 au Café de la Poste. Avec sa verve habituelle, Marcel Laborde rend compte de l'entrevue avec Jean Galia. Il argumente et convainc. En cette fin de soirée historique, l'ASP quitte le giron quinziste. Le XIII Catalan est créé. Il por­tera le maillot blanc comme les neiges du Canigou, écus­sonné du losange sang et or.&lt;br /&gt;Villeneuve-sur-Lot, avait franchi le premier pas autour du docteur Vinson. Dans le sillage de Galia, Georges Bordeneuve (il sera plus tard sénateur, Ministre des Beaux-Arts, Ministre de l'Instruction Publique) avait entraîné tout le CAV, qui devenait le Sport Athlétique Villeneuvois XIII, dont jean Galia sera le capitaine-entraîneur.&lt;br /&gt;L'énorme activité de Jean Galia permet au premier championnat de France de rugby à XIII de débuter en octobre 1934. Les 1o clubs pionniers sont : Paris Rugby XIII, Union Sportive Lyon-Villeurbanne, Racing Club de Roanne, XIII Catalan, Racing Club Albigeois, Sport Athlétique Villeneuvois, Pau XIII, Côte Basque XIII, Bordeaux XIII, Stade Olympique Biterrois. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des stades sortent de terre &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le plus gros problème que vont rencontrer les treizistes sera de trouver des installations sportives. L'histoire est un éternel recommencement puisqu'en 2006, les Dragons Catalans ont connu les mêmes déboires. A Perpignan, Albi, Bayonne, la Ligue Française de Rugby à XIII se voit interdire l'accès aux terrains. Les treizistes pestiférés se prennent par la main, des stades sortent de terre et voient le jour en quel­ques semaines, sur des terrains incultes aux périphéries des villes.&lt;br /&gt;A Perpignan, une centaine d'abricotiers au nord de la ville en feront les frais. Les dirigeants-terrassiers y travailleront jusqu'à la pointe du jour, afin d'y recevoir dans la journée le club anglais de Salford. Les Catalans prendront 52 points sur un stade poussiéreux balayé par la tramontane, mais le jeu pratiqué, le succès populaire et l'imposante recette (52 000 F) vont galvaniser les pionniers.&lt;br /&gt;Le premier titre de champion de France est décerné aux points au cours de la saison 1934-1935 et ce sont les Villeneuvois du capitaine-entraîneur Jean Galia qui se montrent les meilleurs.&lt;br /&gt;La saison 1935-1936 voit le RC. Narbonne, le CA. Brive, le SU. Cavaillon et l'AS. Carcassonne rejoindre le giron treiziste. Le XIII Catalan élimine Roanne en demi-finale (14-12). Dans l'autre demi-finale, Bordeaux élimine Lyon­Villeurbanne (6-5).&lt;br /&gt;La finale a lieu chez les Bordelais au Parc de Suzon, où 20000 spectateurs ont pris place pour une recette de 100 000 F. L'équipe est composée de : Noguères, Azais, Lavagne, Bosch, Suarez (o), Tintin Saltraille (m), Ascola, Martin-Serre, Triquéra, Bruzy, Sayroux, Quéroli, Maurel.&lt;br /&gt;Le XIII Catalan bat Bordeaux (24-14) en inscrivant 5 essais de Bosch, Maurel, Lavagne et Triquéra ; Bosch y ajoute les transformations et fut le réalisateur de la rencontre avec 16 points à son actif.&lt;br /&gt;Le but de Jean Galia est désormais atteint. Le Rugby à XII I est implanté dans l'Hexagone. il y a mis tout son temps, tout son savoir-faire. Les stades sont pleins. Le spectacle est total. C'est ce rugby-là qu'il souhaitait déjà en 1930 : "L'avenir appartient aux jeunes, aux joueurs de demain qui, fortifiés parles leçons du passé, améliorés dans une technique plus moderne, sauront soutenir la réputation de leurs aînés et faire flotter haut et souvent encore, les cou­leurs de France aux mâts d'honneur dressés sur les stades européens".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Installé à Toulouse dans les années 40, il est propriétaire d'une chaîne de cinémas et président de l'Olympique de Toulouse qui se hisse à deux reprises (1945 et 1946) en finale du championnat de France. Il s'éteindra le 17 janvier 1944 à l'âge de 44 ans. Près d'un siècle après sa naissance, bien des légendes du rugby à XIII toulousain tels Sylvain Bès, Vincent Cantoni ou encore Sabarthès sont venus rendre hommage ce 18 décembre au père de tous les treizistes. Dont la mémoire est gravée à jamais dans le nouveau stade des Minimes.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5926953055836323582-4447983951268956487?l=rugbyxiii.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rugbyxiii.blogspot.com/feeds/4447983951268956487/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://rugbyxiii.blogspot.com/2009/03/jean-galia.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5926953055836323582/posts/default/4447983951268956487'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5926953055836323582/posts/default/4447983951268956487'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rugbyxiii.blogspot.com/2009/03/jean-galia.html' title='Jean Galia'/><author><name>Treiziste</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-hJc8FzO6WOY/TepsEEFdoFI/AAAAAAAAAHQ/B5v3afT2BuM/s220/favicon.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-h_BV3htXe10/TetcZ7yP0jI/AAAAAAAAAI8/VE-Rid1lgk0/s72-c/galia.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5926953055836323582.post-5814385615184187746</id><published>2009-03-24T22:46:00.001+01:00</published><updated>2011-06-05T12:39:14.886+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='jean dauger'/><title type='text'>Jean Dauger</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-X2idRPJZ_Qs/Tetcyeyn7MI/AAAAAAAAAJE/HyyuSIU-NZs/s1600/dauger.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 173px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-X2idRPJZ_Qs/Tetcyeyn7MI/AAAAAAAAAJE/HyyuSIU-NZs/s320/dauger.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5614683382776065218" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Jean Dauger (dit Manech) est un joueur français de rugby à XV et de rugby à XIII, né le 12 novembre 1919 à Cambo-les-Bains, décédé le 23 octobre 1999 à Bayonne.&lt;br /&gt;Trois-quarts centre (l'un des tout meilleurs mondiaux à ce poste) de 1 m 82 pour 84 kg, il est titulaire à Bayonne en 1936 à l'âge de 17 ans tout en travaillant localement au cadastre.&lt;br /&gt;En 1938, il opte pour le semi-professionnalisme du rugby à XIII et le RC Roanne XIII aux côtés de Robert Samatan et Max Rousié tout en travaillant parallèlement à l'usine Devernois, n'appréciant guère les mœurs pseudo-amateurs du championnat de l'époque.&lt;br /&gt;En 1941, il revient à Bayonne car le Régime de Vichy et sa Révolution nationale ont interdit le rugby à XIII.&lt;br /&gt;Ses deux sélections de 1945 en équipe de France de rugby à XV (le 1er janvier 1945 face à l' Army Rugby Union (salué par Jacques Chaban-Delmas qui sera avec lui dans la sélection suivante face à l' Empire britannique le 28 avril 1945), provoquérent une très grave crise avec les fédérations d'outre-manche, d'où une éclipse de 8 ans. Sa dernière sélection du 10 janvier 1953, entraîna aussi une nouvelle crise avec la fédération écossaise.&lt;br /&gt;Il continuera à jouer pour Bayonne jusqu'en 1956; il est le grand trois-quarts centre français qui inspira ses successeurs : Jean Prat, Roger Martine, André Boniface&lt;br /&gt;Lui même était déjà le fils spirituel de l'Agenais et Roannais (rugby à 13) Robert "Bob" Samatan.&lt;br /&gt;Il devint par la suite journaliste à Paris-Presse et publia un livre fort drôle consacré au rugby: Histoires... de rugby (éditions Calmann-Lévy 1965, réédité en 1967) préfacé par Jean Prat, ainsi que Le Rugby en dix leçons.&lt;br /&gt;En 1973, il est le co-sélectionneur de l'équipe de France à XV, avec Jean Desclaux.&lt;br /&gt;Le 3 juin 2001, le Parc des Sports Saint-Léon devient le stade Jean Dauger à Bayonne.&lt;br /&gt;Fait notable, ses sélections internationales s'étalèrent de 1938 à 1953.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bayonne est une ville placée sous le signe deux. Une ville sur deux cours d’eau, une ville sous deux clochers. La légende de son rugby ne fait pas exception : elle s’est construite sur les épaules de piliers de marbre et d’airain mais aussi avec les gestes aériens de ses grands trois-quarts. Un double visage que peu de clubs français présentent. Il donne à la longue histoire de l’Aviron Bayonnais un sentiment mêlé d’équilibre et de sérénité, celui-là même que l’on retrouve lorsque le soir tombe sur les rives brumeuses de l’Adour.&lt;br /&gt;Jamais un joueur et son club n'ont fait qu'un comme Jean ''Manech'' Dauger et l'Aviron Bayonnais.&lt;br /&gt;Il est né le 12 novembre 1919 à Cambo, au Pays Basque. A 15 ans, il aborde, béret à la main, le président Georges Darhan pour lui demander de réaliser son rêve: jouer à l'Aviron Bayonnais. Quinze jours plus tard, incorporé dans les tous jeunes juniors, ''Jeannot'' réussi, en chaussettes, son premier drop. On lui trouve bien vite une paire de chaussures de rugby et, à l'ouverture, il forme pendant deux ans, avec Tastet, le tandem d'une fameuse équipe qui parvient en demi-finale du championnat de France.&lt;br /&gt;Dès la fin de la saison, Jean joue quelques matchs en première équipe. Il est époustouflant...&lt;br /&gt;Alors seulement âgé de 18 ans, il était déjà un grand de ce jeu, traversant les défenses soudainement réduites à l’immobilité, dérisoire, de soldats de plomb que passerait en revue un général fantasque et frisé, tête droite et fière sur un corps d’Apollon.&lt;br /&gt;Le fait n’était pas passé inaperçu. Le club de rugby à XIII professionnel de Roanne l’avait acheté pour une bouchée de pain en 1937 et ‘’Jeannot’’ ne s’était jamais caché pour préciser qu’il avait été vendu par ses parents, « avec mon frère en plus » avait-il ajouté. On n’a rien inventé aujourd’hui, voyez-vous…&lt;br /&gt;Il aura le temps de devenir champion de France et international de l’autre rugby avant de revenir à Bayonne, toujours en possession de son incomparable talent. Illustration de la ''manière bayonnaise'', il est champion de France en 1943, avec son club ''natal''.&lt;br /&gt;Attaquant numéro un, aussi bon défenseur, Jean Dauger est, sur le terrain, un modèle de patience, car nul n'est plus marqué que lui. Que de placages à retardement à son adresse ! De sa part, jamais un réflexe brutal, un geste de représailles !&lt;br /&gt;Parce qu'il a joué deux petites années dans le rugby à XIII rémunérateur, Jean Dauger ne connaîtra pas la carrière internationale qui aurait dû être sienne. Il sera requalifié en 1945 et découvrira le Tournoi des Cinq Nations en 1953, « comme un junior » dira-t-il. En raison du diktat des Anglais, à l’époque intransigeants avec les sacro-saintes règles de l’amateurisme, l'équipe de France aura dû se passer du « meilleur centre de tous les temps » disent les observateurs. Sans ces longues années de grisaille, il compterait bien cinquante sélections et d’autres titres de champion de France. Avec la télévision d’aujourd’hui, il serait une idole… Il n’aimait pas ce mot : il préférait celui d’exemple, poursuivant la lignée de ses formateurs, le ‘’Gallois-Bayonnais’’ Harry Owen Roe en tête qui lui fit ses premières passes.&lt;br /&gt;Pour tous ceux qui élèvent le rugby à la hauteur d’un art, Jean Dauger a été le premier créateur, le père, grand-père, inspirateur d’une grande lignée de trois-quarts centre altruistes, élégants, inspirés. Maurice Prat et Roger Martine, les frères Boniface, Maso et Trillo, Sangalli et Bélascain, Codorniou et Sella, tous sont des enfants de Dauger. Avant-guerre puis à la Libération, il fut l'attaquant vedette du rugby français. Puissant, racé, en un mot magnifique, le centre bayonnais incarna le jeu qui plaît et qui gagne. Héros de plusieurs générations dans les deux rugbys, le treize professionnel et le quinze amateur, modèle et référence, il a donné à la passe et au cadrage-débordement ses lettres de noblesse qui se transmettent encore aujourd’hui. Transmettre : s'il est un mot pour résumer Jean Dauger, et c'est un sacrilège, c'est bien cet art de faire passer le ballon comme un frisson pour l'offrande, pour faire marquer le partenaire, l'ami, pour le décaler, lui offrir l'air et l'espace. Jean Dauger a transmis sa passion pour le geste juste. &lt;br /&gt;Il reviendra donc tenir une brasserie au centre ville, tiendra la baraque à l’Aviron et éleva ses trois filles avec sa merveilleuse épouse Annie.&lt;br /&gt;Jean Dauger fut l’ami des plus grands. Il enseigna le rugby aux enfants de riches de Lys-Gentilly, avait loge ouverte à Roland-Garros, distillait quelques bons mots au cours de mémorables virées sur le paseo de San Sebastian. Parlant de tel attaquant plus fougueux que technique, il avait dit : « Celui-là, il est meilleur à un contre deux qu’à deux contre un ». Devenu journaliste, on lui doit l’expression « les gros pardessus » pour désigner les prélats de la Fédération Française de Rugby, engoncés dans leurs certitudes. &lt;br /&gt;Il recevait chez lui les écrivains Kléber Haedens et Antoine Blondin. Ce dernier écrira le 15 novembre 1956 sur cette « sorte de génie du ballon ovale » :&lt;br /&gt;« J'ai vu Jean Dauger chez lui, à Bayonne. Je n'hésite pas à déclarer que parmi les athlètes que j'ai eu l'honneur de rencontrer, c'est une des personnalités qui m'ont le plus impressionné ! Une grande passion enflamme cet homme, un feu couve sous cette statue harmonieuse, que chaque geste à la fois exprime et contient. L'intelligence, la sensibilité, le muscle, en font un monument en actes, dédié au rugby. Ecartant ses mains, qui semblent toujours tenir un ballon imaginaire, cet exilé de l'intérieur me disait qu'il aimait son sport parce qu'il reflétait toutes les qualités de l'existence ordinaire. C'était là une première leçon: on est sur le stade comme on est dans la vie. Quand nous nous séparâmes, il me souhaita seulement sur le pas de la porte ''beaucoup d'alegria pour les jours à venir''. C'est cette alegria, ce mot de soleil que j'emporte avec moi pour passer l'hiver. J'ai le sentiment de l'avoir reçu comme un ballon. »&lt;br /&gt;L’annonce de sa disparition, le 23 octobre 1999, ne bouleversa pas les manchettes la veille du quart de finale France-Argentine de l’avant-dernière Coupe du monde. Mais elle fit baisser les yeux de ceux qui avaient aimé le jeu d’avant, le rugby de Jean, la beauté du geste, le temps qu’il faut pour en parler et toute l’émotion qui s’y rattache. Ce soir-là, dans sa suite de l’hôtel Marrion à Dublin, Jo Maso, devenu manager du XV de France, a appris la funeste nouvelle à André Boniface. « C'est un morceau de notre vie qui tombe. Il a été le premier des messagers. En 1968, Maurice Prat et Roger Martine avaient invité à Lourdes tous les jeunes centres à venir passer quelques moments, en faisant des passes, en parlant beaucoup. C'était extraordinaire, émouvant. Jean Dauger était là, au milieu de nous, avec son éternel sourire. Il restera au fond de nos cœurs car on l'a aimé. Il n'engendrait que du bonheur, cet homme exquis…»&lt;br /&gt;A une période où il commençait à ne plus savoir où il avait trouvé tant de cèpes la dernière fois dans l’arrière Pays Basque, il avait murmuré : « Je n’ai plus de mémoire, je n’ai que des souvenirs… »&lt;br /&gt;Je garderais toujours l’image d’un soir d’automne où, rejoignant des copains au Garage de la Nive, je passais devant sa grande photo de l’entrée, tombant alors nez à nez avec le vieux monsieur, s’excusant de son statut d’icône par un petit sourire malicieux.&lt;br /&gt;La mort ne plaque pas un mythe : Hermès en crampons, messager de l'attaque, Jean Dauger fixe à jamais les plus nobles idées de ce jeu. A l’unanimité, par acclamations, le Conseil municipal de la ville de Bayonne donnera son nom au Parc des sports ‘’Saint-Léon’’. Le 3 juin 2001, l’inauguration officielle dévoilera sa statue de bronze à l’entrée. Sur son socle, une phrase fétiche du grand joueur : « La passe est une offrande ». Le résultat du match qui a suivi est accessoire, disons seulement qu’il y avait sur le terrain trois des petit-fils du maître, Vincent Etcheto, Thomas et Julien Ossard…&lt;br /&gt;Il paraît que la beauté sauvera le monde. Le regard et les gestes de Jean Dauger ont sauvé bien des après-midi désertées par le soleil et l’esprit. Quand, de sa ligne de but, il décidait de partir comme partent les grands migrateurs attirés par des signes qu’eux seuls perçoivent. Le ballon dans ses deux mains, devant le buste haut et droit, comme on porte un calice, et les défenses adverses qui s’écartent, se distendent et se trouent dans une étrange facilité. A leurs sommets intouchables, la justesse et la précision finissent en un sentiment de beauté lente. Les gestes miraculeux se déposent alors, pour l'éternité, dans les mémoires à jamais fertiles des hommes d'Ovalie, comme des poussières d'étoile.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5926953055836323582-5814385615184187746?l=rugbyxiii.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rugbyxiii.blogspot.com/feeds/5814385615184187746/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://rugbyxiii.blogspot.com/2009/03/jean-dauger.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5926953055836323582/posts/default/5814385615184187746'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5926953055836323582/posts/default/5814385615184187746'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rugbyxiii.blogspot.com/2009/03/jean-dauger.html' title='Jean Dauger'/><author><name>Treiziste</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-hJc8FzO6WOY/TepsEEFdoFI/AAAAAAAAAHQ/B5v3afT2BuM/s220/favicon.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-X2idRPJZ_Qs/Tetcyeyn7MI/AAAAAAAAAJE/HyyuSIU-NZs/s72-c/dauger.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5926953055836323582.post-326477673318357896</id><published>2009-03-24T22:26:00.002+01:00</published><updated>2011-06-05T12:42:04.410+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='psg rugby'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='psg XIII'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='psg rugby league'/><title type='text'>PSG XIII</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-dIB7uz3KnEA/TetdX6x8ofI/AAAAAAAAAJM/hKA3mjfh1oY/s1600/psg.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 222px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-dIB7uz3KnEA/TetdX6x8ofI/AAAAAAAAAJM/hKA3mjfh1oY/s320/psg.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5614684025944580594" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le Paris Saint-Germain Rugby League était un club français de rugby à XIII qui évolua deux saisons en Super League (1996 et 1997) afin de donner un cachet "européen" et pas seulement anglais à ce championnat de Super League.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Histoire &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 8 avril 1995 à Wigan, une réunion des présidents des clubs professionnels de la Rugby League anglaise votent à l'unanimité leur adhésion aux principes de la Super League. Ils se rallient donc à l'entreprise de Rupert Murdoch, qui va injecter 77 millions de livres dans ce nouveau championnat. 14 équipes sont annoncées, dont 2 françaises, Paris et Toulouse. Mais rapidement ce nombre passera à 12, avec un seul club français, Paris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 16 décembre à Albi, lors d'une assemblée extraordinaire de la fédération, Jacques Fouroux, président de France Rugby League, annonce le choix de Michel Mazaré au poste d'entraineur du Paris Rugby League.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le samedi 23 décembre 1995 à Paris, au cours d'une conférence de presse, Charles Biétry, président du Paris Saint-Germain Omnisports annonce la création d'une septième section du PSG : Paris Saint-Germain Rugby League.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 11 février 1996 au CREPS de Toulouse, Michel Mazaré débute les premières évaluations techniques et physiques des joueurs candidats à l'équipe du PSG-RL.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La liste des sélectionnés : Darren Adams, Frédéric Banquet, Todd Brown, Didier Cabestany, Glenn Cannon, Pierre Chamorin, Daniel Coote, David Despin, Fabien Devecchi, Patrick Entat, Pascal Fages, Lilian Hebert, Karl Jaavuo, Pascal Jampy, Grégory Kacala, Bernard Lacombe, Laurent Lucchèse, Régis Pastre-Courtine, Jacques Pech, Mikhaïl Piskunov, Jason Sands, Frédéric Teixido, Eric Vergniol et Bagdad Yaha. Et 11 joueurs sur une liste complémentaire dont faisait parti Jacques Torreilles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 29 mars, en ouverture de la Super League et pour son premier match, le PSG-RL bat Sheffield 30 à 24, devant 17 873 spectateurs (entrée gratuite).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le club finira avant-dernier du championnat, évitant de peu la relégation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La saison suivante, qui sera la dernière, Le PSG-RL sera composé en majorité d'australiens avec l'apport de quelques joueurs français. Comme durant la saison 1996, le club termina à la 11ème place. En mai 1997, suite aux difficultés financières et au retrait de ses dirigeants, le PSG-RL devint le Paris Rugby League supporté et dirigé par la FFR XIII.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le club disparu pour plusieurs raisons :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- le club était devenu un gouffre financier pour les anglais ainsi que pour la FFR XIII dû à la location du stade S. Charléty , aux salaires et frais d'hôtels et de transport des joueurs, aux animations extra-sportives sans la contre partie de beaucoup de sponsors et de recettes guichets (inexistantes à Paris, toutes les rencontres étant gratuites pour les spectateurs). &lt;br /&gt;- malgré un bon succès populaire, du moins au début, le club était trop loin des bases traditionnelles du rugby à XIII. &lt;br /&gt;- les clubs français du championnat de France de rugby à XIII était mécontents de voir partir leurs meilleurs éléments. De ce fait, lors de la saison 1997, le club était composé en majorité de joueurs australiens. &lt;br /&gt;En 2003, la candidature de l'Union Treiziste Catalane est acceptée par la Rugby Football League pour jouer en Super League, à partir de la saison 2006.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5926953055836323582-326477673318357896?l=rugbyxiii.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rugbyxiii.blogspot.com/feeds/326477673318357896/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://rugbyxiii.blogspot.com/2009/03/psg-xiii.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5926953055836323582/posts/default/326477673318357896'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5926953055836323582/posts/default/326477673318357896'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rugbyxiii.blogspot.com/2009/03/psg-xiii.html' title='PSG XIII'/><author><name>Treiziste</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-hJc8FzO6WOY/TepsEEFdoFI/AAAAAAAAAHQ/B5v3afT2BuM/s220/favicon.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-dIB7uz3KnEA/TetdX6x8ofI/AAAAAAAAAJM/hKA3mjfh1oY/s72-c/psg.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5926953055836323582.post-473936430851468799</id><published>2009-03-24T22:14:00.002+01:00</published><updated>2011-06-05T12:44:35.535+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sociologie du XIII'/><title type='text'>Sociologie du XIII</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-nzqW3Jxnk1s/TeteBhWHp9I/AAAAAAAAAJU/B8zpj6teagw/s1600/xiii.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 255px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-nzqW3Jxnk1s/TeteBhWHp9I/AAAAAAAAAJU/B8zpj6teagw/s400/xiii.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5614684740671481810" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le rugby à XIII prend grandement sa source dans la césure sociologique distinguant à la fin du XIXe siècle les clubs huppés d'Angleterre méridionale de ceux à recrutement plus prolétaire du Nord du pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est en effet tant l'opposition des notables dirigeant alors le rugby que celle des joueurs du Sud majoritairement issus des milieux estudiantins qui interdit aux équipes des comtés du Yorkshire et du Lancashire d'autoriser non pas la rémunération de leurs rugbymen mais les simples compensations des heures non travaillées et remboursement des frais engagés dans le transport ferroviaire par ces hommes demeurés souvent ouvriers, mineurs ou petits employés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le rugby à XIII va devenir un ascenseur social pour la classe ouvrière. Cette rupture entre les 2 rugbys exprime l'antagonisme entre classes sociales et de ce fait l'opposition régionale entre le nord et le sud.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En Australie, le rugby à XIII est devenu rapidement le sport de la working-class et a été clairement soutenu par le parti travailliste lors de son implantation en 1908. Le XIII est pratiqué en masse à l'école publique, alors que son homologue quinziste, est le rugby des écoles privées. Il est aussi le sport de la minorité aborigène, avec leur porte drapeau, le club de South Sydney, situé à Redfern, quartier défavorisé de Sydney.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En France, on constate que cet antagonisme existe puisque le XIII a particulièrement bien grandi dans des terres rebelles, tel l'ancien pays cathare. Le XIII a toujours attiré des joueurs issus de l'immigration, d'abord des fils de militants de la CNT, ensuite des joueurs issus de l'immigration maghrébine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En Afrique du Sud, de nombreux joueurs noirs de rugby à XV se sont expatriés dans le nord de l'Angleterre pour échapper à l'apartheid.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si cet ancrage du rugby à XIII dans le monde ouvrier est toujours d'actualité, depuis que le rugby à XV est devenu professionnel en 1995, quelques changements commencent à survenir, notamment du côté de l'Angletterre, où le rugby à XIII est maintenant pratiqué dans les prestigieuses universités du sud.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5926953055836323582-473936430851468799?l=rugbyxiii.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rugbyxiii.blogspot.com/feeds/473936430851468799/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://rugbyxiii.blogspot.com/2009/03/sociologie-du-xiii.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5926953055836323582/posts/default/473936430851468799'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5926953055836323582/posts/default/473936430851468799'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rugbyxiii.blogspot.com/2009/03/sociologie-du-xiii.html' title='Sociologie du XIII'/><author><name>Treiziste</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-hJc8FzO6WOY/TepsEEFdoFI/AAAAAAAAAHQ/B5v3afT2BuM/s220/favicon.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-nzqW3Jxnk1s/TeteBhWHp9I/AAAAAAAAAJU/B8zpj6teagw/s72-c/xiii.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5926953055836323582.post-1065346452869930776</id><published>2009-03-24T22:01:00.002+01:00</published><updated>2011-06-05T12:54:20.184+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Carlaw Park'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Suncorp Stadium'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sydney Cricket Ground'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Odsal Stadium'/><title type='text'>Stades Mythiques</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-7VvXKgTurXg/TetfQJu59RI/AAAAAAAAAJc/C8WUf0UayDg/s1600/osdal.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 246px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-7VvXKgTurXg/TetfQJu59RI/AAAAAAAAAJc/C8WUf0UayDg/s400/osdal.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5614686091542656274" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Carlaw Park (Auckland, NZ)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1920, la fédération néo-zélandaise achetait un marché chinois à Auckland, le Carlaw Park était né et devint le haut-lieu des treizistes kiwis. Vétuste, sans grâce, immense déservoir des eaux de pluies, il offrit à ses habitués des spectacles de rugby à nul autres pareil. Les jours d'orage, le flot coule le long de ses flancs pentus .Au bout de quelques minutes, les joueurs étaient transformés en statues vivantes, le ballon pesait des kilos. Le XIII de France a rarement gagné au Carlaw Park, l'antre des kiwis. Deux fois pour être exact : le 6 août 1955 (19-9) et le 25 mai 1968 (15-10). Aujourd'hui le stade est à l'abandon, du fait de sa vétusté et les dirigeants le préfèrent a des stades plus grands et plus confortables comme le Ericsson Stadium. Le dernier match joué sur cette pelouse a été la finale de la Batercard Cup en 2002. Le Carlaw Park va sans doute être rasé pour devenir un parking, alors ce monument de l'histoire mourra, dommage !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Odsal Stadium (Bradford, Ang)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien que Bradford Northern (maintenant Bulls) existe depuis 1907, ils n'ont pas joué au Odsal jusqu'en 1934. Avant, le club a joué sur deux autres stades, le Greenfield Athletic Ground à Dudlely Hill et à Birch Labe. Le 20 juin 1933, le club a signé un contrat de 10 ans avec la mairie de Bradford pour aller au Odsal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Durant des années, des milliers de matchs de rugby se sont joués au Odsal Stadium, mais jusqu'en 1996 avec l'introduction de la Super League et le championnat se jouant en été, le climat hivernal était rude rendant les conditions de jeu difficile. En décembre 1948, le 3ème test entre la Grande-Bretagne et l'Australie a été reporté d'un mois à cause du brouillard installé sur la pelouse. Le Odsal stadium est fier de son association avec la Rugby League, ayant accueilli de nombreux matchs internationaux et de nombreuses finales, y compris la finale de la Challenge Cup 1954 qui a vu naître le record de spectateurs (102,569) pour un match de rugby à XIII (depuis battu par le Telstra Stadium de Sydney). L'Odsal stadium bat toujours des records puisque le 3 septembre 1999, le record de spectateurs (24,020) de la Super League hors phases finales a été battu lors de la victoire de Bradford Bulls sur Leeds Rhinos 19 à 18. Bien que le Odsal est un stade de rugby à XIII, il a accueilli d'autres sports comme le speedway, le stock car, basket-ball, catch ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a eu beaucoup de projets pour reconstruire le Odsal depuis 1934, avec le rêve d'en faire le "Wembley du nord", seulement que quelques améliorations mineures de temps en temps étaient effectuées. Après un accord avec la mairie de Bradford, les Bulls se sont installés pendant deux ans au Valley Parade partageant le stade avec le club de foot du Bradford City FC. Ils purent retourner dans leur stade fétiche en 2003, avec la possibilité d'améliorer eux-mêmes le stade.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Suncorp Stadium (Brisbane, Aus)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Suncorp Stadium, anciennement connu sous le nom du Lang Park, est le temple du Rugby à XIII du Queensland (un des premier stades majeurs à être contrôlé par la Rugby League). La reconstruction du stade a été faite en juin 2003 pour le convertir en un stade moderne. Les travaux avaient débuté en juillet 2001, tout a été démoli excepté la tribune principale qui a été incorporée dans la nouvelle structure. Le Suncorp Stadium est maintenant un des plus beaux stades australiens et a une capacité de 52 429 places. Il est aussi devenu aujourd'hui l'antre des Brisbane Broncos et du l'équipe du Queensland pour les SOO.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Sydney Cricket Ground (Sydney, Aus)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'ancien temple du XIII australien. La Rugby League y organisa son premier match officiel le jeudi 22 juin 1911. Cette vaste arène ovale (c'est un stade construit pour le cricket) a accueilli depuis cette date tous les événements qui ont compté en Australie. Ses records d'affluences sont les suivants : 70204 spectateurs pour le test de 1932 entre l'Australie et les Lions. Il y en eut 25 de plus lors de la rencontre Grande-Bretagne - NSW en 1950. C'est la finale entre Saint-George et South Sydney en 1965 qui a attiré le plus de monde : 78056 personnes. Depuis la construction juste à côté du Aussie Stadium en 1988, le rugby à 13 n'y est plus pratiqué. Sa capacité actuelle est de 44002 places.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Wembley (Londres, Ang)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le stade de Wembley a été construit à l'occasion de l'exposition impériale de 1924 à Londres. L'inauguration du stade, un an avant l'exposition a eu lieu le 28 avril 1923 avec la finale de la Cup de football entre Bolton et West Ham. Officiellement 126 947 personnes assistent à la rencontre. En réalité, on estime que ce sont 200 000 à 250 000 personnes qui affluent à Wembley.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La rugby league a une relation particulière et historique avec le stade de Wembley qui date de 1929 quand la finale de la Cup entre Dewsbury et Wigan fut le premier match de rugby à XIII joué dans l'arène aux deux tours jumelles. Depuis, Wembley est devenu la maison spirituelle de la Challenge Cup et des matchs internationaux de la Grande-Bretagne comme la mémorable défaite des Kangourous en 1990. La dernière finale jouée à Wembley est Leeds contre Londres en 1999.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais en vu de l'organisation de la Coupe du monde 2006 de football, le stade est démoli en 2000 pour en reconstruire un de plus grand et de plus moderne. Les tours de Wembley, démontées, se verront transformées en musée de rugby à XIII. Le nouveau Wembley pourra accueillir près de 90000 spectateurs et sera doter d'un toit rétractable. La finale de la Challenge Cup 2006 est pressentie pour se jouer dans ce magnifique stade même si le fantôme de l'ancien Wembey avec son atmosphère extraordinaire hantera toujours nos mémoires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Article du blog "lemondedurugby"&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5926953055836323582-1065346452869930776?l=rugbyxiii.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rugbyxiii.blogspot.com/feeds/1065346452869930776/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://rugbyxiii.blogspot.com/2009/03/stades-mythiques.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5926953055836323582/posts/default/1065346452869930776'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5926953055836323582/posts/default/1065346452869930776'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rugbyxiii.blogspot.com/2009/03/stades-mythiques.html' title='Stades Mythiques'/><author><name>Treiziste</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-hJc8FzO6WOY/TepsEEFdoFI/AAAAAAAAAHQ/B5v3afT2BuM/s220/favicon.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-7VvXKgTurXg/TetfQJu59RI/AAAAAAAAAJc/C8WUf0UayDg/s72-c/osdal.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5926953055836323582.post-8231638195651859511</id><published>2009-03-24T21:54:00.001+01:00</published><updated>2011-06-05T13:04:50.540+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='hall of fame rugby league'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='HOF rugby'/><title type='text'>Hall of Fame</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-XK5xux9RyfU/TetivZSPAlI/AAAAAAAAAJk/6V6gKrI2SK4/s1600/hall-of-fame.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 350px; height: 242px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-XK5xux9RyfU/TetivZSPAlI/AAAAAAAAAJk/6V6gKrI2SK4/s400/hall-of-fame.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5614689926828196434" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Beetson, Arthur (1945-) Aus&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Clubs: Balmain, Easts, Parramatta, Redcliffe, Hull KR&lt;br /&gt;NSW: 18 matchs (1966-77) / QLD: 3 matchs (1980-81) Australie: 14 Tests&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gabarit imposant ( 1,90m, 110 kilos), il avait débuté dans l'emploi de ... trois-quarts centre sous les couleurs de son club du Queensland, Roma. C'est au Redcliffe de Brisbane qu'il se spécialisa comme avant. D'emblée, il devint un pilier ou un seconde ligne d'une exceptionnelle envergure auquel il n'était reproché qu'une lacune : un tempérament trop bouillant. De suspension en suspension, de brutalité en brutalité, " Big Artie ", eut alors une carrière en dent de scie, normalisée par ses prouesses de la coupe du monde 1968. Fut-elle pour lui un révélateur ? On peut le penser. Toujours est-il qu'après ce tournoi, Beetson se disciplina  et se révéla chef de pack et meneur de jeu hors série. Technicien impeccable, parfait exécutant il fut le " skipper" de Balmain, Eastern Suburbs, Parramatta, puis Redcliffe. Il avait 37 ans quant il cessa de jouer. Il fut coach de Redcliffe, du Queensland et des Kangourous en 1983.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Benausse, Gilbert Fr&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;48 sélections en équipe de France (record) entre 1951 et 1964.&lt;br /&gt;Légitimement, l'Australie s'enorgueillit de Reg Gasnier et de Bob Fulton. "Gus" Risman et Roger Millward sont la fierté de la Grande-Bretagne. A ces ""supers", la France peut sans crainte opposer Gilbert Benausse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un Prince si ce n'est "le" Prince de l'attaque : "Gijou" le magnifique. Le parangon des demis d'ouverture, admirable centre et arrière de surcroît. Revélé par l'A.S Carcassonne, il fut également l'animateur offensif du F.C Lézignan et le principal artisan de sa gloire.&lt;br /&gt;Véritable "essui-glace" en défense, botteur et buteur, il fut à la fois un formidable joueur d'instinct et un technicien inspiré. "Gijou", c'était l'instantanéité de la passe, un coup d'oeil panoramique, la prescience du geste utile, l'anticipation fulgurante au ras des avants, un distributeur-finisseur comme il en est peu passé dans le rugby. De sa courte foulée rageuse, cet immense allumeur d'attaques, multipliait les manoeuvres les plus subtiles, ponctuait chacune de ses interventions d'un trait de génie, additionnait avec une précision mathématique les cadrages-débordements, déclenchait les accélérations propres aux grands raids solitaires ou assurait toute son efficacité au jeu de ligne. Bref, un "soliste-collectif" qui savait tout entreprendre et réussir parce qu'à ses extraordinaires dons naturels, il ajoutait un courage à toute épreuve et un sens du sacrifice hors du commun. Dans la gerbe de ses prouesses, on citera le drop -coup d'envoi de Villeneuve, reprise de volée, dorp dans la foulée des 45 mètres en coin - qu'il ajusta lors de la finale 1959, son test du sydney Cricket Ground (1960) face à un Gasnier médusé, ses matchs contre les kiwis et quelques finales à se rouler au sol d'admiration.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Brousse, Elie fr&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De 1946 à 1953, 31 sélections en équipe de France&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si jamais vous doutiez qu'il a été le meilleur "deuxième ligne" du monde français (et sans doute du monde) de tous les temps, ce remarquable avant de 1,87 m et 98 kilos qui détalait comme un lapin, est une référence encore du côté de l'Angleterre, de la Nouvelle-Zélande et de l'Australie. On vous y dira que ce catalan de Bages au style d'une sobriété et d'une efficacité remarquables a laissé le souvenir d'un athlète et d'un joueur d'une parfaite loyauté et d'un brio exceptionnel. Brousse, c'était l'art du "second rideau" défensif et offensif porté au paroxysme de l'efficacité. Sa finale de 1951, contre le XIII Catalan, au stade Chapou, est dans toutes les mémoires de ceux qui vécurent ce chef d'oeuvre de match.&lt;br /&gt;Après le repos, Lyon mené 10-2, Brousse amena trois des cinq essais de son camp et, à lui seul, transforma une défaite en victoire. Quelques jours plus tard, il était le héros du troisième test contre l'Australie. Pour la presse australienne, il devint, et resta, après sa fabuleuse production du SCG, le"Tigre de Sydney".&lt;br /&gt;Elie Brousse fit les beaux jours de Roanne, Marseille et Lyon avec lesquels, il gagna moult coupes et championnats et porta également le maillot du Celtic de Paris. Pour lui le rugby fut la chose la moins compliquée qui soit: toujours en chasse derrière ses trois-quarts, il les épaulait sans relâche, tant en attaque qu'en défense.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Churchill, Clive (1927-1985) Aus&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Clubs: Central Charlestown, South Sydney, Brisbane Norths, Moree (1946-61)&lt;br /&gt;NSW: 37 matchs (1948-57)&lt;br /&gt;Australie: 34 Tests, 3 coupe du monde&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un des "immortels" du rugby australien et son arrière le plus fameux. Haut de 1,70 mètres, ne pesant que 70 kilos, il fut surnommé "The Little Master" en raison de sa magnifique vision du jeu, de son art des intercalations offensives, de son placement exemplaire. La tournée de 1948/1949 installa sa réputation. Splendide attaquant, il fut également un défenseur intraitable. South Sydney s'épanouit sous sa direction. Capitaine des Kangourous, il entraîna le Queensland, l'Australie et South Sydney. La "Clive Churchill Medal" récompense le meilleur joueur de la Finale de la NRL.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Crespo, Joseph fr&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;26 sélections. (1948-54) Catalan, c'est à Roanne et à Lyon qu'il s'illustra. Il n'y a pas eu meilleur demi de mêlée que lui au Rugby à XIII. Le joueur complet, plaquant impitoyablement, sur la détente, attaquant avec une lucidité rare. Parfait distributeur de jeu, plaque tournante du "collectif", il savait tout faire, tout construire, tout terminer, une fois l'action ébauchée. "Monsieur Jo", demi de mêlée de vocation a été international à l'ouverture, au centre, à l'aile et en ... troisème ligne, malgré un gabarit modeste (1,75 m; 73 kilos). Tous les entraîneurs de France et de Navarre ont, des années durant, prévenu leurs joueurs : "Attentiopn à la passe croisée Duffort-Crespo !". En pûre perte : immanquablement, au moment où bien sûr, on ne l'attendait pas, "ils en faisaient péter une". Qui faisait mouche évidemment ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Fulton, Robert (1947-) Aus&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Clubs: W'gong Wests, Manly, Easts, Warrington (1965-79)&lt;br /&gt;NSW: 16 matchs (1967-78)&lt;br /&gt;Australie: 20 Tests, 15 matchs de coupe du monde&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un des "immortels" australien. Né en Angleterre, c'est à Wollongong, port pétrolier de la Nouvelle Galles du Sud, où s'était installé sa famille, qu'il entama une carrière prestigieuse. A 17 ans, il signait à Manly Warringah dont il allait devenir le meneur de jeu et le leader offensif. Dès 1967, Ernie Christensen le considérait comme le premier ouvreur d'Australie. Pourtant, il ne fut pas de la tournée européenne des Kangourous et n'entama sa carrière internationale que l'année suivante, à l'occasion de la coupe du monde de 1968. Il s'y montra éblouissant. Tellement, même, qu'il surclassa les adversaires qui s'opposèrent à lui et qui n'étaient pourtant pas les premiers venus puisqu'il s'agissait du français Capdouze et de l'anglais Millward. Solide sur jambes, difficile à plaquer, remarquable technicien, Bob " Bozzo" Fulton a joué onze saisons pour l'Australie, fait deux tournées en Europe (1973 et 1978), une en Nouvelle Zélande (1971), joué trois coupes du monde (1968, 1970 et 1972), un championnat du monde (1978) et, en-dehors des épreuves officielles précitées, disputé 19 tests supplémentaires. Sa formidable partie de la finale de 1973 valut un titre à Manly qui lui en dut un autre en 1976. Bob Fulton porta en outre le maillot d' Eastern Suburbs. Plus tard, il fut entraîneur de Manly et des Kangourous qu'il mena au titre en 1995.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Jean Galia (1905-1949) Fr&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Né le 20 mars 1905 à Ille sur têt, joueur de Quillan puis Villeneuve sur lot à XV, "meilleur avant d'Europe à XV", il est radié du XV pour "fait de professionnalisme". Il est le père fondateur du XIII en France et forma en 1934 les "Galia Boys" (ou "les pionners"), équipe formée par d'ancien quinzistes qui parta en tournée en Angleterre. Il n'a porté qu'à quatre reprises le maillot du XIII de France (entre 1934 et 36). Mais à côté de cela, que de titres de gloires et de reconnaissance des treizistes. Intelligent, lucide, Jean Galia ne fut pas qu'un joueur de haut format. Le dirigeant, l'entraîneur, l'éducateur se hissèrent sans peine au même niveau. Personnalité exceptionnelle, il a marqué de son empreinte et le jeu et sa destinée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Gasnier, Reginald (1939-) Aus&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Clubs: St. George (1959-67)&lt;br /&gt;NSW: 21 matchs (1959-67)&lt;br /&gt;Australie: 36 Tests, 3 matchs de coupe du monde (1959-67)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre membre du carré des "immortels". Le plus grand, le plus élégant, le meilleur des attaquants australiens de l'après guerre. 36 tests et une coupe du monde en 1960. Trois tournées (1960, 1963, 1967). Cet athlète doué aurait pu briller dans de nombreux sports. Champion junior avec son collège en rugby à XV, il excellait en saut en longueur et en hauteur. Sprinter de talent, il était très bon en cricket, ce qui lui valut une sélection pour le NSW Sheffield Shield Side. Alors même qu'il avait le choix entre de nombreuses disciplines, il choisit le XIII et le plus prestigieux des clubs de Sydney, Saint George au sein duquel il allait être le compagon de Provan, Raper, Langlands. A l'inverse de ses grands concurrents et, plus tard, de Fulton, Reg Gasnier, le "petit prince" du Sydney Cricket Ground et du Kogarah Oval s'appuyait sur un style tout de finesse et d'habileté. Ses accélérations étaient foudroyantes, sa vision du champ parfaite. Ses prouesses ne se sont pas comptées. Parmi les plus connues, on citera l'essai de 60 mètres qu'il signa contre les "Lions" à Swinton en 1960, les deux autres qu'il s'adjugea en 1963 à Wembley ou celui qu'il apporta à son équipe à Paris cette même année, contre le XIII de France. Reg Gasnier a été élu le plus jeune capitaine australien de l'histoire en 1962 alors qu'il avait 23 ans et 28 jours. Pour le jeu treiziste, ce gentleman des pelouses qui se retira en 1967 en pleine gloire restera comme un des attaquants les plus remarquables de tous les temps, l'égal de notre Benausse et du gallois Risman par exemple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Langlands, Graeme (1941 - ) Aus&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Clubs: Wollongong, St. George (1962-76)&lt;br /&gt;NSW: 36 matchs (1962-75)&lt;br /&gt;Australie: 34 Tests, 11 matchs de coupe du monde (1963-75)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Changa" Langlands passé de Wollongong à Saint George, c'était tout le contraire de son copain Gasnier, auquel il fut associé chez les "Dragons" et en équipe nationale. Moins d'allure et de style mais un talent exceptionnel. Rude, sans pitié, le marchand de cravates type avec en supplément un crocheteur impénitent aux changements de régime époustouflants? Pour l'Australie, un de ses joueurs les plus efficaces. Centre d'abord puis arrière. Langlands a été de la ligne d'arrière de 1963, celle qui faisait tilt à chaque démarrage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Lewis, Wally (1959-) Aus&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Clubs: Brisbane Valleys, Wynnum-Manly, Brisbane Broncos, Gold Coast, Wakefield Trinity (1978-92)&lt;br /&gt;QLD: 42 matchs (1979-91) inclus 31 Origin matchs Australie: 33 Tests, 1 World Cup Game, 19 Tour Matchs (1981-91)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Capitanat: Broncos 1988-1989; Queensland 1981-1991; Australie 1984-1989&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Wally Lewis est considéré comme le meilleur joueur des années 80. Ce demi-d'ouverture d'exception (1,86m 94kilos) avait une excellente vision de jeu et était très astucieux, à lui tout seul il pouvait faire basculer un match. Dans les années 80, il remporta de nombreuses victoires dans les State Of Origin avec le Queensland. Le succès phénoménal des State Of Origin et des Brisbane Broncos peuvent être directement attribués à la seule présence de Wally Lewis (surnommé  the King)qui révolutionna et fit entrer le rugby à 13 dans son ére moderne. Peut-être le joueur le plus charismatique et le plus talentueux de l'histoire du rugby à 13. Il a une statue à son effigie au Lang Park de Brisbane !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Meninga, Mal (1960-) Aus&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Club: Canberra (1986 - 1994)&lt;br /&gt;Queensland: 38 matchs&lt;br /&gt;Australie: 45 test&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mal Meninga est considéré comme l'un des meilleurs sportifs australiens de tous les temps en particulier pour les fans de rugby league d'Australie et du monde entier. Né à Bundaberg (QLD), il apprit le rugby à XIII avec son père et plus tard il deviendra le joueur australien le plus capé en sélection nationale (45 sélections ) et pour le Queensland (38 sélections). Meninga a reçu plusieurs récompenses comme le Order of Australia en 1994 et The Australian Achiever of the year en 1995. Il a fait 4 tournées tournées successives avec les kangourous en Europe et en porta 2 fois le capitanat. Autre performance, il a joué prés de 400 matchs dans le championnat australien et gagna trois fois celui-ci en 1989, 1990 et 1994. Il a gagné bon de nombres d'awards, centre de l'année en 1991, capitaine de l'année en 1991 et Adidas Golden Boot Award pour le meilleur joueur du monde en 1990. Il arrêta sa carrière en 1994 en jouant contre la France. Plus tard, il fut entraîneur des Canberra Raiders.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Puig-Aubert (1925-1994) Fr&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5 fois champion de France avec Carcassonne (46, 50, 52 ,53) et le XIII Catalan (57)&lt;br /&gt;4 fois vainqueur de la Coupe de France avec Carcassonne (46, 47, 51, 52)&lt;br /&gt;46 sélections en équipe de France (1946-56)&lt;br /&gt;Champion du Monde 1951&lt;br /&gt;« Meilleur sportif français de l'année » en 1951 par le journal l' Équipe.&lt;br /&gt;L'artiste, le génie du jeu. Véritable héros populaire des années 50 comme Zidane l'est aujourd'hui en France. Sur lui, on pensait avoir tout dit, tout écrit. Or, chaque jour qui passe, chaque souvenir qui affleure, apporte une nouvelle révélation sur ce talent hors des idées reçues et du commun "Pipette" ce fut, pour le folklore, le pastis et la cigarette, pour l'amateur de rugby, quelque chose d'insolite, d'inédit, d'exceptionnel : des drops réussis à la pelle, du droit comme du gauche, de près ou de loin, au choix, et dans les positions les plus invraisemblables. Ce fut de larges crochets, des démarrages instantanés, des raids solitaires, des décalages d'une subtilité extrême ou de magistrales courses vagabondes.&lt;br /&gt;Qui n'a pas vu cet arrière à l'oeuvre ne peut pas comprendre son art unique, sa finesse, son admirable maniement de la balle. A un mètre de la touche, il en trouvait une cinquante-soixante mètres plus loin. Prêt à tenter un drop du gauche, gêné, il crochetait pour le botter du droit. Simulant un recul, il se retournait brusquement pour transformer, dans élan, imparablement. Un adversaire dégageait, le pauvre, qu'il était aussitôt aux cent coups, expédié vingt pas en arrière par un renvoi qui excédait le sien en longueur, de dix bons mètres.&lt;br /&gt;D'abord, il fut mince comme une liane. On lui consentit tous les dons, pour d'inappréciables, numéros de solistes. Puis, immodérément, immodestement, il grossit. On s'aperçut alors que s'il avait des moyens à revendre, plus riche encore il était de science du jeu-conférer les deux essais de Contrastin en coupe du monde 1954 - du placement et de la technique - Puig-Aubert, ce fut l'archétype, la perfection formelle du jeu a l'arrière, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, l'Angleterre à genoux, soufflées d'admiration, 232 points au cours de la tournée de 1951, des résultats de match inversés moult et moult fois, par un joueur qui butait et attaquait magistralement pour un continuel ravissement et émerveillement du spectateur. Une prouesse ? Des milliers, parmi lesquelles celle du 3 juillet 1951 contre la sélection de Brisbane, au Brisbane Cricket Ground : dernière seconde du match, Brisbane mène 16 à 15. Renvoi sous les poteaux. Nick Pose dégage. Aux 50 mètres, tout à fait en coin, Puig-Aubert reprend et dans la foulée tire : la cloche sonne. 17 - 16, c'est gagné pour la France. Stupéfaits, l'entraîneur de Brisbane mesure la longueur de la trajectoire : 65 mètres. " Il a donné, écrit Ernie Christensen le soir même, une nouvelle idée de l'arrière, une nouvelle dimension au jeu".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Livre sur Puig-Aubert "Immortel Pipette" de Bernard Pratviel à acheter absolument&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Raper, Johnny (1939-) Aus&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Clubs: Newtown, St. George, Newcastle Wests, Kurri Kurri (1957-73)&lt;br /&gt;NSW: 31 matchs(1959-70)&lt;br /&gt;Australie: 33 Tests, 6 Matchs de coupe du monde, 35 Tour Matchs (1959-68)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le premier des "immortels" du rugby australien. Il avait à peine 17 ans et défendait les couleurs de Newton quand il affronta les Colts de Grande-Bretagne. En 1959, il signait à Saint George, qui fut le point de départ de sa magnifique carrière. 32 tests dont 13 en France. S'il n'avait rien de "monstrueux" (1,78 m, 88 kilos) ce troisième ligne débordant d'activité et d'une rare clairvoyance fut le plus complet et le meilleur de la décennie 1959-1968. Défenseur intraitable, roi du "second rideau", il fut deux fois "joueur de l'année" (1961 et 1965) à Sydney, disputa 2 coupes du monde (1960 et 1968), commanda l'Australie quand elle remporta la dernière et contribua mieux qu'aucun autre à la réussite de Saint George où il fut le partenaire de Gasnier, Langlands et Billy Smith.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Risman, Augustus-John G-B&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le plus connu, le plus célèbre, le plus complet des attaquants gallois (ouvreur ou centre). A 18 ans, il répond favorablement aux offres de Salford (1929). Il cessera de jouer 26 ans plus tard (1955) lorsqu'il aura porté soit 1679 buts et 232 essais soit 4 054 points. Trois tournées (1932, 1936, 1946). Il commanda, durant la dernière, "'équipe des "Indomptables". 15 fois capitaine en test, il reste pour l'histoire du jeu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Rousié, Max fr&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;15 sélections (1935-38). Tous les treizistes qui ont eu la chance de la voir jouer sont formels et le disent avec une touchante unanimité : il fut le joueur le plus spectaculaire en même temps que le plus entrepenant et le plus doué qui soit passé dans notre jeu.&lt;br /&gt;Magnifique atlhéte - 1,77 m pour 80 kilos - au style superbement équilibré, buteur, passeur, soliste dont chaque récital était un enchantement et atteignait une dimension souvent inconnue jusque là, "Maxou" excella à tous les postes de création. Toutefois, s'il fut un arrière, un centre, un ouvreur ou même un troisième ligne sortant par définition de l'ordinaire, c'est comme demi de mêlée, qu'il s'exprima avec le plus de talent, d'intensité et de brio. Antonin Barbazanged, qui fut don adversaire et partenaire, nous expliquait naguère, l'étendue de son registre et comment , sans avoir jamais taté de la discipline et ignorant à qui avait affaire, il "tomba", un jour de stage à Antibes, sur sa seule souplesse et vivacité, le champion de France de lutte. Baptiste Carbo, qui fut son ailier, nous racontait, à la même époque, ce qu'il y avait d'excitant à côtoyer cette espèce de génie à qui rien n'échappait quand il s'agissait d'exploiter une faille dans le dispositif opposé ou de conduire une action affolante, au sens propre du terme, pour l'adversaire martyrisé. "Je me souviens, nous confia t-il, d'un match un particulier. Max s'échappe. A cinq mètres de la ligne, il plonge puis s'aperçoit du retour en bolide d'un plaqueur prêt à annihiler l'essai. Alors, dans un coup de reins fabuleux, en plein vol, il infléchit sa trajectoire, la dévie et marque."&lt;br /&gt;Les anecdotes les plus variées, les plus diverses, fourmillent sur les prouesses de ce Marmandais qui porta successivement les maillots de Villeneuve et Roanne. Dans la mémoire du jeu, Max Rousié représente à coup sûr un moment rare et exceptionnel. Le deuxième conflit mondial stoppa net la carrière internationale de ce formidable joueur d'instinct qui apporta au rugby de son époque quelque chose de totalement nouveau au plan de l'émotion comme la technique et la stratégie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Sullivan, Clive G-B&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un ailier de couleur qui passa de Hull FC au Hull KR, joua 17 tests pour la Grande-Bretagne et dix matchs pour le Pays de Galles (1966-1979). Elégant et rapide, il signa deux essias d'anthologie, le premier qui fit basculer le match contre la France à la denrière minute - service de Fox, débordement et crochet sur Pierre Lacaze - le 22 janvier 1967 à Carcassonne (16-13), le second en finale de la Coupe du Monde - interception de 80 mètres - le 11 novembre 1972, contre l'Australie, à Lyon.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5926953055836323582-8231638195651859511?l=rugbyxiii.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rugbyxiii.blogspot.com/feeds/8231638195651859511/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://rugbyxiii.blogspot.com/2009/03/hall-of-fame.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5926953055836323582/posts/default/8231638195651859511'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5926953055836323582/posts/default/8231638195651859511'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rugbyxiii.blogspot.com/2009/03/hall-of-fame.html' title='Hall of Fame'/><author><name>Treiziste</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-hJc8FzO6WOY/TepsEEFdoFI/AAAAAAAAAHQ/B5v3afT2BuM/s220/favicon.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-XK5xux9RyfU/TetivZSPAlI/AAAAAAAAAJk/6V6gKrI2SK4/s72-c/hall-of-fame.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5926953055836323582.post-7787740815042775711</id><published>2009-03-24T21:50:00.002+01:00</published><updated>2011-06-05T13:11:58.985+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='france rugby league'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='jacques fouroux'/><title type='text'>France Rugby League</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-HXxW41-EcMc/TetkaQj4ApI/AAAAAAAAAJs/WWZtUgsYPa4/s1600/jacques.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 372px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-HXxW41-EcMc/TetkaQj4ApI/AAAAAAAAAJs/WWZtUgsYPa4/s400/jacques.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5614691762732270226" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;En 1995, Jacques Fouroux (ancien capitaine et entraîneur du XV de France, aujourd'hui disparu) lance une nouvelle compétition régionale conciliant rugby à XIII et show musical avec entrées gratuites appelée France Rugby League. Celle-ci se déroula durant l'été 95 et eut un très grand succès populaire et médiatique puisque la finale (qui a eu lieu à Carcassonne, mais qui devait normalement se jouer à Béziers) fut retransmise sur Canal plus dans l'émission l'Equipe du Dimanche. Cette compétition fut l'année d'après reconduite mais avec beaucoup moins de succès que la première édition du fait notamment de la participation du PSG RL à la SL.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les 8 équipes régionales :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avignon-Provence&lt;br /&gt;Bordeaux-Aquitaine&lt;br /&gt;Carcassonne-Aude&lt;br /&gt;Lyon-Rhône-Alpes&lt;br /&gt;Marseille-Méditerrannée&lt;br /&gt;Paris-Ile-de-France&lt;br /&gt;Catalogne-Perpignan-Roussillon&lt;br /&gt;Toulouse-Midi-Pyrénées&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Article de l'humanité paru - le 8 novembre 1994&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jacques Fouroux met la main sur le rugby à XIII avec musique et sponsors&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En annonçant hier qu’il prenait la tête de « France Rugby League », à XIII, Jacques Fouroux, qui abandonne complètement le XV, souhaite copier le modèle britannique ou australien qui, à renfort d’argent, ont débauché nombre de quinzistes. Seize équipes régionales, associées à des sponsors, s’affronteront en France dès juillet 1995.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;DERRIERE sa table et son micro, Jacques Fouroux est soudain surpris par une pointe d’émotion qu’il essaie de ne pas laisser paraître. Mais c’est déjà trop tard. Au moment d’évoquer lors de cette conférence de presse qu’il quitte le monde du rugby à XV (après ses démissions de tous ses mandats) en annonçant la création de France Rugby League à XIII dont il sera le président, l’ancien capitaine et sélectionneur du XV de France tente de faire croire qu’il a agi de gaieté de coeur en passant chez « l’ennemi ». Mais personne n’est dupe. « On peut être choqué par ce changement de vie, mais je suis un homme libre et j’ai décidé seul », assure-t-il comme pour convaincre son auditoire de sa bonne foi. Et il ajoute : « Je dis au revoir à ce que j’ai adoré, car le rugby mondial est à un grand virage. Deux mots clés reviennent à tout coup : spectaculaire et compréhensible par tous. L’un des deux, le XV, comporte 25 minutes de jeu effectif, l’autre 60 minutes… »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toute l’argumentation de Jacques Fouroux tient en ces mots, pour le moins minimalistes. Parce que le XV - qui a fait sa gloire et sa notoriété - est devenu à ses yeux « incompréhensible » et « rigide », la solution serait donc de virer casaque et rouler pour le XIII. Mais pas n’importe comment, certes. En accédant à un poste de Monsieur Loyal d’un championnat professionnel de seize équipes, à l’américaine, avec une philosophie dite de « spectacle et de musique » ( !) et un concept de gratuité dans les stades qui demandera encore quelques explications quant à sa viabilité financière, le « petit Napoléon », quoi qu’il en dise, semble comme exilé sur l’île du désaveu. Après avoir incarné durant deux ans la fronde contre Bernard Lapasset, le président de la Fédération du XV, Jacques Fouroux, isolé et sentant le vent de l’échec certain, a préféré quitter le navire plutôt que de recevoir une sanction sous la forme d’une cuisante défaite, qui n’aurait pas été digne de l’ancien joueur-sélectionneur qu’il fut, évidemment. Mais son combat l’était-il pour autant ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le voilà donc à la tête d’une « League », dont le projet devra être affiné d’ici à juillet 1995, date de son lancement officiel. Ayant le soutien - réel - des puissantes fédérations britannique et australienne, et de l’International Rugby League Board représenté hier par son président Kenneth Arthurson, et l’appui - annoncé mais contraint et forcé - de la Fédération française du XIII, Jacques Fouroux a eu quasiment carte blanche pour affiner son concept et réaliser une OPA en bonne et due forme sur le XIII hexagonal. De façon pratique, la France Rugby League mettra au prise seize équipes représentants seize régions de France en portant - « à l’image des équipes cyclistes », comme le dit Fouroux - le nom de leur sponsor accolé à celui de la région. Pour des rencontres qui se voudront attractives puisque les matches se dérouleront en quarts-temps à la sauce-USA, avec des shows pour meubler genre chanteuses glamour la jupe à l’envers, et des équipes qui pourront utiliser à leur guise durant toute la durée du temps réglementaire dix-sept joueurs et non plus treize. Principe de la mobilité du basket (voilà une bonne idée).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Evoquant très succinctement le mode de financement de ces équipes des régions, Jacques Fouroux n’a pas utilisé de « faux-fuyants » comme il le dit, bien qu’il soit resté peu concret. « Aujourd’hui, affirme-t-il, les clubs sont des entreprises et sont de plain-pied dans le professionnalisme. Toutefois, pour l’instant, ce serait mentir de dire aux joueurs qu’ils pourront vivre du XIII. Dans quelques années, on verra… » Avec des fonds essentiellement privés (aucun nom pour l’instant), la « League », qui aura sans doute le statut de SAOS (société à objet sportif), entend également être propriétaire à hauteur de 51% des équipes régionales dont elle assurerait, selon Fouroux, la pérennité à moyen et à long terme. Mais, en s’inscrivant dans la durée, certains n’hésitent pas à franchir le rubicond et parlent, comme Jean-Paul Ferré, président de la Fédé de XIII, d’une future « compétition qui ressemblerait à celle du foot américain, avec des joueurs se préparant le restant de l’année pour cette échéance qui ne durerait que cinq mois, de mars à juillet, comme nous le feront dès 1996. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En agissant de la sorte, Jacques Fouroux sait, aussi, qu’il a joué de provocation à l’adresse du XV et de Lapasset en particulier. Son charisme de bonimenteur et son ambition triomphante, qui l’ont mené du destin limité d’employé de mairie à Auch à la tête d’un portefeuille multicartes épais comme un jeu de trente-deux, ne sont pas en cause. Mais, hier, ses appels du pied répété envers les joueurs du XV ne sont pas passés inaperçus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Dans mon sport d’origine il y a des phénomènes qui feraient de belles choses chez nous et j’ai informé de mon projet beaucoup de ces joueurs, la porte est ouverte. » Voilà les mots. Qui ressemblent à s’y méprendre au marchandage de certains dirigeants treizistes britanniques ou australiens, à grand renfort de fric. Seul problème pour Fouroux : pour l’instant, dans notre pays, l’argent ne se déverse pas sur le rugby en général et encore moins pour le XIII qui est loin, par exemple, de gagner des marchés télévisés, « League » ou pas. Le nouveau chemin de Fouroux sera long. Surtout s’il essaie de nous démontrer qu’il a raison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;JEAN-EMMANUEL DUCOIN.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5926953055836323582-7787740815042775711?l=rugbyxiii.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rugbyxiii.blogspot.com/feeds/7787740815042775711/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://rugbyxiii.blogspot.com/2009/03/france-rugby-league.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5926953055836323582/posts/default/7787740815042775711'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5926953055836323582/posts/default/7787740815042775711'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rugbyxiii.blogspot.com/2009/03/france-rugby-league.html' title='France Rugby League'/><author><name>Treiziste</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-hJc8FzO6WOY/TepsEEFdoFI/AAAAAAAAAHQ/B5v3afT2BuM/s220/favicon.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-HXxW41-EcMc/TetkaQj4ApI/AAAAAAAAAJs/WWZtUgsYPa4/s72-c/jacques.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5926953055836323582.post-6589741554264643683</id><published>2009-03-24T21:47:00.001+01:00</published><updated>2011-06-05T13:20:39.573+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='rugby interdit'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='rugby et vichy'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='pétain et le sport'/><title type='text'>L'infamie de Vichy</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/--tUG2Llh4ls/TetmakyWBwI/AAAAAAAAAJ0/c6KxaVRhPIs/s1600/interdit.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 309px;" src="http://2.bp.blogspot.com/--tUG2Llh4ls/TetmakyWBwI/AAAAAAAAAJ0/c6KxaVRhPIs/s320/interdit.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5614693967184922370" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le début de la deuxième guerre mondialeva stopper l'essor du rugby à XIII. Avec l'armistice du 22 juin 1940 et la création de l'Etat français le 11 juillet de la même année, les orientations données au sport français vont changer. Le sport professionnel est perçu comme opposé aux valeurs que les dirigeants politiques veulent promouvoir. Sil'on joue encore au rugby à XIII le 6 août, Jean Ybarnegary, ministre de la famille et de la Jeunesse, déclare le 22 : "Le sort du rugby à XIII est clair, il a vécu, rayé purement et simplement du sport français..."&lt;br /&gt;Au mois d'octobre, un comité d'étude du professionnalisme et de 'amateurisme mis en place par le Commissariat général à l'Education générale et aux Sports, dirigé par Jean Borotra, rend publiques ses conclusions. "Les sports professionnels sont tous supprimés. Un délai de trois ans est accordé au football, à la boxe et à la pelote basque. Pour les autres, tennis, lutte, rugby à XIII, c'est à effet immédiat, ou plutôt le temps que le commissarait général puisse aviser les fédérations intéressées" (extraits du journal l'Auto du 4 octobre 1940).&lt;br /&gt;Des associations et des comités régionaux du rugby à XIII gardaient tout de même l'espoir de voir se perpétuer une activité amateur qui constituait un secteur important du rugby à XIII. Mais l'unité du rugby français avait déjà été aménagée. On lit, en effet, dans le journal l'Auto daté du 14 octobre 1940 : "Le rugby à XIII a réintégré la FFR. Le retour à la fédération mère devra être terminé le 15 novembre, et l'on étudiera l'opportunité de pratiquer le rugby à XIII dans le cadre scolaire." Dans le même numéro de ce journal un communiqué du Commissariat général de l'Education physique et des Sports précise : "le 15 septembre, le commissaire général a recu le Dr Ginesty, président de la FFR. Après cette entrevue il a eu un entretien téléphonique avec M. Laborde, puis il a chargé le Dr Voivenel de lui présenter un rapport sur la situation d'ensemble du rugby français. Le 10 octobre, le commissaire général a reçu à Vichy M. Laborde. Après ces consultations successives et examen du rapport du Dr Ginesty, le commissaire général a décidé, dans l'intérêt du sport français, de rétablir l'unité du rugby. Pour des raisons évidentes, l'unité ne peut se faire qu'au sein de la FFR en même temps que sera réorganisée celle-ci. Il a donc été demandé à M. Laborde de spontanément dans le FFR le Ligue qu'il préside. Au nom de la ligue, et dans un esprit d'entier dévouement mis à la cause du sport, M. Laborde a donné son acceptation&lt;br /&gt;Une commission composée du Dr Ginesty, du Dr Voivenl et de M. Laborde, à laquelle assistera le commandant Pascot, représentant le commissaire général, se tiendra la semaine prochaine à Toulouse afin de préciser les modalités de cette réintégration qui doit être terminée le 15 novembre.&lt;br /&gt;Dans le même temps un comité technique, auquel assistera un réprésentant du commissaire général examinera l'opportunité de faire pratiquer le rugby à XIII dans le cadre scolaire d'une académie, à titre d'expérience et comme jeu préparatoire à un rugby plus rapide.&lt;br /&gt;Parallèlement, le Dr Ginesty a été chargé par le commissaire général de réorganiser la FFR selon les directives reçues.&lt;br /&gt;Le commissaire général&lt;br /&gt;DECRET DE VICHY 1941&lt;br /&gt;Sous le Ministère de Joseph PASCOT International de Rugby à XV&lt;br /&gt;Secrétariat d'Etat à l'Education Nationale et à la Jeunesse. N°5.285 -&lt;br /&gt;Décret du 19 Décembre 1941, portant dissolution de l'Association dite Ligue Française de Rugby à XIII. -&lt;br /&gt;Nous, Maréchal de France, chef de l'Etat français, -&lt;br /&gt;Vu la loi du 20 décembre 1940 relative à l'Education Nationale et à la Jeunesse, Décrétons:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Art. 1 - L'association dite Ligue Française de Rugby à XIII, dont le siège est à Paris, 24 rue Drouot est dissoute, l'agrément lui ayant été refusé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Art. 2 - Le patrimoine de l'association dissoute, en vertu du précédent article, est transféré, sans modification au Comité National des Sports qui en assume toutes les charges et qui sera représenté aux opérations de liquidation par son secrétaire général M. Charles Denis, officier de la Légion d'Honneur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Art. 3 - Le secrétaire d'Etat à l'Education Nationale et à la Jeunesse est chargé de l'exécution du présent décret qui sera publié au Journal Officiel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fait à Vichy,&lt;br /&gt;Le 29 décembre 1941. Ph. Pétain&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LE DÉCRET DE VICHY, FACTEUR D’INTERPRÉTATION D’UNE ÉVOLUTION HISTORIQUE DU JEU EN FRANCE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;par Louis Bonnery&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1. INTRODUCTION&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2. RAPPEL SUCCINCT DES FAITS&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3. DÉPASSER LE SYNDROME DE VICHY&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4. AFFIRMER SA CULTURE&lt;br /&gt;5. CONCLUSION&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;6. BIBLIOGRAPHIE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;I. INTRODUCTION&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La construction par Aurélie Luneau  et la récente diffusion par France Culture de l’émission, La Fabrique de l’histoire, sur le sujet : « La guerre des rugbys sous Vichy  » ( 1)  a incontestablement ravivé des passions dans le monde treiziste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les interprétations et les commentaires sur ce sujet sont en effet loin d’être clos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les pistes pour explorer ce sujet aux innombrables ramifications sont multiples.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un passé très récent qui fait figure d’actualité ,les recherches et sujets généraux et spécialisés sur l’époque de Vichy sont abondants et, bien que la mémoire savante des historiens soit très avancée sur le sujet , cette source est loin d’être tarie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La période des années 90-2000 ponctuée de discours très officiels et d’interrogations multiples sur la période de Vichy a ravivé la mémoire générale et spécifique sur cette époque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le procès « Papon » (97-98 ), la notion de repentance, les questions des dédommagements des préjudices causés par le gouvernement de Vichy ,les commissions d’enquête historiques mises en place sur cette partie de notre histoire ont contribué à relancer les recherches et par la même à gonfler la littérature générale et spécialisée sur ce sujet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De manière plus spécifique :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Robert Fassolette, ses écrits (1996-1998), et, l’association qu’il préside, Treize Actif (2)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Myke Rylance avec son ouvrage « The Forbiden Game » (3)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Jean Charles Deniau et la Chaîne de télévision Pathé Sport avec le documentaire «  Envers et Contre tous » (4)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Marie Georges Buffet, Ministre de la Jeunesse et des Sports qui crée par arrêté du 29 mars 2000 (4) une commission d’historiens et de chercheurs pour expertiser le sport sous Vichy  avec le rapport  (5) demandé sur cette période,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;et,  aujourd’hui Aurélie Luneau, avec le sujet de l’émission de France Culture,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ont abordé et pris en compte cette page d’histoire pour le rugby à treize Français.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutefois, lorsque Aurélie Luneau, a commencé le repérage et les consultations pour la construction du sujet de son émission, on s’est rapidement rendu compte que la phase de dénonciation et de constat sur cette époque pour le jeu treiziste en France devait être dépassée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le contexte actuel et la distance du temps ont rendu avec le recul le sujet de la radiation du treize par Vichy, et l’opposition du treize et du quinze moins virulent. Ce qui n’exclue nullement les convictions fermes et les positions nettement affirmées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’opposition des deux rugbys et la forme prise par le gouvernement de Vichy pour régler le litige est, malheureusement, un sujet très nettement méconnu du grand public encore aujourd’hui. « … le commissariat allait faire montre d’un grand activisme réglementaire , y compris en interdisant purement et simplement telle ou telle activité sportive , parfois sous le prétexte de lutter contre le professionnalisme , comme ce fut le cas pour le rugby à XIII  un sport pourtant très populaire à l’époque » - Conclusion du rapport MJS, mars 2002-&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par contre la période de Vichy, elle,  historiquement  reste très largement explorée et fouillée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Restait à savoir ,ou du moins s’interroger pour vérifier, si, les fondements idéologiques qui avaient conduit, vis à vis du rugby à treize à sa radiation perduraient dans les mentalités et dans l’organisation des pratique sportives  au lendemain de cette époque et encore aujourd’hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Restait aussi à savoir, si les courants contradictoires, nés de « l’esprit de Vichy » et ceux nés de l’enthousiasme de la victoire et de la très puissante symbolique de l’Ordonnance d’Alger, qui permit au rugby à treize de vivre à nouveau , s’affrontaient toujours. Vérifier en quelque sorte que le rugby à treize de la France libérée s’était lui même libéré ou était totalement libéré  des freins extérieurs à son propre développement ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De l’évolution de ce rapport de force et de ses conséquences, avec l’appui de situations et exemples issus de la vie quotidienne du treize depuis 1944, s ‘interroger sur des possibilités d’interprétation des conditions de l’évolution historique du rugby à treize Français.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;II. RAPPEL SUCCINCT DES FAITS&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1934&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;6 avril Création de la Ligue française de rugby à XIII à Paris&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1939&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Roanne est Champion de France face à Villeneuve sur Lot et le XIII Catalan remporte la finale de la Coupe de France&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3  septembre – Déclaration de guerre&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1940&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;22 juin - Armistice&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;22 août - Déclaration de Jean YBARNEGARAY , Ministre de le Famille et de la Jeunesse :  « le sort du rugby à treize est clair. Il a vécu , rayé du sport français… »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;20 décembre : Loi du 20 décembre 1940 dite «  Charte des Sports »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1941&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;19 décembre : Décret de dissolution de la LIGUE FRANCAISE DE RUGBY A TREIZE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1943&lt;br /&gt;2 octobre – Ordonnance d’Alger&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Article premier : «  Sont abrogés tous les textes promulgués depuis le 17 juin 1940 … »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1944&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Septembre à Toulouse : Réunion de reprise pour les anciens dirigeants du rugby à treize&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1945&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La notion de délégation de pouvoir  est définie pour les fédérations sportives.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1946&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La délégation de pouvoir est accordée à la Ligue Française de rugby à treize&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1947&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;10 juillet : Texte officiel de l’arbitrage sur les relations entre les XIII et les XV signé sous l’autorité et le contrôle de M. Gaston Roux Directeur général de l’Education Physique et des Sports plus connu sous le nom de «  protocole » .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;13 juillet : Congrès Fédéral de Bayonne qui décide de la Création de la Fédération Française de Jeu à XIII&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1971&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Remise en vigueur du protocole.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1981&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Actualisation du protocole&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1989&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fin du protocole . La délégation de pouvoir est accordée à la Fédération française de Rugby à treize pour gérer la pratique du jeu à treize.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1993&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par arrêté du 26 novembre la délégation de pouvoir est enfin accordée à la Fédération Française de rugby à treize pour la pratique du rugby à treize.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J . O. du 26 janvier 1994   p. 1368&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;III.  DÉPASSER LE SYNDROME DE VICHY&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La phase nécessaire et justifiée de la dénonciation et du constat chronique des agissements vis à vis du rugby à treize par les gouvernants de Vichy et particulièrement la Direction de la Jeunesse et des Sports doit être maintenant dépassée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle permet certes, de comprendre et d’éclairer toujours un peu plus et mieux le pourquoi et le comment du funeste décret du 19 décembre 1941 qui a rayé le rugby à treize du sport Français.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutefois cette position permet d’analyser les conditions et les perspectives de la renaissance du jeu. Les issues les plus réalistes nées de ce traumatisme historique qui a conditionné pour son avenir les comportements internes et externes du rugby à treize.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les comportements individuels et collectifs, favorables ou contraires à l’esprit de Vichy ont incontestablement influencé, conditionné, orienté les conditions et les modalités des pratiques concernant le rugby à treize.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet esprit de Vichy avec son opposé celui de la Libération ont tout deux par la puissance de leurs influences respectives servi de levier aux perspectives du jeu en France pour les années futures en particulier au lendemain de « La cure de silence » .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette opposition des forces a incontestablement pesé sur l’évolution historique du jeu. Elle a influencé et influence toujours le quotidien de la vie treiziste et la conscience des militants en est plus ou moins alertée et affectée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La gloire après l’oubli dans les années 45-55 reste l’un des exemples les plus marquants de cette phase de dépassement du constat pur et dur des aspects négatifs provoqués par les décisions du gouvernement de Vichy. Au lendemain de la guerre le rugby à treize mort physiquement à survécu idéologiquement. Il a échappé à la mort cérébrale. Un homme et une équipe celle de Paul Barriere vont conduire en mois de 10 ans le rugby à treize au sommets de la gloire sportive en France et dans le Monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autour de lui une équipe de dirigeants et de techniciens des plus compétente :  Emile Pelot, Rosemblat, André Darmaillac, Albert Falcou , Pierre Mourgues , Claudius Devernois , Marcel Laborde, Maurice  Tardy, Fernand  Queheillard,  Simon  Bompunt, Antoine  Blain, Robert Samatan, Jean Duhau , René Duffort .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En dix années d’un point de départ égal à zéro, le rugby à treize atteint des sommets :  Institutionnels, sportifs, financiers et médiatiques .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Institutionnellement c’est l’application de l’Ordonnance d’Alger  - octobre 1943 - qui permet le redémarrage officiel de la Fédération défunte par radiation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Création de la Fédération Internationale de rugby à treize . Mise en place de la Coupe du Monde des 1954 . Reconnaissance officielle (non sans quelques grincements de dents) par l’ancêtre du CNOSF,le Comité National des Sports, le 3 janvier 1952, créent les conditions d’une pratique de très haut niveau. Dans l’émission d’Aurélie Luneau Paul Barrière dit au sujet de la première rencontre avec les dirigeants du Comité Olympique à cette époque : «  Nous avons été très mal reçus » . Cette très bonne organisation ouvre les voies d’une réflexion avant-gardiste sur le statut des joueurs.   Déjà avant la guerre le statut du joueur professionnel impulsé par le dirigeant du rugby Quillanais Jean Bourrel et son joueur emblématique Jean Galia est avancé. La notion de joueur indépendant inspirée du cyclisme dans les années 50 est à l’ordre du jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dynamique positive et résultats sportifs combinés ouvrent une période faste de recettes. Les milliers de spectateurs présents sur les stades génèrent des millions de recettes . Le 25 décembre 1948 à Perpignan devant 15 000 spectateurs la légendaire équipe des Catalans de France bat l’Australie 20 à 5 . La rencontre internationale France- Nouvelle Zélande  jouée le 23 décembre 1951 au Parc des Princes à Paris se déroule devant 26 324 spectateurs payants et laisse une recette guichet de plus de 8 millions de francs de l’époque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’apogée sportive sera atteinte. La fameuse initiale tournée de 1951 en Australie marquera l’histoire du sport.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur souhait exprimé par Laurent Roldos ,président , au nom de l’Amicale des Internationaux du Rugby à treize ,le Ministre des Sports, Jean François Lamour décerne la médaille d’or dans la promotion du 14 juillet 2002 aux 13 survivants  « ayant participé à la tournée triomphale en Australie en 1951 » - Maurice André –Marseille, Jean Louis Audoubert –Roanne , Maurice Bellan – Roanne, Elie Brousse  Roanne ,Vincent Cantoni – Toulouse , Gaston Comes – XIII Catalan, Joseph Crespo – Roanne, Jean Dop – Marseille, Gabriel Genou –Villeneuve, Michel Lopez – Cavaillon, Martin Martin – Carcassonne, Jacques Merquey – Marseille, Edouard Poncinet – Carcassonne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle sera suivie de celle de 1955 qui  sans être aussi célèbre que celle de 1951 l’égalera sportivement. En 1951 tous les records d’affluence sont battus sur tous les stades ou se produit l’équipe de France.  Durant cette période , avec 8 victoires et uniquement 3 défaites internationales, l’Equipe de France est considérée par ses adversaires comme championne du Monde .La France est finaliste de la première coupe du monde organisée en 1954 en France .La finale se déroule le 13 novembre 1954 à Paris devant plus de 30 000 spectateurs. La France s’incline 16 à 12 devant la Grande Bretagne. La fédération dispose d’un championnat structuré avec des équipes dans les grandes villes de France : Paris, Marseille, Bordeaux, Lyon ,Toulouse, Perpignan, Bayonne et ses foyers traditionnels que sont Villeneuve sur Lot, Carcassonne, Lézignan  Corbières, Avignon, Cavaillon ,Cahors. Marseille XIII réalise le doublé Coupe-Championnat en 1949.&lt;br /&gt;La médiatisation est proportionnelle aux résultats. Des vedettes naissent et contribuent à la légende du jeu. Jean Galia le pionnier, le meilleur avant d’Europe en son temps, qui donnera son nom à un trophée international qui ouvrait la porte d’une véritable coupe d’Europe, Max Rousié dans la génération des pionniers laissera son nom au trophée actuel du championnat de France. Une stèle est érigée en sa mémoire au stade de la porte Pouchet à Paris. Ce stade porte son nom. Puig Aubert, dit Pipette caricaturé anormalement par Jean claude Lombard dans son livre Dieu aime-t-il le rugby ou il le présente comme un des meilleurs arrières mondiaux mais sa carrière fut entravée par son passage, intoléré à l’époque dans les rangs du jeu à treize( x). Le capitaine de l’équipe de France est sacré champion des champions en 1952 par le quotidien l’Equipe. Il succède au palmarès à Alex Jany, Marcel Cerdan, Alain Mimoun et devance en 1952  Louison Bobet. Pipette succède au palmarès de l’Equipe à Thiam Papagalo qui lui remet le trophée le 15 février 1952 au siège du journal. Après son entrée au panthéon du sport français au stade Pierre de Coubertin à Paris,  la statue de Puig Aubert est dévoilée au stade Albert Domec de Carcassonne le matin du match de coupe du monde  le 1er novembre 2000 . Gilbert Benausse est sacré meilleur joueur de la Coupe du Monde de 1954.En 2001 « Gijou »  recevra des mains de la Ministre de la Jeunesse et des sports Marie Georges Buffet le Prix National  de carrière sportive décerné par l’Association Française pour un Sport sans Violence et pour le Fair Play. La cérémonie de la remise du prix se déroule le 27 novembre 2001 à la maison du sport Français à Paris. Gilbert Benausse côtoie ce jour là Colette Besson , Championne Olympique du 400 m en 1968, Eric Srecki escrimeur, Champion olympique en 1988 et 92, le handballeur Jackson Richardson 342 sélections en Equipe de France, Champion du Monde en 1995 et 2001. L’arrivée du treize français en 1951 à Marseille est grandiose .Cet évènement est relaté dans les cinquante ans de l’Equipe. Alain Coltier correspondant de l’Equipe à Sydney en octobre 2003 à l’occasion de la Coupe du Monde de rugby à XV confirmera cette aura : « Sydney n’à pas oublié. Le souvenir du Carcassonnais Puig Aubert ,décédé en 1994 subsiste. Le fameux « Pipette », une des gloires françaises du rugby à treize, présenté comme le plus grand arrière de tous les temps …aura marqué les mémoires. C’était il y a cinquante deux ans, en 1951. …..au terme d’un troisième test match décisif, joué au Sydney Cricket Ground  nos héros (vainqueurs par le score 35-16) mirent prés de trois heures pour couvrir les 200 mètres qui séparaient le stade de leur hôtel. La place était noire d’une foule délirante… »(3)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En mars 2004 une rue de Perpignan prendra le nom de Paul Déjean le héros de la légendaire victoire des Catalans de France face à l’Australie en décembre 1948….&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les matchs internationaux ,finales et rencontres de championnat se déroulent sur les plus grands stades de France : Stade Vélodrome à Marseille, Parc des Princes à Paris, Stade Municipal à Bordeaux, Stadium de Toulouse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les personnalités intègrent le mouvement : Paul Ricard fonde Marseille XIII en 1946.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les plumes les plus célèbres du journalisme sportif signent les rubriques du treize : Gaston Benac, Marcel de Laborderie, Jacques Godet, Géo Villetan , Pierre About, Gaston Meyer, Géo Lefèvre  Henri Garcia qui écrira sur le rugby à treize de cette époque, son fameux « Rugby Champagne » en 1960.Roger Couderc commente pour la radio  et la télévision naissante , le rugby à treize. Ce dernier, dans le Midi Olympique du lundi 1er mars 2004, à l’occasion du 20ème anniversaire de sa mort, est présenté comme le chantre du rugby. Il y est dit textuellement qu’en 1950 il se fait embaucher à la radio par Georges Briquet et que sa vie bascule et qu’en 1956 il fait sa première apparition sur le petit écran dans « Télé Match ». Sur l’une des deux photos qui illustrent l’article il est en train d’interroger avec un micro Gilbert Benausse à l’issue d’un match international de rugby à treize.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’une des explications de cette vague de succès et d’enthousiasme ne peut se comprendre et s’intellectualiser qu’avec une prise en compte plus générale des hommes et de leur état d’esprit à cette époque.&lt;br /&gt;Leur leader et le fer de lance de cette dynamique est Paul Barrière. Le plus jeune président toutes générations confondues d’une fédération sportive. A mois de trente ans c’est lui le chef et le concepteur de cette époque extraordinaire pour notre sport. Lui même le dit « j’ai eu une époque extraordinaire parce que j’ai eu des hommes extraordinaires avec moi aussi »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui  a été fait reste pour la postérité et l’histoire .Mais l’état d’esprit général de Paul Barrière, des dirigeants qui l’accompagnent et du système global treiziste de cette époque est nourri d’une ferveur et d’une combativité qui autorise les plus grands espoirs de victoire .Le moral d’acier et les convictions sur leurs croyances dans les valeurs humaines et sportives du rugby à treize feront le reste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est dans les combats obscurs et impitoyables de la résistance que s’est forgé le moral de vainqueur de l’homme clé de cette époque : Paul Barrière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Paul Barrière a assuré les fonctions de président de la fédération de 1947 à 1955. Originaire de d’Espéraza dans la haute vallée de l’Aude il sera le plus jeune de tous les présidents de la Fédération à ce jour. Comme il se plait à la préciser « j’étais plus jeune que certains des joueurs de l’équipe de France que je dirigeais.. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ses activités sportives dans le rugby à treize  sont complémentaires a des activités très intenses dans l’organisation de la résistance entre 1939 et 1945 . Ses activités culturelles et une forte implication dans le monde de la tauromachie en feront un personnage aux multiples talents et facettes .Il sera incontestablement le président de l’age d’or du rugby à treize en France qu’il a tout aussi incontestablement rapidement et efficacement reconstruit et dirigé pendant son mandat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est dans cette partie tout à la fois glorieuse et ténébreuse que se sont tissées les amitiés à la vie à la mort qui perdurent chez les rares survivants aujourd’hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette gloire après l’oubli reste le résultat de luttes acharnées et quotidiennes points par points  entre l’institution treiziste et son milieu environnant . Les exemples seraient multiples dans cette période faste ou malgré tout le sport est obligé de s’appeler Jeu. Ou on lui impose un protocole. Ou sur le fond rien n’est réglé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais quelque part le treize dans son ensemble avait surmonté les forces du mal de Vichy et celles qui avaient tendance à s’en inspirer..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutefois en septembre 1955 Henri Garcia avec une très grande  lucidité signait un papier dans l’Equipe que nous pouvons méditer aujourd’hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;IV. AFFIRMER SA CULTURE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le rugby à treize français n’a pas échappé dans son cursus historique aux critères d’évaluation et d’analyse mis en place par tous les observateurs et analystes du phénomène sportif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sa réalité institutionnelle et culturelle, ainsi que l’image qui a pu en être donnée s’en est ainsi trouvée modifiée par rapport à la perception interne que l’activité peut avoir d’elle même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est dans cet écart et dans la volonté de le combler ou de l’agrandir que l’on trouve l’affrontement idéologique et technique sous tendu par les pratiques archaïques et à priori disparues de Vichy et celles plus positives et ambitieuses d’un esprit né de l’enthousiasme des pionniers du jeu en 1934 et de ceux de son renouveau en 1945.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutefois, après 1945, la vie du treize en France n’arrivera pas à évacuer son traumatisme le plus profond de son histoire qu’à été sa radiation par Vichy.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutes les évolutions du jeu postérieures à 1945, vont être  conditionnées d’une manière plus ou moins lucide par l’affrontement de deux courants . L’un négatif inspiré des pratiques de Vichy et l’autre plus positif issu du mouvement treiziste lui même dans sa volonté de survivre et de se développer. Et , bien entendu, l’énergie à lutter contre des pratiques inspirées de Vichy n’ont pu se concentrer sur des axes de développement  et des objectifs choisis par le mouvement lui même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que ce soit sur un point de vue quantitatif ,qualitatif ,institutionnel voire culturel toutes les analyses et toutes les perspectives sur les causes ou conséquences de cet affrontement de forces antinomiques vont se traduire par des cycles de progression ,de stagnation ou de régression plus ou mois observables ou quantifiables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Institutionnellement&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est l’application et l’interprétation stricte de l’Ordonnance d’Alger qui en abrogeant tous les textes promulgues par le Gouvernement de Vichy ouvre la voie de la re-existence légale du rugby à treize.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut penser, à tort, que l’application des textes réglementaires relatifs à l’organisation du sport français à cette époque vont contribuer à une reprise sereine du jeu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’embellie provoquée par les glorieuses années 50 occultent publiquement deux décisions qui vont mobiliser le mouvement et une grande partie de son énergie pendant plus de 40 ans : L’appellation   « Jeu » et le « Protocole »&lt;br /&gt;Elles donneront lieu à des affrontements jugés parfois « clochemerlesques » entre les deux rugbys et les organismes de tutelle. Ces deux foyers de contestations vont être émailles d’incidents quasi permanents et à plusieurs niveaux entre les deux institutions rivales qui avaient réglé de manière très particulières leurs relations en 1941.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les perspectives sont offertes à la Libération par l’application stricte de l’ordonnance d’Alger, qui abroge tous les textes promulgués par Vichy.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est sur ce socle  juridique faisant force de loi  qu’est jetté aux orties le décret de Vichy. Le rugby à treize va désormais renaître et asseoir sa vie future.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutefois les conditions d’organisation et de réglementation de la pratique sportive en France, obligeront le rugby à treize à s’appeler « Jeu » et ce des 1947. Les derniers coups de boutoirs au sujet de l’appellation seront portes par le président Soppelsa entre 1985 et 1993&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1993 , à l’issue d’un procès de prés de 8 ans qui va clore des décennies de velléités en la matière le mot rugby a treize pourra légalement être utilisé par le mouvement treiziste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La dernière délégation à reconnaître le mot Rugby à treize et encore pour gérer la pratique du jeu à treize sera celle de 1989.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faudra attendre l’Arrêté du 26 novembre 1993 accordant la délégation prévue à l’article 17 de la Loi de 1984 sur le sport pour lire que la délégation est accordée à la Fédération Française de rugby à treize pour la pratique du rugby à XIII. Ironie du sort, une erreur de frappe dans la parution initiale de cet Arrêté du 26/11/84 oubliera le X des XIII. Un rectificatif sera publié dans le J.O. du 12 février 1994.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A signer un protocole qui définissait son ghetto.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le protocole sera remis de manière plus spectaculaire et plus médiatisée à l’ordre du jour dans les années 1980.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les duels épiques des deux présidents  René Mauriès pour les treize et Albert Ferrasse pour les quinze contrasteront avec la dilution du texte initial dans le temps mais surtout avec un rapport de force considérablement modifié  entre les treize et les quinze entre 1950 et 1980.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;50 ans seront nécessaires pour qu’institutionnellement vis à vis du ministère de tutelle les choses soient remises à leur place. Et que l’entité sportive supérieure le CNOSF n’émette pas les réticences qui avaient été les siennes en 1955.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut donc très facilement imaginer les joutes , les affrontements ,l’énergie qu’ont du engager les responsables pendant ces années. On peut citer parmi eux les présidents successifs Paul Barrière, Claudius Devernois,  Raphael Joué, Pierre Garrouste, Maurice Tardy, Jacques Soppelsa, René Mauries, Jean Paul Verdaguer, Gilbert Dautant qui ont laissé à l’arrivée de Jean Paul Ferré une situation institutionnelle relativement stabilisée et normale &lt;br /&gt;Toutefois l’exemple le plus flagrant de la continuité de la non reconnaissance institutionnelle  qui rejoint celle mois volontariste d’un appauvrissement culturel reste l’utilisation quasi quotidienne du mot « Jeu à 13 » encore aujourd’hui .Le 13 décembre 2003 dans la rubrique avant-hier de l’Equipe magazine et relative à la semaine du 8 au 14 décembre 1973 il est reproduit l’intégralité de la rencontre France Australie du  au stade Gilbert Brutus de Perpignan . Le titre de la rubrique est normalement pour l’époque «  JEU A XIII  » les Kangourous sont devenus des wallabies. Dans tout le texte qui suit il n’est question que de rugby et des Kangourous !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette attitude reste le reflet d’une perception peut-être très globale ou peut être très fine de l’activité. Elle reste au carrefour des courants de pensée qui ont imposé ce nom au jeu de la rugby  League en France et ceux qui au contraire ont voulu garder le mot qui est la traduction la plus exacte d’une pratique .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Continuer à appeler le rugby à treize, jeu à treize est une erreur aujourd’hui. Changer le nom d’une institution reste un phénomène qui peut sembler compliqué, mais aussi très simple. Changer une culture est moins évident.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’un des derniers exemples en date au sujet de l’utilisation du mot jeu est l’article dans France Soir du pourtant très avisé journaliste en la matière Matthieu Frachon titré le vendredi 19 mars 2004 : " Le Jeu à  XIII en souffrance "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le recul du temps permet de mesurer les incidences administratives, fonctionnelles et culturelles provoquées par l’institutionnalisation du mot jeu pour le rugby à treize.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mot changé, la culture est restée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La fédération est aujourd’hui bien calée sur ses bases institutionnelles. Son organisation administrative est conforme à la législation en cours. Elle n’échappe pas aux courants actuels de l’organisation sportive, à ses exigences, à ses obligations et à ses risques ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le rugby à treize sera et est jugé sur les bases communes minimales adoptées par le mouvement sportif dans son ensemble.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’affaire devient alors un problème interne au mouvement et à ses responsables ,et , ce sera à lui et ces mêmes responsables de se déterminer pour leurs objectifs et  leurs choix futurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quantitativement&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qualitativement&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Observation et analyse sont les éléments clés des démarches rationnelles  qui ambitionnent d’appréhender les réalités de terrain. En règle générale c’est pour mieux les cerner et envisager des interventions conformes au plus prés des besoins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;État des lieux  statistiques, bilans, données, chiffrées et enquêtes alimentent à l’infini des banques de données sur tous les sujets.&lt;br /&gt;Le sport et le rugby à treize en tant que tel n’échappent pas à ces préoccupations au même titre que les évolutions constantes de son contexte. Ces changements concernent tout autant les repères traditionnels que les indicateurs retenus et qui se trouvent parfois dépassés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils sont inévitablement source d’instabilité mais ils ouvrent aussi la voie aux études comparatives et à la mise en place de données dites objectives. A ce jeu là, les objectifs et les démarches ainsi que les résultats qui en découlent prennent des significations multiples. S’affronter des lors sur des données non comparables et d’éléments significatifs qui ne sont plus forcément d’actualité ne peut  pas engager des solutions alternatives ou novatrices.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que peut-on donc observer et comparer dans le rugby à treize d’avant et d’après Vichy ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Beaucoup de choses certes. Mais qu’elles sont celles qui par leur présentation et affichage sont de nature à poursuivre les effet négatifs de la radiation ou celles qui poursuivent des objectifs contraires ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les approches dans leurs aspects quantitatifs et leur souci permanent de chiffrer et celles qualitatives, plus difficilement chiffrables, demandent de gros travaux d’investigation qui fixent leurs propres limites. Toutes ces précautions nous conduisent très rapidement vers la relativisation des conclusions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant Vichy  tout comme après Vichy le grand sujet d’actualité restera l’estimation du rapport des forces spécifiques du XIII et du XV . La comptabilisation des plus minutieuse du nombre de clubs existants  et de leurs adhérents : joueurs, dirigeants, arbitres  etc.….&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La phase du démarrage en 1934 entamera, ne serait-ce que par les conditions mêmes de ce départ  la base quantitative du moment du XV.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce dynamique positive, en termes de concurrence simple, sera brisée net par le décret de décembre 1941.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au lendemain de l’interdiction les conditions du rapport de force ne sont plus les mêmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le phénomène de rupture qui conditionnait le passage du XV au XIII pour un grand nombre de clubs et parmi les plus célèbres Villeneuve, XIII Catalan,  Brive, Narbonne  n’est plus le même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les clubs et les équipes ne se créent déjà plus sur le concept de la dissidence. La culture spécifique du treize s’est déjà développée et c’est par pure conviction et choix délibérés que se reconstituent ou pas les associations d’avant guerre et que se créent de nouveaux clubs sur le territoire national.&lt;br /&gt;Ce qui est commun à ces deux époques et qui est toujours d’actualité c’est que, quantitativement le système XV ne serait-ce que par son antériorité historique , les moyens utilisée pour combattre le treize et par les conditions internes du treize qu’il conviendrait de fouiller d’avantage à toujours été supérieur. L’écart le plus faible entre les deux est décelable à la veille de la guerre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutefois une étude de la répartition géographique des associations treiziste montre une évolution considérable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’élite dispose d’un maillage territorial conforme à ses objectifs avant la guerre et aussitôt après la guerre. Paris, Lyon, Marseille , Bordeaux ,Bayonne élargissent  les zones de pratique immuables que sont Villeneuve sur Lot, Perpignan, Carcassonne,  Toulouse,  Albi,  Avignon, Carpentras , Limoux, Lézignan, Cahors, Roanne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant la guerre toujours, le rugby à treize amateur monte le long de la cote Atlantique jusqu’à Nantes en passant par La Rochelle, Saintes, Carquefou, La Tremblade. Il  y survivra quelques temps après 1945 pour y disparaître à l’exception de Nantes XIII aujourd’hui. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A ces études peuvent aussitôt se joindre celles plus subjectives sur les évolutions techniques du jeu et celles qui le sont tout autant sur la qualité des pratiquants , de leur niveau physique et technique qui ouvre un débat infini.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les performances de l’Equipe de France et son corollaire qu’est le nombre des spectateurs autour des stades de ses rencontres ou de celles plus régulières des clubs ouvre un autre débat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui si le treize à objectivement concurrencé le XV où le football comme ce fut le cas dans les années 50 à Marseille par exemple, et, si son aire d’influence géographique à évolué, les comparaisons ne sont plus d’actualité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce sont les interrogations qui doivent prendre le relais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les pratiques inspirées de Vichy comme ce fut le cas récemment concernant l’utilisation des terrains de Béziers – ( 1999 )- et Agen – ( 2001 ) - montrent leurs capacités de survie. Mais elles ne suffisent pas pour tout expliquer et justifier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elles appartiendront aux pratiques d’une certaine concurrence et à la nature profonde des rapports de force.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout en s’en prévenant le système treiziste doit continuer à les combattre et à les dépasser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il trouvera son énergie majeure dans l’analyse de ces propres interrogations et dans la poursuite de ses objectifs. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Culturellement&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parmi les aspects multiples des formes de culture générales ou spécifiques le grand public retient généralement les différentes formes d’occupation d’espaces médiatiques. Le rugby à treize en la matière se sent particulièrement délaissé. Même s’il n’a pas exploité à sa juste valeur la percée importante réalisée entre 1998 et 2002 sur les chaînes thématiques d'AB Sport puis Pathé Sport et Sport + des 470 matchs télévisées et qui ont diffusé les plus hauts niveaux de pratique de ce sport dans le monde et le Championnat de France.  Il serait relativement facile de dresser l’inventaire des anomalies sur le sujet. L’exemple le plus récurent reste ,le domaine des relations entre le rugby à treize et la télévision au sens très large et plus particulièrement celle qui est du service public. Ce manque de communication conduit indiscutablement vers un appauvrissement culturel général qui ne correspond pas forcément à la valeur culturelle intrinsèque du jeu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La culture spécifique du treize existe et ce sont ces valeurs qui contribuent à cimenter le lien entre ses adhérents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’abandon et le manque d’entretien des référentiels culturels classiques tels que traditions, habillage des joueurs, organisation de manifestations , revues  dans des tentatives de comparaisons étalées dans le temps et l’espace varient considérablement .Preuve en est l’explosion du marché de l’habillement labellisé  ou celui de la présence de maillots australiens dans les cercles spécialisées du rugby à treize français.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces aspects ne doivent pas nous éloigner des formes de culture et d’éducation plus livresques et maintenant carrément orientées vers des supports techniques nouveaux. Le dernier jeu vidéo sur console produit sur le rugby à treize en anglais pour l’instant et diffusé dans le monde entier  fait fureur  dans les pays où ce sport est pratiqué. Sa diffusion en France connaît un franc succès en ce début d’année 2004 dans le milieu des jeunes treizistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’un des derniers faits les plus significatifs d’un abandon culturel et d’une négligence coupable en la matière par rapport au rugby à treize, à la limite du mépris reste la parution en France de l’ouvrage de David Storey, « This Sporting Life »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La traduction de cet ouvrage et sa parution en France – Ma vie sportive, La Fosse aux Ours, Lyon, 2002 - est saluée par les critiques spécialisées de la littérature sportive comme un événement majeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Benoit Heimermann pour l’Equipe Magazine dit que  « la réédition de son chef-d’œuvre est un bonheur…. » (1)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Serge Loupien pour Libération parle «  d’un modèle du genre…et , de l’un des plus beaux livres jamais publié sur le rugby… » ( 2)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La présentation dans la Lettre de l’économie du sport ( 3) reste dans la présentation sur le mot rugby sans plus : «  Arthur Machin tente de s’élever au-dessus de sa condition d’ouvrier en intégrant l’équipe de rugby . »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le livre initial est paru en Angleterre en 1960  sous le titre «  This Sporting Life ». Son auteur David Storey.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au moment de la parution initiale David Storey est un jeune auteur peu connu. Cet ouvrage lui ouvre les portes de la renommée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;David Storey , troisième fils de mineur , est né en 1933 à Wakefield dans le Yorkshire. Il fait ses études primaires à la « Queen Elizabeth Grammar School » de Wakefield. Il s’oriente ensuite vers des études d’art en 1953 à Slade School à Londres. Pour payer ses études il signe un contrat de professionnel de rugby à treize au célébre et très huppé club de Leeds Rugby League en 1952 et intègre l’équipe A du club. Il y jouera quatre saisons. Parallelement ses études sont émaillées de citations et très bon résultats qui commencent à lui ouvrir le portes de la notoriété dans les milieux culturels et artistiques de l’Angleterre. Young Contempories, London Group, West Riding artists entre autres. Au delà de sa pratique professionnelle du treize , David effectue des travaux complémentaires. Il sera tour à tour saisonnier agricole, monteur de chapiteaux et tentes de spectacles , chauffeur de bus et distributeur de courrier. « This Sporting Life » est sa troisième nouvelle écrite mais la première a être publiée. Il lui sera décerné pour cette nouvelle le prix Macmillan Fiction . Cette publication est suivie de « Flight to Camden ». Le succès est immédiat. Devenu dramaturge et romancier David Storey reçoit le Booker Prize en 1976. Le Booker Prize est le plus prestigieux des prix littéraires britanniques. Crée en 1968 il récompense chaque année un œuvre de fiction écrite par un citoyen du Commonwealth ou de la République d’Irlande. Le lauréat reçoit un prix de  plusieurs milliers de Livres (50 000 en 2003) mais surtout accède à la notoriété mondiale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;This sporting life a dépassé en Grande Bretagne le cadre d’un simple roman sportif. C’est devenu un ouvrage de référence dans les écoles et les universités. Il y est étudié et sert de modèle dans le genre. Il à même inspiré une adaptation cinématographique. Trois ans après la parution du livre il est adapté à l’écran par Lindsay Anderson – qui deviendra palme d’or à Cannes en   avec  «  IF » – sous le titre « Le prix d’un homme ». Richard Harris jouant le rôle principal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’histoire du livre est celle d’Arthur Machin , le personnage central du livre. Arthur Machin du milieu ouvrier des mineurs sort de sa condition sociale en jouant dans les professionnels du rugby à treize. Les intrigues qui se développent sont toutes sur la toile de fond du milieu treiziste le plus traditionnel du nord de l ‘Angleterre son lieu de naissance et d’expression la plus aboutie et celle du contexte social et culturel des milieux ouvriers de cette région. Les placages ,les dures séances d’entraînement , les matchs gagnés et perdus , les coups et au départ une dent cassée ,les troisièmes mi temps les pintes de bière et le rugby à treize sont omniprésents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un vrai roman treiziste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’ouvrage de Dave Storey est adapté à l’écran par le réalisateur, producteur, scénariste Lindsay Anderson.&lt;br /&gt;Lindsay Anderson était l’un des plus grands réalisateurs britannique. – Né en 1923 en Inde ,décédé en 1994 en France à Angoulème – et jugé comme l’un des moins conformistes. Son premier long métrage en 1963 est « Le prix d’un homme » , la mise à l’écran de This sporting life .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’acteur principal sera Richard Harris  qui obtiendra la même année, pour le rôle dans le film, le prix d’interprétation masculine au festival de Cannes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Richard Harris ,- Né en 1930 en Irlande , décédé en 2002 à Londres – à joué dans plus de 70 films majeurs dont, les Cannons de Navaronne , Gladiator, Harry Potter, Impitoyable …..,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hélas ! trois fois hélas la parution du livre en France en 2002 provoque une déception égale aux espérances.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Salué à grands renforts d’arguments réalistes et objectifs la traduction est indigne de l’auteur et du roman .Nous sommes revenus aux pires heures sombres d’époques que nous pensions révolues. Le mot rugby à treize ne figure nulle part dans la traduction française. Même pas un avertissement ni une mise garde. On à tout simplement remplacé le mot rugby league par rugby sous entendu quinze. Pire à la page du roman initial Arthur Machin, a priori mauvais garçon et joueur rude se fait expulser en cours de match par l’arbitre .Il ne doit pas parler mais il parle à l’arbitre en lui demandant pourquoi c’est lui qui est expulsé du terrain .Il lui précise « il va encore en rester 25 qui vont continuer à se battre… » .&lt;br /&gt;La traduction de 25 relativement facile est devenue à la page du livre en français « les autres ».C’est inexcusable !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il en est de même pour le film en 1963. Il est toujours présenté dans les sites spécialisées avec l’utilisation erronée du sport pratiqué par Arthur Machin : «  un ouvrier Frank, n’échappe à sa condition sociale que grâce au sport professionnel, le jeu à XIII…. ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne figure même pas dans la liste des principaux films à thématique sportive dressée par la très sérieuse revue La lettre de l’économie du sport dans son numéro spécial – N° 675 du 19 septembre 2003 et justement relative au thème : Le sport au cinéma.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’observation «  parmi les dizaines de milliers de films sortis depuis le début du XIX siècle, force est de constater que les films à thématique sportives ne sont pas très nombreux….Loin de nous l’idée d’en faire une sélection exhaustive…. » se justifie pleinement. En rugby ne figure qu’un seul film, Allez France   de Robert Dhéry en 1964.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On aurait pu parler de courts métrages treizistes comme «  An other Bloody Sunday » ou bien celui du Villeneuvois «  Si tu perds gagne »[MANQUE D’INFOS SUR CES SUJETS ]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est clair que les lois du marché de l’édition ont prévalu dans ces choix. Mais il est clair aussi que ces choix sont significatifs d’une sous estimation de la valeur culturelle du rugby à treize et qu’ils contribuent à son appauvrissement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous n’aborderons pas non plus les adaptations française de ce même Storey au théâtre de deux de ses pièces : Home de 1970 et The changing Room en 1972 dans la pièce intitulée Le Vestiaire. Toutes deux restant dans le milieu treiziste anglais d’origine de l’auteur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Vestiaire perpétue l’assassinat culturel des œuvres de David Storey en France.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le treize est purement et simplement devenu quinze. L’adaptation et mise en scène de Jean-Pierre Stewart n’émet à aucun moment l’ombre d’un doute sur le thème exact de la pièce. Quelques mots lâches au hasard des commentaires autour de cette pièce, et auxquels ne peuvent être sensibles que les initiés, laissent transpirer malgré tout la tromperie. David Storey est présenté comme « fils de mineur du Yorkshire ….après avoir consacré professionnellement un temps au rugby, il décide de devenir écrivain. Ses pièces connaissent un succès international. » - l’avant scène No 824 du 15 février 1988.Dans cette revue l’éditorial de Christian Montaignac de l’Équipe précise « l’œil et l’écriture d’un Anglais du Yorkshire ne s’accordent pas toujours sur quelques détails avec le rugby tel qu’il se parle et se compose dans notre bon vieux Midi …. ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la fin de l’acte I juste avant de sortir du vestiaire pour aller sur le terrain Crosby dit « Allez ,en ligne ». Sont alors énumérés les joueurs . « Derrière Owens : Trevor, Patsy, Jagger, tringer, Fenchurch, Copley, Walsh, Clegg, Fielding, Atkinson, Kendal, Morley . Spencer et Moore ,en survêtement, sont entrain d’aider Luke- le masseur- et Sandford – l’entraîneur adjoint -à ramasser ce qu’il faut emporter. Crosby tient la porte »  nous sommes dans la configuration exacte d’une équipe de rugby à treize avec ses deux remplaçants qui était la règle en vigueur à cette époque. Effectivement le total des joueurs est de quinze.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les notes du metteur en scène sont très édifiantes : «  Avant de traduire une telle pièce, il a fallu que je choisisse entre trois possibilités :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A . situer la pièce clairement en Angleterre ,sans aucune transposition française, ce qui risquait de la rendre étrangère ou exotique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;B. transposer la pièce entièrement dans un contexte français équivalent, donc forcément dans le sud de la France, ce qui comportait des dangers d’images stéréotypées ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C . placer ce vestiaire, de façon presque anonyme,  dans la grande banlieue d’une grande ville quelque part en France.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est la troisième que j’aie adoptée…..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les âges , les tempéraments et les pays d’origine sont tous des éléments qui peuvent être conjugués de façon surprenante – sans trahir bien sur la pièce de David Storey… »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La presse spécialisée renforcera les choix délibérés du metteur en scène sans une seule interrogation .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Express – Pour tout connaître des coulisse du rugby – Marine Vogel&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Nouvel Observateur seul précisera : «  lui –même ancien rugbyman professionnel, Storey sait de quoi il parle… » -Bruno Villien&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Point, Le Quotidien de Paris, Le Parisien, L’Agence France Presse ; l’Equipe magazine ne contrarieront jamais la tendance initiale .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La leçon terminale rédigée par André Halphen et la réflexion de Thierry Montreuil sur Sport et Théâtre est de la même nature.&lt;br /&gt;On peut tout malgré tout remercier l’environnement de cette pièce qui sera élargi à la ville de Paris, des sociétés Adidas, Lee Cooper, la Fondation Elf Aquitaine et Pernod ainsi qu’au regrette Robert Paparemborde qui y collaborera pour avoir reconnu  avec unanimité les valeurs portées par la pièce initiale, son auteur et son milieu d’origine.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De telles pratiques certes excusables restent condamnables. En négligeant volontairement où involontairement certains de ses  aspects culturels elles isolent et cantonnent le mouvement treiziste dans une sorte de sous culture du XV qui n’est pas foncièrement la sienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut également mettre en avant quelques efforts d’objectivité en la matière. David Peace dans le premier volume,1974, sur sa tétralogie consacrée au Yorkshire- 1974,1977,1980- fait vivre Kelly, « le Grand Espoir Blanc de Wakefield Trinity » de la Ligue. Le traducteur Daniel Lemoine précise dans une note (N.d.T.) qu’il s’agit de jeu à treize qui fait partie de la Rugby League en Grande Bretagne. La vigilance reste nécessaire .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mouvement treiziste ne doit pas occulter ses dérives  et tout faire pour les rectifier. Tout simplement pour préserver ses valeurs culturelles, les développer pour s’enrichir en la matière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1 L’Equipe Magazine No 1037 30 mars 2002&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2 Libération  28 mars 2002&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3 La lettre de l’économie du sport No 633 mercredi 16 octobre 2002&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4 Le Monde des Livres – 3 mai 2002&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5 David Peace- 1974- Rivages /Noir,1999,Paris&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; x Dieu aime-t-il le rugby ? Lombard Jean-Claude -Belle journée en perspective ,  Ellen, 2003&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; V. CONCLUSION&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par l’initiative de son émission sur France Culture, Aurélie Luneau, sans aviver profondément une plaie qui est loin d’être cicatrisée pour les treizistes, a ouvert les voies de nouvelles réflexions sur l’après Vichy pour le rugby à treize français.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les aspects affectifs sur le sujet sont vivaces et l’esprit de révolte et d’indignation n’a pas encore le recul du temps nécessaire pour s’apaiser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les rancœurs  s’estompent sur le fait lui même mais pas du tout sur ses conséquences.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La lucidité sur les pratiques anti-treizistes se nourrissent pour un grand nombre d’un héritage culturel né conjointement avec la politique en matière sportive menée par les gouvernants de Vichy et leurs sympathisants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le système treiziste s’est moralement endurci dans cette épreuve  mais a du résoudre des problèmes d’ordre plus techniques depuis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le socle juridique qui à permis la renaissance du rugby à treize après Vichy n’a jamais été remis en cause.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec docilité et obéissance ,qui ne signifiaient pas toujours approbation ,le mouvement treiziste s’est toujours conformé à l’application stricte des conditions réglementaires générales fixées au sport Français et à celles plus spécifiques qui lui ont été imposées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutefois les pertes de temps et d’énergies consacrées à l’obtention de ses droits légitimes ont été considérables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les revendications fondamentales qui auraient du logiquement lui être attribuées ont entraîné ces pertes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Restent encore des soubresauts et des velléités qui semblent de plus en plus anachroniques pour le moment présent. Les nier serait une erreur. Les négliger une faute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec le temps qui passe Vichy s’éloigne de plus en plus et pour certains est déjà loin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais chez d’autres son esprit demeure encore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le rugby à treize est sorti exsangue de cette longue période de combats pour sa propre existence et sa survie. Depuis le contexte sportif a évolué. Les conditions historiques de sa naissance et de sa renaissance ne peuvent pas occulter les réalités actuelles des rugbys dans le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vichy indiscutablement a voulu tuer le rugby à treize. Ce dernier a su réagir pour survivre et se développer. C’est son grand mérite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un environnement profondément modifié par rapport aux conditions de sa naissance,  les successeurs et héritiers des élites militantes et enthousiastes des premiers pas de ce sport en France, et, quasiment réduites à néant par l’inexorable avancée du temps, ne doivent pas se résigner aujourd’hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La servitude et la dépendance n’ont jamais été les comportements dominants du monde treiziste et  doivent l’être encore moins aujourd’hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’autres combats attendent aujourd’hui ce sport et sa culture. Certains appartiennent déjà à sa riche histoire .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle ne doit pas s’arrêter là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;VI. BIBLIOGRAPHIE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1- LUNEAU Aurélie-La Fabrique de l’Histoire- Emission Radio diffusée sur France Culture - Lundi  3 novembre 2003 ,15h-16h30.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      A bas le XIII,Vive le XV,La guerre des rugbys sous Vichy.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      Documentaire d’Aurélie Luneau réalisé par Véronik Lamendour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2- DENIAU Jean Charles- Envers et Contre Tous- Documentaire réalisé pour la chaîne Pathé Sport- Diffusé le 1er juin 2001&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3 – XIII ACTIF- Association Loi 1901, fondée le 6 décembre 1997. No 98 0004 -25 85 – J.O. du 24/01/1998.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3- Amicale des internationaux de Rugby à treize- Plaquette souvenir pour le 50eeme anniversaire de la tournée de 1951-Narbonne- 27 mai 2001- Imprimerie Cano et Franck- Limoux&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4- Coltier Alain –Hommage à « Pipette »- L’Équipe – Samedi 25 octobre 2003&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5  RYLANCE  Mike – The Forbidden Game- League Publications LTD – Angleterre- 1999&lt;br /&gt;6– STOREY David – This Sporting Life - PENGUIN BOOKS – 1963&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;7-  STOREY David – Ma Vie Sportive – La FOSSE aux OURS, Lyon - 2000&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;8- STOREY David – Le Vestiaire – L’Avant Scène Théâtre No 824 15 février 1988 Pièce initiale The Changing Room de 1972&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;9- STOREY David – Home  - 1970&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;10- BONNERY Louis LE Rugby à treize le plus français du monde Cano et Franck Limoux  1996&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;11- FRACHON Matthieu – Le Jeu à XIII en souffrance- France Soir du vendredi 19 mars 2004-07-21&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;12- PEACE David – 1974- Payot et Rivages, Paris, 1999&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5926953055836323582-6589741554264643683?l=rugbyxiii.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rugbyxiii.blogspot.com/feeds/6589741554264643683/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://rugbyxiii.blogspot.com/2009/03/linfamie-de-vichy.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5926953055836323582/posts/default/6589741554264643683'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5926953055836323582/posts/default/6589741554264643683'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rugbyxiii.blogspot.com/2009/03/linfamie-de-vichy.html' title='L&apos;infamie de Vichy'/><author><name>Treiziste</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-hJc8FzO6WOY/TepsEEFdoFI/AAAAAAAAAHQ/B5v3afT2BuM/s220/favicon.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/--tUG2Llh4ls/TetmakyWBwI/AAAAAAAAAJ0/c6KxaVRhPIs/s72-c/interdit.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5926953055836323582.post-5580124922345825618</id><published>2009-03-24T21:44:00.002+01:00</published><updated>2011-06-05T13:23:06.642+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='XIII de france 1951'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1951 marseille'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='equipe de france de rugby à XIII'/><title type='text'>L'exploit de 1951</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-7T7lVRcrd-g/Tetm-9L5PoI/AAAAAAAAAJ8/ZlKAFaYTBAw/s1600/1951.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 223px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-7T7lVRcrd-g/Tetm-9L5PoI/AAAAAAAAAJ8/ZlKAFaYTBAw/s320/1951.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5614694592209829506" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;L'épopée glorieuse de la tournée de 1951&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Paul Barrière, jeune président de la fédération a demandé au maître australien d'inviter ses "petits coqs", afin de consacrer définitivement le schisme de Jean Galia, malgré le "coup bas" porté par la coupure de la guerre. Il défie même le monstre des antipodes en ces termes : "Vous ne serez pas déçu et vous ferez une bonne action."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'audace de Paul Barrière finit par porter ses fruits : bon prince, le Kangourou accorde une invitation pour une longue tournée de quatre mois pour une longue tournée de quatre mois (départ le 14 mai, retour le 18 septembre), à cheval sur l'Australie et la Nouvelle-Zélande, dans l'été 1951. Double coup d'éclat : ce périple , imitant celui des footballeurs de 1930 partis en Uruguay, ajouta pour la première fois la compagnie de journalistes au chevet d'un sport d'équipe tricolore lancé par-dessus les océans. Sauf les délégations olympiques, nul groupement porteur du drapeau national n'avait, jusque-là, osé s'expatrier ainsi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On s'y prépare avec ferveur, en puisant surtout dans le creuset des équipes qui viennent de dominer la saison : Carcassonne, Lyon, les Catalans, Marseille. Vingt-sept joueurs sont rassemblés, tous des seigneurs, chaperonnés par Antoine Blain, international en 1939, qui se pique d'écriture et qui dirigea la tournée, par deux entraîneurs, Robert Samatan dit Bob la science flanqué de Jean Duhau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ce petit monde est rapidement mis dans le bain, puisque le lendemain, le groupe tricolore est invité dans les tribunes du Sydney Cricket Ground où se déroule un choc évocateur du niveau de pratique dans le pays : South Sydney contre le Queensland. Quarante mille spectateurs assistent au défi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De retour à l'hôtel, on se demande dans les rangs tricolores : "Que venons-nous faire ici, où le Jeu à XIII atteint de tels sommets ?" Seul Pipette et son enthousiasme légendaire ne se laissent pas impressionner, mais notre diable d'homme ne mésestime pas la tâche qui s'annonce. Et pour cause : il a soigneusement observé son rival direct, le capitaine de South Sydney et de l'équipe nationale, le fameux Clive Churchill. Pipette avait annoncé la couleur lors des trois premières rencontres victorieuses, où il cumula 37 points, soit une moyenne de 12 points par match. Averti à mi-tournée qu'il avait battu le record du célèbre Gallois, Jim Sullivan (132 points) dont il ignorait l'existence, il cravacha sans jamais renier les intérêts du collectif, puisque dans le lot il ajouta cinq essais. Au terme du périple en Australie et Nouvelle-Zélande le palmarès affichera 20 victoires, 3 nuls et 4 défaites, avec 662 marqués contre 405 encaissés. La France devenait le virtuel champion du monde de Rugby à XIII, puisqu'elle avait défait le perpétuel du titre. Elle ajoutera même aux trois tests officiels la revanche de l'adieu conclue à Melbourne, un samedi de fin août. Revanche largement victorieuse 34 à 17 sur le chemin du retour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le correspondant de l'AFP, Louis Ardilley, en profita pour enfoncer le clou dans un câble enthousiaste : "Vexés d'avoir été étrillés le 20 juillet dernier au Cricket Ground de Sydney, lors du troisième test qui valut aux français le surnom de "champion du monde", les australiens avaient demandé à Antoine Blain l'honneur d'une nouvelle rencontre. Malgré la fatigue accumulée Duhau et Samatan parvinrent à mettre sur pied une phalange redoutable, et une fois encore les "terrifics french boys" ont stupéfait leurs innombrables admirateurs. Cette formation a converti au rugby les sportifs de Melbourne qui n'avaient encore jamais vu un match d'un tel niveau. Les"coqs" furent sensationnels, donnant l'impression d'étouffer leurs rivaux par leur vitesse, leur vitalité, leur précision dans l'action, donnant l'impression de pouvoir l'emporter encore plus largement. Ce bloc était invulnérable. La seule consolation pour les Kangourous fut de ne pas être tombés plus qu'à Sydney, où avec le cinglant 35-14 les hommes de Pipette, capitaine comblé, avaient infligé à l'Australie la défaite la plus lourde de toute son histoire; le score le plus élevé encaissé jusque-là étant de 27 points et datant d'il y a 41 ans, des oeuvres de l'équipe d'Angleterre."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le retour était prévu en bateau, il dura trois semaines. Au débarcadère, le 18 septembre 1951, l'accueil à Marseille confina au délire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le groupe&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trois-Quarts : Puig-Aubert (Carcassonne) et Maurice André (Marseille) à l'arrière; Jacky Merquey (Marseille) avec Gaston Comes (Perpignan), Robert Caillou (Bayonne) et Jo Crespo (lyon) au centre; Odé Lespès, Raymond Contrastin (Bordeaux), Vincent Cantoni (Toulouse), aux ailes; Charles Galaup (Albi), Maurice Bellan, René Duffort (Lyon) et Jean Dop (Marseille) en demis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les avants : Raoul Pérez (Toulon), Gaston Calixte, Gabriel Genoud (Villeneuve), Jean Audoubert, Élie Brousse, François Montrucolis (Lyon), Guy Delaye, François Rinaldi, André Béraud (Marseille), Michel Lopez (Cavaillon), paul Bartolleti (Bordeaux), Edouard Ponsinet, Louis Mazon et Martin Martin (Carcassonne)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Extrait d'Immortel Pipette de Bernard Pratviel&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;AUSTRALIE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;23 mai à Canberra : France bat Monaro 37-12&lt;br /&gt;26 mai à Newcastle : France bat Newcastle 12-8&lt;br /&gt;30 mai à Forbes : France bat Province Ouest 26-24&lt;br /&gt;2 juin Sydney : France et Sydney 19-19&lt;br /&gt;6 juin à Albury : Riverina bat France 20-10&lt;br /&gt;11 juin à Sydney : France bat Australie 26-15&lt;br /&gt;13 juin à Armidale : France bat Province Nord 29-12&lt;br /&gt;15 juin à Brisbane : France et Queensland 22-22&lt;br /&gt;23 juin à Townsville : France bat North Queensland 50-17&lt;br /&gt;27 juin à Bundaberg : France bat Wide Bay 44-19&lt;br /&gt;29 juin à Brisbane : Australie bat France 23-11&lt;br /&gt;4juillet : France bat Brisbane 17-16&lt;br /&gt;7 juillet à Toowoomba : France bat Toowoomba 20-17&lt;br /&gt;11 juillet à Lismore : France bat Côte Nord 33-9&lt;br /&gt;14 juillet à Sydney : France et Nelle-Galles du Sud 14-14&lt;br /&gt;15 juillet à Wollongong : France bat Province Sud 20-13&lt;br /&gt;21 juillet à Sydney : France bat Australie 35-14&lt;br /&gt;15 août à Sydney : Nlle-Galles du Sud bat France 29-11&lt;br /&gt;18 août à Melbourne : France bat Australie 34-17&lt;br /&gt;24 août à Perth : France bat Australie Occidentale 70-23&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;NOUVELLE-ZELANDE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;25 juillet à Greymouth : France bat Côte Ouest 5-2&lt;br /&gt;28 juillet à Christchurch : France bat Ile Sud 13-7&lt;br /&gt;30 juillet à Wellington : France bat Wellington 26-13&lt;br /&gt;4 août à Auckland : Nelle-Zélande bat France 16-15&lt;br /&gt;6août à Auckland : France bat Auckland 15-10&lt;br /&gt;7août à Hamilton : France bat Auckland 25-7&lt;br /&gt;11 août à New Plymouth : France bat Taranaki 23-7&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bilan de la France : 20 victoires, 3 matchs nuls, 4 défaites. 662 points pour 405 points contre.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5926953055836323582-5580124922345825618?l=rugbyxiii.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rugbyxiii.blogspot.com/feeds/5580124922345825618/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://rugbyxiii.blogspot.com/2009/03/lexploit-de-1951.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5926953055836323582/posts/default/5580124922345825618'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5926953055836323582/posts/default/5580124922345825618'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rugbyxiii.blogspot.com/2009/03/lexploit-de-1951.html' title='L&apos;exploit de 1951'/><author><name>Treiziste</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-hJc8FzO6WOY/TepsEEFdoFI/AAAAAAAAAHQ/B5v3afT2BuM/s220/favicon.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-7T7lVRcrd-g/Tetm-9L5PoI/AAAAAAAAAJ8/ZlKAFaYTBAw/s72-c/1951.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5926953055836323582.post-1033648824052474123</id><published>2009-03-24T21:24:00.001+01:00</published><updated>2011-06-05T13:28:04.173+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoire du 13'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoire du XIII'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoire du rugby à XIII'/><title type='text'>Histoire du XIII Français</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-2XCXoVU3KIY/TetoGX1MLUI/AAAAAAAAAKE/MbKT1YM4QcA/s1600/xiistory.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 197px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-2XCXoVU3KIY/TetoGX1MLUI/AAAAAAAAAKE/MbKT1YM4QcA/s400/xiistory.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5614695819133070658" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le rugby français est un grand pêcheur devant l'éternel britannique. N'étant pas toujours très orthodoxe, ses écarts de conduite lui ont valu d'être excommunié par deux fois, en 1913 et en 1931. La perfide Albion ayant été l'anathème sur le douce France, les dirigeants treizistes d'Outre-Manche estimèrent que l'occasion était magnifique pour envoyer un corps expéditionnaire sur le continent. La venue des Kangourous en Angleterre, à l'automne de 1933, fut décisive. La directeur de la tournée australienne, Harry Sunderland, donna son accord total et, le 3 octobre 1933 au matin, on vit débarquer à Paris : Harry Sunderland, l'écossais John Wilson, secrétaire générale de la Rugby League, et les très honorables Joe Lewthwalte, Walter Popplewell et Wielfried Gabbat qui devaient, par la suite, se succéder à la présidence de la Rugby League.&lt;br /&gt;Prendre contact avec des officiels de la FRR, cela n'était pas pensable, il fallait agir par la bande, tâter le terrain. John Wilson, qui avait représenté la Grande-Bretagne en cyclisme aux JO de 1912 à Stockholm, estima que le plus sage serait de prendre contact avec un homme connaissant le mieux la situation du sport en France, son ami Victor Breyer, membre de l'Union Cycliste Internationale et directeur de l'Echo des Sports. John Wilson et Harry Sunderland se mirent d'accord avec Victor Breyer pour organiser un match-démonstration, Angleterre-Australie, le 31 décembre 1933 au stade Pershing. Pour ce qui était de prendre contact avec des personnalités du rugby français, Victor Breyer conseilla aux émissaires d'Outre-Manche de voir un jeune journaliste responsable de la rubrique rugby à Sporting et qui n'était autre que Maurice Blein.&lt;br /&gt;Les dirigeants de la Rugby League voulaient inviter un groupe de rugbymen français pour faire en Angleterre une tournée d'initiation.&lt;br /&gt;"Pour conduire cette tournée, il vous faut non point un officiel en rupture de fédération, mais un joueur qui soit en même temps un chef audacieux et cet homme existe, c'est Jean Galia." affirma Maurice Blein.&lt;br /&gt;Jean Galia était l'une des plus fortes personnalités que le rugby français ait produit, celui que les anglais eux-mêmes avaient désigné comme le meilleur avant d'Europe. Grand rugbyman s'il en fût, et homme d'affaires avisé, Jean Galia, ce mois d'octobre de l'an grâce 1933, était un homme en colère. La Fédération venait de la radier pour une ténébreuse affaire. Après avoir signé à Quillan pour 80 000 francs-or, sans que la justice fédérale ait bougé son glaive d'un pouce, Jean Galia était passé à Villeneuve où l'avaient suivi les trois vedettes catalanes, Bardes, Noguères et Serre-Martin. Cela fit un beau remue ménage dans la marre fédérale et plus d'une grenouille cria au scandale. Les limiers fédéraux se mirent en piste. On soudoya un postier villeneuvois, chargé de détourner, vers le tribunal fédéral, toute correspondance permettant d'établir que les trois catalans n'étaient pas allés pour des prunes dans la capitale des pruneaux. Un beau jour, l'espion intercepta un télégramme destiné à Noguères où il était question d'une "indemnité de déplacement" et qui était signé : Jean. Comme pour tuer son chien on dit qu'il a la rage, les dirigeants fédéraux, qui n'aimaient guère la forte personnalité de Jean Galia, décrétèrent que ce Jean là c'était Galia. Bien que celui-ci ait affirmé devant les juges fédéraux, et jusqu'à la fin de sa vie, qu'il n'était pas l'auteur du télégramme, il fut radié.&lt;br /&gt;Dès ce jour-là, Jean Galia voulut une revanche éclatante. Contacté par les émissaires de la Rugby League, il accepta de voir le match Angleterre-Australie, le 31 décembre 1933, à Paris.&lt;br /&gt;Il faisait un froid glacial le jour de la Saint-Sylvestre mais néanmoins, 20 000 spectateurs envahirent le Stade Pershing pour voir le match Australie-Angleterre. Malgré le terrain verglacé, la démonstration fut un triomphe, la nette victoire de l'Australie (63-13), la vitesse du jeu des Kangourous, stupéfièrent le public français. A la fin du match, John Wilson et Harry Sunderland retrouvèrent Jean Galia qui leur dit simplement :&lt;br /&gt;"Pour quand voulez-vous une équipe de France en Angleterre ?"&lt;br /&gt;La tournée fut fixée au printemps 1934. Jean Galia avait un tel prestige, qu'il n'eut aucune peine à rassembler dix-sept des meilleurs joueurs du moment pour partir avec lui à la découverte du néo-rugby. Les dix-sept pionniers qui, au début du mois de mars, allaient tenter l'aventure étaient les suivants : Galia (C.A Villeneuve), Recarborde (Section Paloise), Duhau (S.A Bordelais), Samatan (S.U Agen), Carrère (R.C Narbonne), Porra (Lyon O.U), Blanc (Capbreton), Petit (S.L Nancy), Mathon (Oyannax), Lambert (Avignon), Barbazanges (Roanne), Nouel (S.A Bordelais), Cassagneau (Esperaza), Amila (Lezignan), Vignals (Toulouse), Dechavanne (Roanne) et Fabre (Lezignan).&lt;br /&gt;Les Galia's boys furent battus le 6 mars à Wigan (27-30) puis le surlendemain à Londres, à White City, par les London Highfields et encore le 14 mars à Leeds. Le 17 mars, à Warrington, premier match international entre la sélection de la Rugby League, et nouvelle défaite (16-32). La tournée bien que brève, épuisait les français qui découvraient un rugby ultra-rapide. A Hull, le 24 mars, pour leur cinquième match, les Galia's boys obtenaient leur premier succès (26-23), mais nous ne pouvons par tirer une gloire impérissable de cette première victoire des pionners, car ceux-ci , n'étant plus qu'une douzaine encore valides, naturalidèrent illico un joueur de Burnley qui prit le nom d'Eugène Vignial et ce Vignial d'adoption fut le grand artisan du succès des hommes de Galia. Enfin, le voyage d'études se terminait à Salford par une lourde défaite (13-35), le 26 mars 1934.&lt;br /&gt;Cette tournée, pour un peu brillante qu'elle fût, eut cependant un grand retentissement. Les relations étant rompues à XV avec les britanniques, l'introduction en France du Rugby à XIII allait permettre au public français d'assister à de nouvelles rencontres internationales dans le domaine du ballon ovale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès le 6 avril, la Ligue Française de Rugby à XIII déposait ses statuts à la Préfecture de Police de Paris et, chose curieuse, son président était un breton: M. François Cadoret, député-maire de Riec-sur-Belon, les autres membres du Comité Directeur étant MM. Vinson, Galia, Bordeneuve, Machavoine, Meunier, Delbat, Bernat et Maurice Blein.&lt;br /&gt;La Ligue concluait aussitôt un match France -Angleterre pour le 15 avril au Stade Buffalo. Le succès populaire fut énorme. Des centaines de personnes ne purant entrer dans un stade archi-comble. La FRR envoya quelques perturbateurs pour faire du chahut, mais ils faillirent se faire lyncher par le public.&lt;br /&gt;De nombreux joueurs enthousiasmés par le nouveau jeu qu'ils découvraient suivirent la trace des pionniers de Jean Galia. La Ligue, recevant des adhésions par centaines, voulut battre le fer pendant qu'il était chaud, c'est pourquoi elle demanda à l'Angleterre de lui envoyer la très forte sélection du Comité du Yorkshire. Cette tournée devait mener les Anglais le 5 mai à Buffalo, le 6 à Villeneuve, le 10 à Bordeaux et le 13 à Pau. Pourtant elle débuta le 1er mai à Lyon.&lt;br /&gt;La tournée du Yorkshire fut triomphale et fit éclore des clubs treizistes. Le S.A Villeneuve suivit Jean Galia et Max Rousié et passa à la Ligue en bloc. Une fraction du S.A Bordelais avec à sa tête MM. Loze, Queheillard, Pelot et Rosenblat, quittait la FFR et fondait Bordeaux XIII. A Perpignan, c'était le terrible Marcel Laborde, toujours prêt à rompre une lance, qui fondait le XIII Catalan. Le rugby à XIII montait en flèche et faisait sortir le ballon ovale d'un championnat qui sombrait dans la médiocrité d'un jeu stérile, privé du rayonnement des luttes internationales. Même Paris était gagné par la fièvre treiziste.&lt;br /&gt;Comme dans un funiculaire, la montée treiziste était accompagnée par la descente quinziste. Le néo-rugby clair, rapide, pétillant, attirait une à une les vedettes quinzistes lasses de pauvres matchs internationaux contre l'Allemegne ou la Roumanie. La Ligue venait de découvrir un attaquant de génie, un jeune basque nommé Jean Dauger qui allait faire, avec l'incomparable Max Rousié, un tandem monumental. Un autre attaquant de grande race, la catalan Jep Desclaux, passait à treize et c'est ainsi que le XIII de France, devenu la véritable expression du rugby national, battait l'Angleterre 12-9 chez elle, pour la première fois, le 25 février 1939. Juste revanche, la victoire des Tricolores sur l'éternel ennemi d'Outre-Manche était obtenue à St Helens. Tandis que la Ligue triomphait, la FRR dans son congrès de Marseille, le 24 juin 1939, constatait que ses effectifs avaient fondu comme neige au soleil. Ses clubs n'étaient plus que 471; on en comptait 784 en 1930 !&lt;br /&gt;Que serait-il advenu du rugby à XV de ce côté de la Manche sans la seconde guerre mondiale? Il peut sembler paradoxal que la guerre d'abord, l'occupation ensuite, aient sauvé la FRR.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;extrait de "Rugby Champagne" d' Henri Garcia&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le régime pétainiste de Vichy et les rancunes quinzistes interdiront le rugby à XIII pendant l'occupation allemande. Il faudra attendre la libération pour que la ligue française de Rugby à XIII renaisse de ces cendres. Ralliée à l'amateurisme, le samedi 22 février 1947, Paul Barrière à ses leviers de commande, elle prend l'appellation de Fédération Française de Jeu à XIII. Commence alors une nouvelle période de gloire. En 1951, le XIII de France des Puig-Aubert, Brousse, Dop et Cantoni magistralement guidé par Bob Samatan, Jean Duhau et Antoine Blain atteint son zénith. Sidérée, conquise, l'Australie découvre ce qu'elle considère aujourd'hui encore comme la plus grande équipe de tous les temps.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5926953055836323582-1033648824052474123?l=rugbyxiii.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rugbyxiii.blogspot.com/feeds/1033648824052474123/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://rugbyxiii.blogspot.com/2009/03/histoire-du-xiii-francais.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5926953055836323582/posts/default/1033648824052474123'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5926953055836323582/posts/default/1033648824052474123'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rugbyxiii.blogspot.com/2009/03/histoire-du-xiii-francais.html' title='Histoire du XIII Français'/><author><name>Treiziste</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-hJc8FzO6WOY/TepsEEFdoFI/AAAAAAAAAHQ/B5v3afT2BuM/s220/favicon.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-2XCXoVU3KIY/TetoGX1MLUI/AAAAAAAAAKE/MbKT1YM4QcA/s72-c/xiistory.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5926953055836323582.post-1969649354021158792</id><published>2009-03-24T20:36:00.001+01:00</published><updated>2011-06-05T13:32:21.733+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='NSWRL'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ARL'/><title type='text'>ARL et la Super League</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/--P9NjOOhdHA/TetpKrOesvI/AAAAAAAAAKM/GMxb4-MOFbo/s1600/Nswrl_1988.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 287px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/--P9NjOOhdHA/TetpKrOesvI/AAAAAAAAAKM/GMxb4-MOFbo/s320/Nswrl_1988.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5614696992570520306" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Entre 1980 et 1995, la NSWRL suit les pas de la VFL (football australien) en intégrant d'autre équipes venant des différents Etats australiens en vu de fonder un véritable championnat national. En 1995, le championnat australien de rugby à XIII est un véritable championnat national et s'impose comme le sport le plus populaire du continent australien. Mais le potentiel de la rugby league n'a pas échappé a l'oeil de la News Limited dirigé par le magnat de la presse Ruppert Murdoch et pense que la rugby league est une affaire mal gérée qui pourrait être extrêmement rentable. De ce fait, la News Limited achète les meilleurs joueurs et les meilleurs équipes hors de Sydney (Brisbane, Canberra, Auckland, Perth et le North Queensland) et 3 équipes de Sydney (Canterbury, Cronulla et Penrith). En 1997, la nouvelle compétition est lancée à grand coup de marketing à la sauce américaine. Mais la Super League n'arrive pas à conquérir Sydney, la capitale de la rugby league. La victoire de l'ARL à Sydney a causé la fin de la Super League. Alors que Sydney tombait, un effet domino a frappé les autres clubs de la Super League de toute l'Australie. En 1998, les 2 compétitions sont forcées de négocier. La Super League et l'ARL vont fusionner pour devenir la NRL. Ce triste épisode pour le rugby à XIII a laissée d'importantes traces aussi bien en Australie où le jeu a perdu une crédibilité aujourd'hui retrouvée mais aussi dans le jeu international puisqu'il existait deux fédérations.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5926953055836323582-1969649354021158792?l=rugbyxiii.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rugbyxiii.blogspot.com/feeds/1969649354021158792/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://rugbyxiii.blogspot.com/2009/03/la-guerre-entre-larl-et-la-super-league.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5926953055836323582/posts/default/1969649354021158792'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5926953055836323582/posts/default/1969649354021158792'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rugbyxiii.blogspot.com/2009/03/la-guerre-entre-larl-et-la-super-league.html' title='ARL et la Super League'/><author><name>Treiziste</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-hJc8FzO6WOY/TepsEEFdoFI/AAAAAAAAAHQ/B5v3afT2BuM/s220/favicon.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/--P9NjOOhdHA/TetpKrOesvI/AAAAAAAAAKM/GMxb4-MOFbo/s72-c/Nswrl_1988.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5926953055836323582.post-1365225394565499674</id><published>2009-03-24T19:28:00.000+01:00</published><updated>2009-03-24T20:33:17.157+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Australie Rugby League'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Australie Rugby XIII'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='NRL'/><title type='text'>Naissance en Australie</title><content type='html'>Tout parti, on le sait, de H. H. Baskerville et la tournée des All Golds en Angleterre, en 1907. Au retour de celle-ci, diverses personnalités du sport australien telles que Victor Trumper et James Giltinan s'intéressèrent au démarrage du nouveau jeu. Dès qu'ils eurent décidé Messenger à faire le saut (contre un chèque de 300 livres), la situation changea du tout au tout . En dépit de l'hostilité de la presse, entièrement dévouée à la cause des Unions quinzistes, des matchs contre les néo-zélandais intégrés aux All Golds eurent lieu sur le territoire national (7, 17 et 21 août 1907). Les visiteurs les remportèrent tous (12-8, 19-5, 5-3) , les engagements financiers pris par les responsables (500 livres) respectés, les recettes laissèrent un bénéfice de 180 livres, somme qui permit la création de l'Australian Rugby League. Son premier comité directeur eut Henry Hoyle pour président, Victor Trumper comme trésorier, James J. Giltinan pour secrétaire, H. R. Miller comme secrétaire adjoint.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès 1908 , les affiliations se succédèrent à une cadence soutenue. Albert Rosenfeld, Peter Moir, parmi les joueurs les plus connus, rejoignirent H. H. Messenger. Le premier championnat de Sydney associa à Newtown et Western Suburbs, Glebe, Newcastle, North et South Sydney. Il revint à South Sydney qui se débarrassa d'Eastern Suburbs en finale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Très vite, le mouvement treiziste s'enracina solidement. Dès 1909, le Queensland et la Nouvelle-Galles du sud s'enrichirent de nombreux clubs dans lesquels instrumentaient pas mal de néo-zélandais. Une décennie plus tard, le rugby à XIII était devenu le premier sport hivernal australien, sa fédération une citadelle quasiment inexpugnable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les clubs des différents championnats australiens&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;NSWWRL Foundation Clubs (1908)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Balmain, Cumberland, Glebe, Newcastle, Newtown, North Sydney, South Sydney, Sydney Roosters, Western Suburbs&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;NSWRL Sydney Premiership (1910-1967)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Annandale, Canterbury, Cronulla, Manly, Parramatta, Penrith, St George, University of Sydney&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;NSWRL Expansion (1982-1988)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Brisbane, Canberra, Gold Coast, Illawarra, Newcastle&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;ARL National Competition (1995)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;New Zealand, North Queensland, Perth, South Queensland&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Super League (1997)&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Adelaide, Hunter&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;National Rugby League (1998-à maintenant)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Melbourne, Northern Eagles, St George Illawarra, West Tigers&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 2007, sera intégré l'équipe du Gold Coast.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5926953055836323582-1365225394565499674?l=rugbyxiii.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rugbyxiii.blogspot.com/feeds/1365225394565499674/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://rugbyxiii.blogspot.com/2009/03/tout-parti-on-le-sait-de-h.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5926953055836323582/posts/default/1365225394565499674'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5926953055836323582/posts/default/1365225394565499674'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rugbyxiii.blogspot.com/2009/03/tout-parti-on-le-sait-de-h.html' title='Naissance en Australie'/><author><name>Treiziste</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-hJc8FzO6WOY/TepsEEFdoFI/AAAAAAAAAHQ/B5v3afT2BuM/s220/favicon.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5926953055836323582.post-8406337667197740736</id><published>2009-03-24T19:20:00.001+01:00</published><updated>2009-03-24T19:44:14.922+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rugby League histoire'/><title type='text'>Petie Chronologie</title><content type='html'>Origine: jeux pratiqués dans l'Antiquité (épiscyre, phénindre, aporrhaxis, uranie en Grèce, harpastum à Rome), au Moyen Age (calcio en Italie, soule en France et en G-B) et dans les temps modernes (football en G-B)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1820 à 1830, public school de Rugby (Warwickshire)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1841, officialisation du handling&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1843, 1er club en G-B (Guy's Hopital)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1846-7-9, adoption des 1res règles écrites par les élèves de Rugby&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1863-26-10, 7 clubs fondent la Football Association; &lt;br /&gt;1863-8-12, les partisans des règlent de Rugby la quittent&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1871, la Rugby Football Union (fondée le 26-1) adopte le 24-6 les 59 lois du jeu&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1877, on passe de 20 à 15 joueurs&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1890, dissensions en G-B entre les clubs du Nord, qui souhaitent rembourser à leur joueurs le manque à gagner dû aux entraînements et aux matchs, et ceux du Sud, qui défendent l'amateurisme pur&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1895-29-8, 20 clubs se retirent de la Rugby Union et forment la Northern Rugby Union, qui refuse le professionnalisme, mais accepte le remboursement des frais&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1897, adoption de la mêlée pour la remise en jeu&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1906, pour rendre le jeu plus rapide, supression des deux 3ème ligne aile, on passe de 15 à 13 joueurs&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1907, 1re tournée des Néo-Zélandais en Angleterre&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1908, introduction en Nouvelle-Zélande et en Australie; supression de la mêlée ouverte, remplacée par un tenu&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1922, la Northern Rugby Union devient la Rugby Football League&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1933, contacts des anglais avec des journalistes français et Jean Galia, ancien joueur de 15 disqualifié par la FFR pour professionnalisme; &lt;br /&gt;1933-31-12, match exhibition entre l'Angleterre et l'Australie au stade Pershing à Paris devant 20 000 spectateurs&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1934-5-3, début de la tournée en G-B des Pionniers (16 joueurs recrutés par Jean Galia) ;&lt;br /&gt;1934-6-4, Ligue Française de Rugby à XIII fondée&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1935, Villeneuve-Sur-Lot devient le premier Champion de France de Rugby à XIII&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1941-19-12, dissolution de la Ligue Française de Rugby à XIII par le gouvernemnt de Vichy pour professionnalisme&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1943-2-10, le gouvernement d'Alger rétablit le Rugby à XIII&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1947-22-2, la ligue devient la Fédération Française de Jeu à XIII&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1951, tournée victorieuse de l'Equipe de France en Australie et Nouvelle-Zélande&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1954-13-11, 1re Coupe du monde de Rugby à XIII organisée en France, l'Equipe de France est vice championne du monde&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1968, la FFJ XIII décide de prendre l'appelation FFR XIII, mais refus du Ministre des sports; &lt;br /&gt;1968-10-6, la France est une nouvelle fois vice-championne du monde&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1987-29-9, la Fédération Française de Jeu à XIII devient la Fédération Française de Rugby à XIII après jugement du Tribunal de Grande Instance de Paris&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1995-25-5, création à Villeneuve-sur-Lot de la France Rugby League;&lt;br /&gt;1995-18-12, 10 nations quittent l'International Board pour créer le World Super League International Board à l'initiative du magnat américain d'origine australienne Ruppert Murdoch;&lt;br /&gt;1995-23-12, création du Paris Saint Germain Rugby League qui doit disputer la division européenne de la Super League avec 11 équipes anglaises&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1996-1-3, coup d'envoi de la Super League bloqué par la justice australienne; &lt;br /&gt;1996-11-3, interdiction de la Super League en Australie et Nouvelle-Zélande jusqu'en 2000; &lt;br /&gt;1996-29-3, coup d'envoi de la Super League européenne&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1997, Super League autorisée en Australie; disparition du Paris Saint Germain Rugby League, plus d'équipe française dans la Super League&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1998, création d'un championnat unifié en Australie (accord Australian Rugby League/Super League)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2000, 14 équipes disputent la compétition australienne de la NRL et 12 équipes la compétition anglaise de la SL&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2002, South Sydney Rabbitohs reintégre la championnat australien&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2003, l'équipe française de l'UTC est acceptée pour intégrer la Super League 2006&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2005, la candidature du Gold Coast pour participer à la NRL 2007 est acceptée, la NRL passera de 15 à 16 équipes&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2008, la candidature du TO XIII pour participer au Championship anglais&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5926953055836323582-8406337667197740736?l=rugbyxiii.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rugbyxiii.blogspot.com/feeds/8406337667197740736/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://rugbyxiii.blogspot.com/2009/03/petie-chronologie.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5926953055836323582/posts/default/8406337667197740736'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5926953055836323582/posts/default/8406337667197740736'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rugbyxiii.blogspot.com/2009/03/petie-chronologie.html' title='Petie Chronologie'/><author><name>Treiziste</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-hJc8FzO6WOY/TepsEEFdoFI/AAAAAAAAAHQ/B5v3afT2BuM/s220/favicon.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5926953055836323582.post-5735848337950399565</id><published>2009-03-24T19:06:00.000+01:00</published><updated>2009-03-24T19:28:01.104+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='rugby league'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='rugby à XIII'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='treiziste'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='treize'/><title type='text'>Naissance du XIII</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Le mercredi 6 août 1823, pendant un match de football, William Webb Ellis, un élève du collège de Rugby, petite ville des abords de l'Avon, s'empare du ballon, le place sous son bras et file vers les buts adverse. Le rugby est né.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Essentiellement pratiqué, à l'origine, dans les universités, écoles et collèges chics, il reste longtemps un sport réservé aux enfants de la bourgeoisie et de l'élite sociale. Son caractère change dès qu'il se développe dans l'Angleterre du centre, la partie la plus industrialisée du pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au cours des années 90, "sudistes", ardents défenseurs du plus strict amateurisme, et "nordistes", partisans de la reconnaissance du "manque à gagner" et du remboursement des frais médicaux issus des blessures récoltées durant les matchs, s'opposent avec de plus en plus de violence. Le Rugby Union, lors de son congrès de 1893, ayant rejeté par 282 voix contre 136 le proposition du Yorkshire de dédommager les joueurs victimes d'accidents du terrain, le différend se transforme en conflit ouvert.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lundi 29 juillet 1895, vingt clubs du Yorkshire (Batley, Bradford, Brighouse Rangers, Halifax, Huddersfield, Hull, Hunslet, Leeds, Liversedge, Manningham et Wakefield) et du Lanshire (Broughton Rangers, Leigh, Oldham, Rochdale, Saint Helens, Tyldesley, Warrington, Widnes et Wigan) décident de payer le "manque à gagner" (six shillings) à leurs joueurs. Réunis le jeudi 29 août au George Hôtel de Hudderfield, ils font sécession et créent une fédération autonome, la Northern Rugby Union. Le samedi 7 septembre démarre une compétition à dix matchs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux ans, plus tard, Batley remporte aux dépens de St Helens la première édition de la coupe d'Angleterre (10-3). La finale a lieu à Leeds-Headingley. Parallèlement, les responsables fédéraux étudient diverses modifications des règles, en particulier la suppression de la touche. Le mardi 19 juillet 1898, ils légalisent le professionnalisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après qu'en 1903 eût été ajourné un projet de réduire le nombre de joueurs à 12 (24 pour, 52 contre) celui-ci est définitivement fixé à 13.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1922, la Northern Rugby Union disparaît, lui succède la Rugby Football League.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5926953055836323582-5735848337950399565?l=rugbyxiii.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5926953055836323582/posts/default/5735848337950399565'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5926953055836323582/posts/default/5735848337950399565'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rugbyxiii.blogspot.com/2009/03/la-naissance-du-rugby-xiii.html' title='Naissance du XIII'/><author><name>Treiziste</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-hJc8FzO6WOY/TepsEEFdoFI/AAAAAAAAAHQ/B5v3afT2BuM/s220/favicon.jpg'/></author></entry></feed>
